Traditions et légendes : L’histoire de la ville de Buéa, la capitale du Kamerun

Traditions et légendes : L’histoire de la ville de Buéa, la capitale du Kamerun

Publié le 22 avril 2019
Par Charly ngon


La ville de Buéa aurait été fondée par un redoutable chasseur. Elle a d’abord connu plusieurs dénominations à savoir : Ligbea et Gbea.

La ville de Buéa, c’est le chef-lieu de la région du Sud-Ouest Cameroun. Elle est située dans le département du Fako, non loin du mont Cameroun, beaucoup plus du côté sud-est. Elle est habitée par les Bakweri, une population d’Afrique Centrale qu’on retrouve dans cette partie du pays où la langue prédominante est l’anglais, suivi du mòkpè ou Bakweri qui est la langue traditionnelle. Ces populations vivent sur les pentes du mont Cameroun et des villages côtiers des alentours.

D’après certains récits historiques, le fondateur de ce qui deviendra plus tard Buéa, serait un grand chasseur. Il s’appelait Eeye Njiée et serait originaire de la tribu des Bomboko. Et il se dit que, Buéa aurait connu plusieurs modifications sur son appellation. Au départ les premiers habitants de cette localité l’appelait Ligbea, avant de devenir Gbea. Avec l’arrivée des allemands,  Gbea va devenir définitivement Buéa, ceci sous l’administration allemande, puis ce nom sera maintenu par les Français.

La ville de Buéa a été choisie comme la capitale du Kamerun en remplacement de celle de Douala sous l’ère allemande. Mais leur installation sur ses terres n’a pas été une mince affaire. Admiratifs pour ce lieu qui présentait des atouts climatiques et économiques qui leur étaient favorables, les Allemands lancent une première offensive en 1891. Les guerriers Bakweri vont faire mordre la poussière aux soldats Allemands. Ne s’avouant jamais vaincue, cette même armée va revenir plus déterminée que jamais en 1894, et va mettre en déroute toutes les velléités des Bakweri avant de s’installer.

La ville devient ainsi en 1901 la résidence du gouverneur Von Puttkamer, qui bâtit un magnifique palais selon l’architecture allemande. Le centre opérationnel de commandement des activités des Allemands vers le reste du territoire Kamerun. En 1909 lorsque le mont Fako entre en éruption, les Allemands par mesure de prudence, délocalisent leur centre de commandement, une partie à Douala et l’autre vers Yaoundé. Avec le départ des Allemands en 1916 à cause de la première guerre mondiale, la capitale sera transférée à Yaoundé par la France.

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