Les punitions de l'école primaire - Auletch

Les punitions de l’école primaire

Publié le 6 août 2014
Par dartnaud


punbig

Massa, rien que d’y penser ça me redonne la chair de poule. Les punitions de l’école primaire. Je parle des écoles africaines ein ! Pas les centres de loisirs qu’on a ici en Mbeng là. Pour mon cas spécialement il s’agit du kmer. C’est arrivé il y a quelques jours en regardant la photo d’un enfant qui se faisait fouetter à l’ancienne, j’ai été directement pris de nostalgie et de pitié pour ces enfants. Mais bon on ne va pas commencer l’article par la conclusion. Je vais bigin par vous énumérer les différents types de punitions que j’ai vu ou subit dans ma tendre enfance.

1- Planter les choux. Seigneur je n’ai jamais compris le sens de la punition là, mettre l’index droit ou gauche au sol et soulever le pied opposé.  Ou ça ressemblait en quoi au geste des planteurs de choux oohh, je me souviens que pendant les vacances au village je lookais mes cousins au champ pour retrouver en eux cette position, rien, nada. Celui qui a créé cette punition était tout simplement timbré !

2- A genou bras tendues. Mama sarah, l’une des plus difficile. Non seulement tu avais mal aux genoux, mais tu n’avais pas le droit de baisser les bras. Eeeh Dieu le jour alors où le maître avait ton macabo le gars t’envoyait te mettre à genou en plein soleil de décembre dans la cour de recréation sur les graviers. En plus d’avoir mal physiquement, tu te tapais la honte dans toute l’école.

3- La chicote. Wokoloooooo, c’est la bas alors que tu te rends compte que les maîtres ne tarissaient pas d’imagination. Le tuyau à gaz oohhh, le caoutchouc oohhh, la règle en fer oohh, la ceinture oohhh, le fil du courant électrique, la branche du goyavier, le balai, les tiges de raphia …

Je vais vous raconter une petite anecdote. Me voilà au CE1 le maître demande de conjuguer le verbe finir au plus que parfait. Les gars le plus que parfait c’est-à-dire que parfait là ne suffisait pas il fallait faire plus que ça. On répondait en ordre “suivant par suivant” et à chaque fois que tu ratais le maître te soignait le dos avec le tuyau à gaz (Waaa, vois comment ça me donne encore la chair de poule). Le jour là en classe c’était un concert de pleures. N’est-ce pas voilà le tour de mon prédécesseur qui arrive, le gars donne la bonne réponse, mais à voix basse, le maître lui demande : »ein ? Tu dis que quoi ? » le gars panique il change sa réponse … Waaaaan, Alexandre song du tuyau à gaz sur son dos. Mon frèèèèèère n’est ce pas voilà mon tour qui arrive je vous assure que j’avais aussi la bonne réponse mais comme le maître avait dit « ein » il y a quelques secondes, j’ai aussi changé ma part. Je vous laisse imaginer la suite … C’est pour vous dire à quel point la chicote agissait sur notre mental.

4- Ecrire 100 fois « je ne ferai plus bla bla ». Donc ein la punition la plus light de l’école mais à l’époque c’était éprouvant, on voyait 100 là comme un million et le jour où tu avais fait fort le prof te disait 500 fois. La particularité de cette punition c’est qu’il fallait trouver le temps à la maison de le faire entre la télé, les jeux et les parents qui ne doivent pas te voir faire cette punition sinon ça te fait double punition, pour l’école et pour le pater.

5- le « couche toi au sol face contre terre ». Je vous assure que ça c’est une punition qui a perduré jusqu’au lycée. C’est là bas même que ça prenait tous son sens parce qu’on aimait jouer au beau dans nos tenues bien repassées. C’est là alors que le prof te punit un lundi matin devant la petite que tu yamo et à qui tu n’as pas encore eu le courage de l’avouer. Toutes tes chances tombent à l’eau le même jour.

6- Les punitions manuelles. Aller débroussailler, laver les toilettes de l’école (mieux je ne vous décris pas ces toilettes, les connaisseurs savent), porter le sac du maître, Cultiver le champ du directeur waaaa mama sarah !

Anyway je suis sûr qu’il y en a plein que j’ai oublié de citer. Décrit comme ça on a l’air d’avoir été des enfants maltraités, mais je vous assure que dans la plupart des cas c’était les têtes brulées qui écopaient. Quand tu look le niveau de têtutesse de certains muna tu te dis que ceux là l’ont peut-être bien mérité loool . Loin de moi l’idée de cautionner de tel agissement, parce que les séquelles physiques et mentales  sont restées pour beaucoup jusqu’aujourd’hui.

J’espère que dans nos écoles de nos jours ces punitions ont disparu. Je vois déjà d’ici certaines personnes qui disent que l’enfant a besoin de chicote pour rester correct. Punissez vos enfants quand ils font des bêtises, mais ne les maltraitez pas, parce que c’est ce qui se passait dans nos écoles : la maltraitance.

 

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