Nos 10 résolutions pour combattre la violence en milieu scolaire

Violences en milieu scolaire au Cameroun : 10 résolutions à prendre en famille

Publié le 17 janvier 2020
Par Charly ngon


La montée en puissance des actes de violence dans les établissements au Cameroun devient une affaire très préoccupante. Face à cette situation qui est en phase de devenir un fléau en milieu scolaire, le rôle des personnes sensées intervenir dans l’éducation des enfants est remis en question. Que ce soit du coté des parents, du corps enseignant ou encore du gouvernement, chacun est pointé du doigt. Today on va essayer de donner quelques habitudes à prendre en famille. 

Source : Ben Ali / Mondoblog

1- Chaque parent doit être un modèle pour son enfant. Le tout n’est pas de vouloir être parfait aux yeux de son muna, mais de pouvoir être un bon leader pour lui. Peu importe le statut matrimonial, une femme qui élève aussi seul son enfant, peut aussi être aux yeux de son enfant un modèle. 

2- Apprendre à communiquer avec son enfant. N’ayez pas peur d’aborder certains sujets avec votre enfant, même s’il faut parler de la tuma. Aucun sujet ne doit être tabou, sinon le dehors se chargera de lui donner une explication.

3- Avoir des activités privilégiées en famille. Pas besoin de dire que oh je ne suis pas boboh. Pas besoin de grande chose pour créer des activités. Celles-ci permettent de resserrer les liens entre les parents et l’enfant. Vous pouvez programmer une séance vidéo, une sortie chez un membre de la famille ou encore de jeux ludiques à la maison.

4- Les parents doivent connaître les amis de leur enfant. Les histoires que oh je vais chez mon ami ou encore ma camarade qu’on a jamais vu là, ce n’est pas bien. Papa et maman, on ne vous demande pas d’être l’inspecteur Bataken derrière le muna, mais d’être juste vigilant sur les fréquentations de celui-ci. 

5- Renseignez-vous sur ce que fait votre enfant à l’école. Allez rencontrer ses enseignants, discutez avec eux pour savoir comment vous aussi vous pouvez jouer pleinement votre rôle. On passe plus  de temps sur les bancs d’école qu’à la maison. Il est donc important de vérifier ce que le muna a fait de sa journée à l’école. Contrôler ses cours, et l’aider s’y possible. Même si votre enfant a un répétiteur, vous devez être au courant de ce qu’il fait.

Source : Yalna

6- Certains programmes télé doivent faire l’objet d’une restriction de la part des parents. Un enfant exposé à une importante masse de données violentes, peut-être influencé par celles-ci. Et à tout moment, il sera amené à vouloir les reproduire. Même les dessins animés, il faut sélectionner ce qui est bénéfique pour l’épanouissement du muna.  

7- Les parents qui aiment afficher leur muna dès qu’il y a un problème là, pardon il faut changer. Le premier soutien d’un muna, ce sont ses parents. Qu’il ait tort ou raison, un parent ne doit pas gronder son muna en publique. Il serait judicieux de le faire en privé, loin des regards des étrangers. Éviter d’être le genre de parents qui, lorsqu’il donne une correction à son enfant, il manque seulement que l’information passe aux médias.

8-Toujours encourager son muna. Il ne faut pas seulement être parent quand l’enfant a de bonnes notes à l’école. Vous devez aussi être ce parent qui apporte son  soutien quand les choses font mal. La confiance que vous mettez en lui, augmentera son degré de responsabilité. Il peut arriver de fausses notes dans son parcours, mais pas du genre à gâcher sa vie.  

9- Aux enseignants, il est important d’avoir un esprit de discernement. Certains enfants sont souvent pour la plupart abandonnés à eux-mêmes. Dès que le parent à payer l’école, il ne regarde plus le reste. Vous pouvez dans une certaine mesure être le parent que l’enfant n’a pas à la maison. Certains parent ont démissionné de leur rôle, du coup l’enfant est obligé de recevoir l’éducation de la rue, de la société.  Il est important que les enseignants puissent être l’un des pilliers sur qui s’appuyer. Même s’il n’est pas de sa responsabilité … il peut être d’une aide psychologique pour ces enfants en pleine dérive.

10- Aux enfants, vous aussi vous cherchez même les problèmes pourquoi ? On vous voit tchotchoro, mais vous avez vraiment l’art de vous mettre dans de sales draps. Le tramol c’est vous, le mbanga c’est vous, les sextapes c’est encore vous, les partouzes toujours vous, sans oublier le tayam. Vous avez maintenant élevé le niveau où vous marchez avec les couteaux comme les voleurs de chats de Bepanda.  Après avoir énuméré quelques-uns de vos péchés capitaux, il est temps de vous ressaisir. Prenez un peu conscience de la souffrance de vos parents. Peut-être la mater n’est pas toujours là, elle doit se lever tôt pour aller chercher de quoi vous nourrir, écoutez souvent ce qu’elle dit, et appliquez-les.

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