SOS Femmes enceintes - Auletch

SOS Femmes enceintes

Publié le 15 juillet 2014
Par Sarah


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Un way me wanda ici au bled. Nous savons tous que Dieu a dit : “allez et multipliez vous”. Mes copines ne se font pas alors prier pour respecter cette recommandation. Ce sont les grossesses que tu veux voir au kwat ? Wandafull, il y en a même, tu as l’impression qu’elles font la course, d’autres tu confirmes seulement qu’elles ont prise un abonnement au centre hospitalier pour les réductions lors des accouchements. Anyway, c’est toujours bien de mettre au monde. N’est ce pas c’est ça l’une des forces de la chine et de l’inde ?

Le problème est que ce n’est pas sans conséquence dans notre environnement prolétaire camerounais. De la même manière que les filles sont enceintes, c’est aussi comme ça que tu apprends qu’elles sont go de l’autre côté (mortes). Tu croises une fille aujourd’hui avec sa grossesse qui se porte bien, vous vous saluez et tout ; mais le lendemain quand tu demandes de ses nouvelles, on te chuchote seulement à l’oreille que “la petite bombe là est partie sans dire bye”. Oui, c’est triste mais il faut qu’on en parle. Pourquoi donner la vie devrait être un évènement appréhendé pour les femmes au lieu d’être attendu en toute sérénité ? Voici 4 solutions auxquelles j’ai pensé qui pourraient être appliquées par tous pour lutter contre cela.

 

  1. Un début de solution pourrait être mis en place au niveau de la cellule familiale. Chers parents que nous sommes ou seront, nous devons veiller à une bonne éducation sexuelle de notre progéniture. Ainsi l’acte sexuel ne sera plus un plaisir fait de façon désinvolte, mais un acte responsable. Ceci pourra réduire la précocité de nos filles qui est l’une des causes de la mortalité maternelle.

  2. La lutte contre la mortalité maternelle passe par une éducation des femmes au planning familial. Les naissances rapprochées fatiguent l’organisme de la maman et de ce fait pourrait réduire sa capacité à résister aux complications liées à la grossesse. En jetant un regard en arrière, force est de constater que nos ancêtres, bien que ne connaissant pas le planning familial tel que présenté de nos jours, mettait un écart approximatif de 2 ans entre les enfants.

  3. L’hygiène de vie : c’est important de parler de cet aspect car une femme enceinte, c’est une femme délicate et fragile. Il s’avère indispensable qu’elle prenne particulièrement soin d’elle et de son futur bébé. Ceci passe par une alimentation saine et équilibrée, un respect des visites prénatales et des consignes médicales.

  4. Nous ne passerons pas sous silence les MST (maladies sexuellement transmissibles) à soigner et les avortements à éviter autant que possible. En effet ils sont à l’origine de plusieurs maux tels que la stérilité, les interruptions involontaires de grossesses, les malformations congénitales du fœtus et des complications pouvant entraîner un décès de la futur maman. Il est judicieux de prendre ses dispositions, au risque de rencontrer ce type de malheur en chemin.

 

Voilà quelques précautions qui, appliquées à la lettre, pourront considérablement réduire la mortalité maternelle, les grossesses indésirées, les maladies, … Pour ce qui est de nos structures hospitalières, c’est du ressort des pouvoirs publiques. Nous ne pouvons que souhaiter l’amélioration de la prise en charge des futures mamans.

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