À la découverte du Ngoup Nekou, la première confrérie dite Kougang de la chefferie Bansoa

Il existe une multitude de sociétés secrètes dans les chefferies Bamileke. Certaines sont moins connues par rapport les autres, et sont même en voie de disparition. C’est le cas du Ngoup Nekou, la première société secrète de la chefferie Bansoa. Au fil du temps, cette confrérie est devenue l’ombre d’elle-même, au point d’être supplantée par d’autres groupes comme le kougang dont on connaît la puissance. Malgré une carence d’informations sur ce groupe, nous allons partager quelques éléments que nous avons pu avoir.     

Ngoup Nekou, kougang, Bansoa

Image illustrative, kougang

Le pouvoir traditionnel en pays bamiléké se partage généralement entre le chef et les différentes sociétés secrètes. Dans l’exercice de ses missions, le souverain a besoin du soutien total de toutes ces associations traditionnelles pour mieux asseoir son autorité. Celles-ci en retour doivent faire preuve de loyauté envers le chef. Certaines existent depuis la création de la chefferie, et d’autres sont venues d’ailleurs. C’est le cas de la confrérie Kougang Bansoa. Dans la chefferie Bansoa, il n’en existe deux sortes. Le Ngoup Nekou, une sorte de groupe kougang qui existe depuis la création du village Bansoa. Puis le kougang dit Kougang importé chez les Bansoa qui est très populaire chez les grass fields. Il se différencie l’un de l’autre par leurs tenues traditionnelles et par leurs modes de fonctionnement.

Le Ngoup Nekou se présente comme la plus ancienne association traditionnelle qui existe depuis la création du groupement Bansoa. Elle n’a pas les mêmes attributs que l’autre kougang. Mais, le savoir-faire des membres de cette confrérie a toujours été mis aux services du village, pour leur expertise en ce qui concerne le traitement de certaines maladies à partir des plantes et des écorces. Contrairement aux autres groupes traditionnels, l’identité des membres du Ngoup Nekou n’est pas un secret, ainsi que certaines de leurs activités. Avant l’arrivée des colons, ils arboraient comme tenue les feuilles sèches de bananier qu’ils prenaient le soin d’attacher tout autour de la ceinture rénale avec les cordes bien tressées. De ce qui ressort des recherches qui ont été effectuées, ils existeraient encore quelques clans Ngoup Nekou.

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Le Kougang dont nous allons parler maintenant, et que tout le monde connait très bien, est encore appelé « koungang aux longs cheveux » ou encore « koungang des immigrés » dans le village Bansoa. Si l’usage de cette expression est un peu surprenante, c’est parce que cette confrérie est venue des autres villages. D’ailleurs dans l’article concernant les origines du Kougang tous les éléments de réponses y sont. La première expression décrit tout simplement la tenue des membres. On dénombrerait un total de huit associations kougang aux longs cheveux ou encore koungang immigrés à Bansoa. Le clan Ndi Mbah Sengang, le clan Ndi Ndze Tsinkem, le clan Ndi Mbè Muntang, le clan Ndi Tendzodon, le clan Ndi Mbè Ndeffeu Téne, le clan Ndi Mbè Tamenouo, le clan de To’otcha’a, le clan de Djulah.

Question aux letchois: Existe t-il les confréries kougang dans toutes les chefferies de l’ouest Cameroun?

Charly ngon
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