Trois choses à savoir sur le nouvel EP de Skriim : « Renaissance »

Trois choses à savoir sur le nouvel EP de Skriim : « Renaissance »

Publié le 2 août 2018, par Mota__Savio

Le 21 juillet dernier, Skriim réunissait une petite clique composée de médias, managers et d’artistes pour une listening session en prélude à la sortie de son nouvel EP  « Renaissance ».

Héraut de la musique électronique au Cameroun, Skriim va sortir son nouvel EP sous le nom de Renaissance. Attendu par les fans depuis quelques mois, cet opus est d’ores et déjà l’un des plus importants, si ce n’est le plus important cette année dans la sphère naissante de l’électro au Cameroun. En attendant le 03 août 2018, date de sortie du projet, voici trois éléments à retenir d’un disque aussi énigmatique qu’alléchant.

La pochette de l’EP

Au cours de la listening session, Skriim a tout d’abord révélé que son EP comportera 6 titres et serait disponible bel et bien le 03 Août 2018. Dans la foulée, le chaud gars s’est exprimé sur la pochette. « On a travaillé avec une petite fille de 04 ans. Pat Chamale a dirigé la séance de shooting ». Il s’explique sur ce choix. « C’est une façon de me représenter moi en renaissance. Je redeviens petit et je grandis. C’est un moi qui (re) grandit, un renouveau, un nouveau départ ». Un départ notamment marqué par des visuels d’un autre genre.

Les visuels inspirés de la période historique dénommée Renaissance

 Afin de rester dans le thème et surtout l’esprit du projet, les visuels des morceaux s’inspirent de la Renaissance, période historique du renouveau des Arts au xvie siècle en Europe. Une période qui voit plusieurs tableaux devenir très populaires. Tenez par exemple. La Cène de Leonard de Vinci qui représente le Portrait, premier morceau du projet.

 

Judith de Vicenzo Catena

 

La création d’Adam de Michel Ange

 

La Joconde de Leonard de Vinci

Homme de vitruve de Leonard de Vinci

Lamentation sur le Christ Mort de Raphael.

Les visuels s’inspirent de cette époque autant sur la texture que les couleurs utilisées.  Chaque cover représente un tableau et par ricochet les chansons que Skriim a drop pour marquer sa renaissance. Une renaissance qui passe par des étapes précises qui dévoilent en toile de fond un véritable voyage.

 L’EP est un voyage de l’enfance à l’âge adulte

 Tout commence par Le Portrait, premier titre qui commence avec l’intro piano – clin d’œil à son instrument favori – pour se rappeler de son passé de beatmaker hip hop. Ensuite, Replay est une façon de « Make a statement » en d’autres termes réaffirmer son positionnement au vu du premier titre. Puis vient, Work Pays en collaboration avec Dready Christ……. qui rend bien la rage, l’acharnement et l’énergie pour réussir. A ce propos Skriim a tenu à s’expliquer.  

 

« Work Pays dans ma vie a été cette partie où des fois tu peux faire tout ce qu’il faut comme il faut mais ca ne donne pas. Il y a des choses qui vont t’échapper, qui ne sont pas plus à ton niveau. Tu vas faire tout ce qu’il faut comme il faut mais il n y a pas d’aboutissement ».

 

La fin du morceau Work Pays est le début du titre Renaissance, où le doute se transforme en concrétisation, en (achievements, il parait que ça sonne bien anglais). Good News en collaboration avec SongBird, une chanteuse sud-africaine est la phase du projet qui marque le bout du tunnel. Pour une chanson qui n’était pas prévue, elle a collé miraculeusement avec l’esprit de Renaissance. Enfin, We’ll find each Other marque non seulement la transition entre l’ancien et le nouveau Skriim  et le désir de réunir un jour ces deux personnalités. Vous doutez ?

« C’était une façon de me parler à moi-même. (L’ancien moi) On a transitionné vers la musique electro, on a grandi mais je n’oublie pas où on était, je n’abandonne pas complètement tout ce que j’ai été avant. Que ce soit mes influences afro, hip hop, qui ne se reflètent pas forcement dans la musique électronique, on transitionne mais il y aura toujours un moyen de jumeler les deux. C’est pour ça que cette chanson se termine avec un long outro de piano qui clôture l’EP ».

 

 Cela n’aura échappé à personne, Skriim fait de la musique électronique dans un pays appelé le Cameroun. Un pays où les rythmes sont le Makossa, le Bikutsi, l’Assiko tous dernièrement supplanté par la musique dite urbaine. Au milieu de ces courants forts, Skriim cherche une place favorable à son art, mieux il créé un terrain pour la musique électronique au Cameroun. Ancien beatmaker friand de sonorités hip hop, il est aujourd’hui le porte étendard d’une nouvelle génération d’artistes qui avec leur console produisent du son dansant ou pas mais avec la ferme conviction de s’imposer au berceau de nos ancêtres, le Cameroun.




Auteur : Mota__Savio

Mollah, moi je suis Africain hein ! Camerounais et fier de l’être. Team: Vert-Rouge-Jaune ô Bosso. Internet ma muse, je n’oublie pas pour autant le ndolè et les missolè de mes ancêtres. Bref, je suis un gars comme vous : Un gars « connecté ». Hein ! Mollah