Tout ce qu’il faut savoir de l’ échange entre l’OAPI et AFD à Yaoundé

Tout ce qu’il faut savoir de l’échange entre l’OAPI et AFD à Yaoundé, en vue de l’obtention de l’Indication géographique sur certains produits agricoles et artisanaux

Publié le 3 août 2018
Par Dickson


OAPI et AFD ont échangé ce jeudi 02 août 2018 dans la capitale politique camerounaise. Une rencontre riche dont les fruits se verront d’ici peu.

Après la subvention de 2,128 milliards FCFA par l’Agence française de développement (AFD) à l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), les deux entités s’entretiennent sur leurs prochains défis à réaliser.

Rappelons que cette enveloppe est consacrée au financement de la 2ème phase du Programme d’appui à la mise en place d’indications géographiques (PAMPIG II), visant à soutenir l’émergence d’un environnement régional et national favorable au développement des indications géographiques dans les pays membres de l’OAPI. La première phase, financée à hauteur d’environ 650 millions FCFA entre 2008 et 2014, avait permis la mise en place et l’enregistrement des premières IG au Cameroun à savoir le poivre de Penja et le miel blanc d’Oku.

C’est sur cette lancée que l’OAPI et l’AFD ont échangé le 2 août dernier sur les résultats des missions effectuées dans l’espace OAPI, en vue de l’identification et de sélection des produits agropastoraux et artisanaux de qualité, pouvant être labellisés « indications géographiques protégées». Il s’agit plus spécifiquement de promouvoir la commercialisation de produits traditionnels africains, ainsi que l’augmentation des revenus des producteurs, l’Indication géographique (IG) étant un droit de propriété industrielle qui identifie et protège un produit naturel, agricole, artisanal ou industriel, originaire d’un espace géographique précis et possédant des qualités spécifiques.

Pour le compte de cette seconde phase, le Cameroun a soumis une quinzaine de nouveaux produits à l’appréciation de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), en vue de l’obtention de l’Indication géographique (IG). Il s’agit entre autres, des échalotes de la Lékié ; ananas de Bafia ; Kilichi de Ngaoundéré ; avocat de Mbouda ; cacao de Tonga et de Baleng ; des cafés de Foumbot, de Boyo et d’Angossas ; cuir de Maroua ; igname blanche de Mbé ; oignon de Garoua et pierre de Pouma. Autant de produits agricoles et artisanaux qui devront montrer leur particularité exceptionnelle, aux côtés d’autres produits de terroir des autres Etats membres à savoir le Bénin, le Burkina Faso, les Comores, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Guinée, la Guinée Bissau, la Guinée Equatoriale, le Mali, la Mauritanie, le Niger, la République centrafricaine, le Sénégal, le Tchad et le Togo.




Après le dévoilement et la transmission de ce signe distinctif pour les produits IG déjà labellisés et ceux à venir dans l’espace OAPI, il ne leur reste plus qu’à s’imposer, à coup sûr, sur le marché local et international. Les consommateurs quant à eux, sauront apprécier cet outil d’étiquetage et d’identification des produits IGP. Un véritable atout majeur pour le développement rural en Afrique en général et au Cameroun en particulier.

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