La danse Bafia au Cameroun. - Auletch

La danse Bafia au Cameroun.

Publié le 7 septembre 2016
Par Grand Prof


danse bafia

Danse bafia – source : www.mbamart.org

Plus qu’une danse c’est une identité culturelle chère au peuple Mbamois dans toute sa diversité et sa particularité. Au Cameroun, quand on parle des Bafia, la première chose qui vient en tête c’est leur danse (suivi de la tortue on vous en parlait dernièrement). Ceci pour deux raisons :

Premièrement parce que lorsqu’une personne a du mal à se défaire d’une situation compliquée, on dit « qu’elle fait la danse Bafia », expression devenue populaire dans nos conversations peu importe notre région d’origine. Mais pourquoi cette référence à la danse Bafia ? Certainement parce qu’elle se pratique comme suit : un pas en avant suivi de deux pas en arrière ; On a l’impression que le danseur veut gagner en confiance.

La deuxième raison est qu’elle est parmi les danses populaires que connait l’univers culturel camerounais. Elle est enseignée dans la majorité des groupes de danse professionnelle du pays.

Mais au-delà de la danse, que représente-t-elle véritablement ? Comment et pourquoi se pratiquait-elle dans notre tradition ?

La danse Bafia repose sur la flexibilité des épaules et du corps. En synchronisation avec le rythme de la musique, elle est porteuse d’une expression corporelle. Entre vivacité et agilité le danseur nous ballade entre de multiples émotions, où les muscles du corps tel un serpent broyant sa proie se tendent et se détendent dans une habilite incroyable.

Cette expression corporelle varie d’un homme à une femme. Lors des grandes cérémonies #auletch, quand un homme voulait séduire une femme, il se lançait dans une série de mouvements pleins de virilité et de souplesse pour lui faire comprendre qu’il est un homme fort, travailleur et attentionné. Et si la femme n’était pas indifférente à son charme, elle allait à son tour exécuter des mouvements d’une souplesse très romantique ceci pour faire comprendre qu’elle accepte ses avances. Par contre lorsque la danse opposait deux hommes, on était face à une séance d’intimidation. Chacun voulant monter de quoi il était capable dans le but ultime de se faire respecter. Aujourd’hui, cette danse relève beaucoup plus du plaisir de la pratiquer qu’autre chose.

Pour les amoureux de la culture Camerounaise et Mbamoise pour le coup, il est organisé tous les deux ans le festival MBAM ‘ART. Il met en lumière la diversité culturelle du peuple mbamois. Celui de 2017 est en cours de préparation. Mbom on fait comment ? On peut aussi aller apprendre à faire les mouvements d’épaules norrr !? Rendez-vous du 20 au 26 février 2017 !

Site officiel du festival : www.mbamart.org

 

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