Entretien avec Bonteh Engelbert « Les jeunes devraient éviter de se concentrer sur les concours et commencer à penser comment entrer sur le marché mondial »

Entretien avec Bonteh Engelbert « Les jeunes devraient éviter de se concentrer sur les concours et commencer à penser comment entrer sur le marché mondial »

Publié le 14 août 2017
Par Dickson

On a rencontré Bonteh Engelbert, l’initiateur du projet Bonteh Digital Academy, un programme de formation axé sur le numérique. 

Bonteh Engelbert

Bonjour, quand avez-vous décidé de vous lancer dans cette aventure ? Quel a été le déclic ?

Bonjour, je voudrais tout d’abord vous remercier pour cette opportunité. La décision comme beaucoup d’autres entrepreneurs a été motivée par la passion. Le voyage a commencé il y a 2 ans lorsque j’ai décidé de créer une plate-forme pour publier mes poèmes, roman et opinions. De la passion, j’ai cherché un moyen de la transformer en carrière, bien sûr après beaucoup de lecture!

Parlez-nous de votre initiative !

Bonteh Digital Academy est un programme de formation sous notre startup, Bonteh Media Network. La formation vise à exposer les camerounais, les jeunes en particulier au monde numérique et ses bénéfices. Comment les jeunes peuvent utiliser les plates-formes sociales pour gagner de l’argent en ligne, le marketing numérique, les infographies et bien plus encore. C’est un programme d’un mois. Nous prévoyons de le faire sur d’autres villes aussi.

Quels sont les défis que vous rencontrez dans votre parcours ?

Les défis sont si nombreux parmi lesquels la difficulté d’opérer dans une société où les gens ne se livrent pas encore à l’entrepreneuriat numérique. La plupart des gens pensent que c’est une escroquerie, ce qui rend difficile la pénétration sur le marché. Mais en tant que personnes visionnaires, nous tentons autant que possible de ne pas nous concentrer sur eux.

On a vraiment l’impression que créer sa start-up aujourd’hui est plus simple qu’à l’époque de nos parents. Qu’en pensez-vous ? Qu’est ce qui a changé ?

Eh bien, je peux être d’accord avec ça! Il est beaucoup plus facile de commencer, mais très difficile à franchir. Il y a tellement de concurrence. Des startups émergent. Le gouvernement a également facilité la création de startups pour encourager davantage de personnes à s’impliquer dans le secteur privé.

Selon vous, quels sont les prérequis pour être entrepreneur dans le contexte socio-économique camerounais ?

Il y a beaucoup d’entrepreneurs ici. Certains visent beaucoup plus l’argent que l’impact. Je crois qu’une condition préalable pour être un bon entrepreneur est d’être orienté vers la solution. Les entrepreneurs devraient d’abord être motivés à fournir une solution à leurs communautés et à leur société.

« Live In the Future ». C’est l’équivalent du slogan de notre startup dès le départ. C’est une invitation à penser beaucoup plus au futur qu’au présent.

Où est-ce que vous vous voyez dans 5 ans ?

Dans 5 ans, je vois notre agence au sommet des startups de l’univers entrepreneurial digital au Cameroun et pourquoi pas en Afrique. L’objectif est d’être capable de proposer des solutions pour l’évolution du marché digital et de la communication.

Quel est le top 3 des applications mobiles ou de bureau que vous utilisez actuellement ?

Facebook, WhatsApp et surtout l’application WordPress, étant donné que je blogue en utilisant mon téléphone.

Si vous étiez un plat camerounais, ce serait lequel ?

Water fufu et Eru. Cela me parle beaucoup; C‘est notre culture et notre patrimoine.

Un mot pour la fin … un message à l’endroit de la jeunesse camerounaise !

J’aimerais dire aux jeunes que le succès ne vient pas à ceux qui attendent et rêvent. Le succès vient à ceux qui osent. Les jeunes devraient éviter de se concentrer sur les concours et commencer à penser comment entrer sur le marché mondial.

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Vidéo : En voulant voler un chef de village, une jeune fille se fait attraper par les gris-gris

Publié le 19 mars 2019
Par Charly ngon

On ne vole pas l’argent d’un chef de village n’importe comment.

Les chefs de village sont les garants de la tradition, par conséquent, ils bénéficient d’un savoir ancestral sur des pratiques mystico-rituelles capables de neutraliser tout individu qui essayerait de porter atteinte à leur intégrité.

Dans cette vidéo de Les Baos, voilà une petite sœur qui est habituée à droguer les gens avant de les dépouiller de leur bien, qui fait la connaissance d’un chef de village. La go était sûre que le mougou était tombé dans le sac, en voulant fuir hein, la fille d’autrui a confirmé que le village c’est le village.

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Vidéo : Askia sort enfin le clip revendicateur de « Let’s Talk »

Publié le
Par Au Letch

Capture d’Ecran Youtube / Let’s Talk, Askia

Il y a des clips qu’on aimerait regarder encore et encore. Pour cause, la thématique développée est poignante et actuelle. Le nouveau clip de Askia en fait partie. Dans la lignée des clips qui appellent au cessez le feu dans les régions du Nord Ouest et au Sud Ouest du Cameroun, « Let’s Talk » peint le tableau noir de ce qui s’y passe. On constate que l’horreur, la peur et l’effroi rythment le quotidien des populations de ces zones dites anglophones.

Today, le bavardage ne sera jamais assez fort pour exprimer ce qui se passe au Cameroun. Askia l’a compris et elle se fond en musique pour exprimer son ras-le-bol. « Why the killing, why the blood. We just really wish that we could have a talk. You killing your brother, you killing your sister. We just really wish that we could have a talk…All we want is talk ».

Au Letch, on look aussi !

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