À presque 12 ans, Stacey Fru a déjà publié trois romans

Publié le 25 janvier 2019
Par Charly ngon

A bientôt 12 ans, Stacey Fru est la plus jeune écrivaine en Afrique. Avec sa fondation, elle milite pour une éducation de qualité et sans discrimination dans son pays d’adoption l’Afrique du Sud et pour le reste du continent.

Sa précocité dans l’univers de la littérature laisse plus d’un sans voix. A la voir, on n’est loin de se douter être en présence de la plus jeune écrivaine que le continent africain n’ait jamais connue. Toute proportion gardée, cela peu sembler excessif mais pour l’instant c’est le constat que l’on peut faire. Alors que l’on se serait attendu à l’avoir s’amuser comme toutes les petites filles de son âge avec une poupée, Stacey Fru a choisi de jouer plutôt avec les mots. Comme un gadget, elle les utilise pour défendre les causes nobles qui concernent les enfants comme elle sur le plan de l’éducation et bien d’autres domaines.

Source: Stacey Fru/ Les différentes récompenses.

Stacey Fru est le deuxième enfant d’une fratrie de quatre. Elle est née le 16 février 2007 à Johannesburg, dans le Gauteng. Son père le Dr. Emmanuel Fru et sa mère Victorine Mbong Shu écrivaine elle aussi, sont arrivés en Afrique du Sud dans les années 1990. Ils sont originaires du Cameroun, plus précisément de la partie anglophone. Stacey Fru commence la lecture très tôt avec l’aide son grand frère. Piquée par le venin de la littérature, elle va continuer sa progression jusqu’ a se lancer à l’écriture d’un livre. Alors âgée de sept ans, elle écrit son premier manuscrit. Un an plus tard, avec le soutien de sa mère, Smelly Cats son premier roman voit le jour. A dix ans elle sort un second roman, Bob and the Snake, et puis un troisième Smelly Cats in Vacation qui est une suite du premier roman.

Depuis la sortie de son premier roman Smelly Cats, Tracey Fru est devenue une véritable star en Afrique du Sud. Touché par l’originalité et surtout du message qu’elle transmet dans son livre, le département national de l’éducation de base va mettre son livre au programme pour l’utiliser comme matériel didactique pour l’apprentissage complémentaire dans les écoles primaires en Afrique du Sud. Sa notoriété ne va pas tarder à se faire reconnaitre. Elle va recevoir le prix de la National Development Agency (NDA) dans la catégorie Best Early Childhood Development (ECD). Puis plusieurs prix Young Leader et Academic Achievements pour l’impact de ses actions au près des jeunes. Elle est sollicitée par les médias, les établissements primaires et universitaires pour partager son expérience.

Source : Stacey Fru/ Avec les élèves d’une école primaire en Afrique du Sud.

Stacey Fru est un leader africain. Dans la fondation qu’elle a montée et qui porte son nom, la jeune écrivaine à fait de l’éducation des enfants issus couches défavorisées son chemin de bataille. En Afrique du Sud où elle vit, certains enfants n’ont pas la possibilité d’avoir un livre ou même ne savent pas lire. Pour y remédier à cela, elle a lancé via son association une collecte de livres intitulée An African Book Child afin de permettre à une grande majorité d’enfants sur le continent noir de posséder un livre écrit par un auteur africain. L’initiative vise à emmener les enfants à faire de la lecture une priorité et aux parents de prendre conscience de la nécessité à acheter toujours les livres à leurs enfants. Elle est aussi active sur le terrain pour aider certains enfants qui ont du mal à lire. Elle veut étendre ses actions en allant vers d’autres pays en Afrique pour vulgariser la culture de la lecture et de l’écriture.

Par ailleurs, Stacey Fru reste une petite fille normale. Elle continue ses études sereinement, dans le but de réaliser l’un de ses rêves, celui de devenir médecin. Oui, la jeune écrivaine ne veut pas seulement utiliser les mots pour guérir les maux, elle veut aussi soigner les maladies. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle va tourner le dos à la littérature, au contraire, elle compte bien y rester. Aujourd’hui, Stacey Fru, veut un peu sortir de l’univers jeunesse pour toucher une nouvelle forme d’écriture qui traite sur les sujets d’actualité. Sa détermination et son courage nous prouve que l’on n’a pas encore fini d’entendre parler de Stacey Fru, le phénomène de la littérature africaine.




 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pourquoi on ne fait pas la dot d’une femme enceinte au Cameroun ?

Publié le 18 mars 2019
Par Charly ngon

Le fait pour une femme de tomber enceinte au moment de convoler en justes noces compliquerait la dot, qui est une étape très décisive dans la célébration d’une union. Au Cameroun, la dot d’une femme enceinte est interdite, voici pourquoi…

Source: Scidev.net

 

De toutes les pratiques ancestrales qui résistent encore au temps, aux nouvelles mentalités ou encore tendances, la dot demeure encore malgré tout, la pierre angulaire sans laquelle un mariage ne saurait exister. Si elle a su garder cette considération au fil du temps, c’est bien parce que des consignes ont été toujours respectées. Et pour peu qu’un élément ou une situation complexe se pose avant sa tenue de celle-ci, le processus s’annule annule immédiatement. Par exemple, une grossesse.

Doter une femme enceinte est perçue comme une offense à la tradition, voire une trahison sur un pacte établi depuis la nuit des temps. C’est un principe qui s’est toujours transmis de génération en génération, il serait donc inadmissible pour une raison quelconque, que cela change.

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Pour les traditionalistes, il n y a même pas matière à faire un débat dessus, c’est un principe. Parfois certaines filles avec la complicité de leur futur époux, mettent en place une stratégie malicieuse pour tromper la vigilance des deux familles.

Dans certaines situations, il apparaît souvent qu’un groupuscule des membres de la famille du gendre, tout comme celui de la fille, soit au courant de la grossesse, et par solidarité participe à la supercherie. Les raisons le plus souvent évoquées par certaines personnes pour justifier l’interdiction de la dot d’une fille enceinte sont nombreuses.

D’après une enquête menée par Sandrine Tonlo Tiako, journaliste au quotidien Mutations, qui a eu le privilège de rencontrer certains responsables des communautés, il ressort que selon le principe, une femme doit se marier vierge.

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Les familles respectives ne doivent pas être au courant que les futurs mariés ont déjà eu les rapports sexuels. Cela sous-entendrait que, même si un couple partage une intimité depuis longtemps, tant qu’il n’y a pas une grossesse avant la dot, la femme est considérée aux yeux des deux familles comme étant vierge.

Pour Ferdinand Ndame Eyoum, notable au canton Ngoma Douala-Bassa, le jour de la dot, il y a des esprits maléfiques qui rôdent. Par crainte que ces derniers ne  fassent du tort à la mère ou encore au bébé dans le ventre, on préfère attendre l’accouchement pour continuer les négociations.

Chez les Sawa, la dot d’une femme enceinte est interdite pour la simple raison que, on craindrait que la femme ne meurt au cours de l’accouchement, d’après Robert Elombo, notable de Bonabelon dans le village Bonapriso.

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Une autre raison avancée est que si le fiancé de la fille ne donne pas les présents qui satisfassent la famille, celle-ci dans leur mécontentement peut lancer un mauvais sort à la fille. Elle peut perdre son enfant, soit ne plus jamais en avoir, soit avoir des enfants malades ou encore connaitre une vie de couple malheureuse.

Selon un citoyen que nous avons rencontré et qui a voulu garder l’anonymat, le refus de doter une femme enceinte se justifierait aussi par le fait que lorsque la famille constate la grossesse, elle impose au futur gendre de doubler la dot, si celui-ci ne parvient pas à satisfaire aux nouvelles exigences de la famille, la cérémonie est renvoyée en attendant l’accouchement.

Toutefois si certains couples veulent malgré tout avancer dans leur initiative, conscients du fait qu’ils n’ont pas rempli toutes les conditions exigées, en accord avec les deux familles, la dot de la première fille issue de leur union reviendra exclusivement à la famille de la fille. La pratique n’est pas habituelle, mais les familles préfèrent par mesure de sécurité pour la vie de la fille et de l’enfant attendre l’accouchement.




 

 

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Festival Koura Gosso, six représentants camerounais dans la line up

Publié le
Par Charly ngon

La troisième édition du Festival Koura Gosso aura lieu du 2 au 5 mai 2019 à Moundou.


Après un appel à candidature lancé au cours du mois de février, les organisateurs du Festival Koura Gosso viennent de dévoiler la liste définitive des artistes retenus.

Pour cette troisième édition, la province du Logone Occidental précisément à Moundou-Tchad, va accueillir quarante-deux artistes dans l’un des rares évènements culturels qui met en lumière le patrimoine artistique de cette localité.

Une initiative qui permet le brassage des cultures et le partage des expériences entre les artistes. Dans cette liste, on retrouve une forte délégation camerounaise, composée du groupe Love N’Live, Leberger, Abou Digital, Papy Anza, Danielle Eog et MarsiArsi.

Le Festival Koura Gosso qui veut dire « jeune talent », est une plateforme d’échange et de rencontre qui réunit tous les ans  les artistes, les journalistes, les promoteurs culturels, le public et les étudiants de la localité de Moundou.

NB: Le Festival Koura Gosso aura lieu du 2 au 5 mai 2019 à Moundou-Tchad.




 

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