À Douala, les écrivains encouragent le public à faire du livre un trésor pour l’éducation

Publié le 1 mars 2019
Par Charly ngon

Le thème de la quatrième édition de l’évènement littéraire Lire à Douala est intitulé « Le livre est un talisman pour l’éducation ».

 

 

Lire un livre est un moyen d’enrichir ses connaissances en découvrant de nouveaux mots ou encore en voyageant à travers les sociétés qui sont lointaines ou imaginaires. Aujourd’hui avec la montée en puissance des réseaux sociaux qui offrent une panoplie de divertissements qui captent plus l’attention du public, il est devenu rare, voire  difficile de rencontrer de nos jours, des jeunes qui se passionnent encore de la lecture. Si ce constat peut-être aussi observé au niveau mondial, au Cameroun, il est très alarmant dans un contexte où déjà la lecture n’est pas la chose la mieux partagée, pourtant on y gagnerait en plaçant la lecture au centre de nos priorités.

Lire à Douala qui s’est donné pour mission de réveiller la flamme de la littérature au Cameroun revient pour une quatrième édition. Cette année, il est question de mettre avec beaucoup plus d’insistance l’accent sur la place de choix que doit avoir le livre dans notre environnement. Il ne doit plus seulement être considéré comme un moyen de distraction, mais comme un outil d’enseignement et de pédagogie qui doit aider à la construction de l’être humain dans un monde où la diversité culturelle impose un certains modes de comportements vis-à-vis de l’autre. Une approche qui trouve sens dans la thématique qui va guider cette rencontre « Le livre est un talisman pour l’éducation ».

Pour amener le public à considérer le livre comme une richesse, les organisateurs ont prévu comme par le passé de nombreuse activités qui seront animées sur plusieurs sites dans la capitale économique. Il y aura entre autre la vente de livres en kiosque, une bibliothèque éphémère , des séances de dédicace avec les auteurs à la salle de fête d’Akwa. L’évènement sera aussi marqué par la présence de quatre personnalités bien connues de la littérature africaine à travers le monde.

Il s’agira donc d’Elizabeth Tchoungui et Gauz qui croiseront leurs idées au cours d’un échange à l’Institut Français de Douala, puis ça sera autour d’une table ronde que Djali Amal, Irene Assiba d’Almeida et Paul Bitouk joueront avec les mots au Pullman Hôtel à Bonanjo. L’évènement qui a pour cible principale la jeunesse, va se déporter au sein de plusieurs établissements de la ville pour mener des campagnes de sensibilisation et de proximité afin de susciter auprès de la communauté jeune la passion pour la lecture et enfin un concours littéraire viendra mettre un terme à la rencontre.

NB: Lire à Douala se déroule du 4 au 7 mars 2017, pour plus de détails sur les différents sites où aura lieu l’évènement, se renseigner ici.




 

 

 

 

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Pourquoi on ne fait pas la dot d’une femme enceinte au Cameroun ?

Publié le 18 mars 2019
Par Charly ngon

Le fait pour une femme de tomber enceinte au moment de convoler en justes noces compliquerait la dot, qui est une étape très décisive dans la célébration d’une union. Au Cameroun, la dot d’une femme enceinte est interdite, voici pourquoi…

Source: Scidev.net

 

De toutes les pratiques ancestrales qui résistent encore au temps, aux nouvelles mentalités ou encore tendances, la dot demeure encore malgré tout, la pierre angulaire sans laquelle un mariage ne saurait exister. Si elle a su garder cette considération au fil du temps, c’est bien parce que des consignes ont été toujours respectées. Et pour peu qu’un élément ou une situation complexe se pose avant sa tenue de celle-ci, le processus s’annule annule immédiatement. Par exemple, une grossesse.

Doter une femme enceinte est perçue comme une offense à la tradition, voire une trahison sur un pacte établi depuis la nuit des temps. C’est un principe qui s’est toujours transmis de génération en génération, il serait donc inadmissible pour une raison quelconque, que cela change.

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Pour les traditionalistes, il n y a même pas matière à faire un débat dessus, c’est un principe. Parfois certaines filles avec la complicité de leur futur époux, mettent en place une stratégie malicieuse pour tromper la vigilance des deux familles.

Dans certaines situations, il apparaît souvent qu’un groupuscule des membres de la famille du gendre, tout comme celui de la fille, soit au courant de la grossesse, et par solidarité participe à la supercherie. Les raisons le plus souvent évoquées par certaines personnes pour justifier l’interdiction de la dot d’une fille enceinte sont nombreuses.

D’après une enquête menée par Sandrine Tonlo Tiako, journaliste au quotidien Mutations, qui a eu le privilège de rencontrer certains responsables des communautés, il ressort que selon le principe, une femme doit se marier vierge.

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Les familles respectives ne doivent pas être au courant que les futurs mariés ont déjà eu les rapports sexuels. Cela sous-entendrait que, même si un couple partage une intimité depuis longtemps, tant qu’il n’y a pas une grossesse avant la dot, la femme est considérée aux yeux des deux familles comme étant vierge.

Pour Ferdinand Ndame Eyoum, notable au canton Ngoma Douala-Bassa, le jour de la dot, il y a des esprits maléfiques qui rôdent. Par crainte que ces derniers ne  fassent du tort à la mère ou encore au bébé dans le ventre, on préfère attendre l’accouchement pour continuer les négociations.

Chez les Sawa, la dot d’une femme enceinte est interdite pour la simple raison que, on craindrait que la femme ne meurt au cours de l’accouchement, d’après Robert Elombo, notable de Bonabelon dans le village Bonapriso.

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Une autre raison avancée est que si le fiancé de la fille ne donne pas les présents qui satisfassent la famille, celle-ci dans leur mécontentement peut lancer un mauvais sort à la fille. Elle peut perdre son enfant, soit ne plus jamais en avoir, soit avoir des enfants malades ou encore connaitre une vie de couple malheureuse.

Selon un citoyen que nous avons rencontré et qui a voulu garder l’anonymat, le refus de doter une femme enceinte se justifierait aussi par le fait que lorsque la famille constate la grossesse, elle impose au futur gendre de doubler la dot, si celui-ci ne parvient pas à satisfaire aux nouvelles exigences de la famille, la cérémonie est renvoyée en attendant l’accouchement.

Toutefois si certains couples veulent malgré tout avancer dans leur initiative, conscients du fait qu’ils n’ont pas rempli toutes les conditions exigées, en accord avec les deux familles, la dot de la première fille issue de leur union reviendra exclusivement à la famille de la fille. La pratique n’est pas habituelle, mais les familles préfèrent par mesure de sécurité pour la vie de la fille et de l’enfant attendre l’accouchement.




 

 

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Festival Koura Gosso, six représentants camerounais dans la line up

Publié le
Par Charly ngon

La troisième édition du Festival Koura Gosso aura lieu du 2 au 5 mai 2019 à Moundou.


Après un appel à candidature lancé au cours du mois de février, les organisateurs du Festival Koura Gosso viennent de dévoiler la liste définitive des artistes retenus.

Pour cette troisième édition, la province du Logone Occidental précisément à Moundou-Tchad, va accueillir quarante-deux artistes dans l’un des rares évènements culturels qui met en lumière le patrimoine artistique de cette localité.

Une initiative qui permet le brassage des cultures et le partage des expériences entre les artistes. Dans cette liste, on retrouve une forte délégation camerounaise, composée du groupe Love N’Live, Leberger, Abou Digital, Papy Anza, Danielle Eog et MarsiArsi.

Le Festival Koura Gosso qui veut dire « jeune talent », est une plateforme d’échange et de rencontre qui réunit tous les ans  les artistes, les journalistes, les promoteurs culturels, le public et les étudiants de la localité de Moundou.

NB: Le Festival Koura Gosso aura lieu du 2 au 5 mai 2019 à Moundou-Tchad.




 

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