Sur les pas de One Child One Smile, l’association impliquée dans la scolarisation des enfants orphelins

Publié le 7 août 2017
Par Mota__Savio

One Child One Smile est convaincu que chaque enfant a droit à une éducation de qualité. Pour cette raison, l’association a mis sur pied le projet Rentrée Scolaire Solidaire.
« Parce que chaque enfant a droit à l’éducation ». L’association One Child One Smile (en abrégé OCOS), née de l’initiative d’un groupe d’étudiants, en 2014, revient avec l’opération « Rentrée Scolaire Solidaire », qui consiste en une levée de fonds matériels (fournitures scolaires) et financiers. Lesquels sont distribués dans des orphelinats pour accompagner les enfants durant leur année scolaire. Derrière, OCOS, se cache une vingtaine de jeunes soucieux du bien- être commun. L’année dernière, l’association a collecté des milliers de fournitures. Et une tournée de distribution a eu lieu dans 4 orphelinats : SYFOEV, REMAR, MEINRAD HEBGA et OSV.
Pour y arriver, « Notre base de données comporte des orphelinats dans lesquels nous ne sommes allés qu’une seule fois et des orphelinats ou nous avons effectué une série de visites. Ce sont ces derniers qui sont au cœur de la plupart de nos projets. Ceux avec qui nous travaillons le plus. Il s’agit de REMAR, OSV et MARANATHA qu’on a découvert cette année » explique Lynda Samo, présidente du bureau qui conduit ce projet dont le but est d’assurer aux orphelins l’accès à une éducation de qualité indépendamment de leur statut socio-économique.
La jeune dame poursuit « C’est dans ces orphelinats que se trouvent nos filleuls sauf Maranatha puisque la collaboration n’a débuté qu’en 2017 et ce sont eux les premiers bénéficiaires des fournitures. La répartition est faite de telle sorte que chaque enfant ait le nécessaire pour au moins un trimestre, selon le niveau scolaire ». Néanmoins, elle déplore que c’est souvent compliqué de trouver des orphelinats. « On se retrouve parfois à marcher dans des quartiers en scrutant les plaques et interrogeant les habitants. Et le nerf de la guerre « un manque de fond (finance, matériel, vivres) pour poursuivre nos activités ». 
Cette année encore, les mécanismes sont pareils pour cette 2nde édition « Rentrée Scolaire Solidaire ». Le programme comporte 2 axes : une journée de collecte de fournitures scolaires – le 19 août prochain à la Maison Sanzo’o (Bonapriso, Rue UTA) – associée à une mini foire-exposition de produits divers par des particuliers. Et une journée de distribution dans des orphelinats – le 26 août prochain dans 4 orphelinats dont un en zone rurale précisément dans le sud-ouest du Cameroun.
Vivement One Child One Smile ! 

ARTICLES SIMILAIRES



Pourquoi on ne fait pas la dot d’une femme enceinte au Cameroun ?

Publié le 18 mars 2019
Par Charly ngon

Le fait pour une femme de tomber enceinte au moment de convoler en justes noces compliquerait la dot, qui est une étape très décisive dans la célébration d’une union. Au Cameroun, la dot d’une femme enceinte est interdite, voici pourquoi…

Source: Scidev.net

 

De toutes les pratiques ancestrales qui résistent encore au temps, aux nouvelles mentalités ou encore tendances, la dot demeure encore malgré tout, la pierre angulaire sans laquelle un mariage ne saurait exister. Si elle a su garder cette considération au fil du temps, c’est bien parce que des consignes ont été toujours respectées. Et pour peu qu’un élément ou une situation complexe se pose avant sa tenue de celle-ci, le processus s’annule annule immédiatement. Par exemple, une grossesse.

Doter une femme enceinte est perçue comme une offense à la tradition, voire une trahison sur un pacte établi depuis la nuit des temps. C’est un principe qui s’est toujours transmis de génération en génération, il serait donc inadmissible pour une raison quelconque, que cela change.

A Lire Également ===>>>  la dot chez les Bafia

Pour les traditionalistes, il n y a même pas matière à faire un débat dessus, c’est un principe. Parfois certaines filles avec la complicité de leur futur époux, mettent en place une stratégie malicieuse pour tromper la vigilance des deux familles.

Dans certaines situations, il apparaît souvent qu’un groupuscule des membres de la famille du gendre, tout comme celui de la fille, soit au courant de la grossesse, et par solidarité participe à la supercherie. Les raisons le plus souvent évoquées par certaines personnes pour justifier l’interdiction de la dot d’une fille enceinte sont nombreuses.

D’après une enquête menée par Sandrine Tonlo Tiako, journaliste au quotidien Mutations, qui a eu le privilège de rencontrer certains responsables des communautés, il ressort que selon le principe, une femme doit se marier vierge.

A Lire Également ===>>> Culture & Traditions : La dot chez les Mbouda (Ouest Cameroun)

Les familles respectives ne doivent pas être au courant que les futurs mariés ont déjà eu les rapports sexuels. Cela sous-entendrait que, même si un couple partage une intimité depuis longtemps, tant qu’il n’y a pas une grossesse avant la dot, la femme est considérée aux yeux des deux familles comme étant vierge.

Pour Ferdinand Ndame Eyoum, notable au canton Ngoma Douala-Bassa, le jour de la dot, il y a des esprits maléfiques qui rôdent. Par crainte que ces derniers ne  fassent du tort à la mère ou encore au bébé dans le ventre, on préfère attendre l’accouchement pour continuer les négociations.

Chez les Sawa, la dot d’une femme enceinte est interdite pour la simple raison que, on craindrait que la femme ne meurt au cours de l’accouchement, d’après Robert Elombo, notable de Bonabelon dans le village Bonapriso.

A Lire Également ===>>> Voici les étapes d’une dot «Likil » chez les Bassa

Une autre raison avancée est que si le fiancé de la fille ne donne pas les présents qui satisfassent la famille, celle-ci dans leur mécontentement peut lancer un mauvais sort à la fille. Elle peut perdre son enfant, soit ne plus jamais en avoir, soit avoir des enfants malades ou encore connaitre une vie de couple malheureuse.

Selon un citoyen que nous avons rencontré et qui a voulu garder l’anonymat, le refus de doter une femme enceinte se justifierait aussi par le fait que lorsque la famille constate la grossesse, elle impose au futur gendre de doubler la dot, si celui-ci ne parvient pas à satisfaire aux nouvelles exigences de la famille, la cérémonie est renvoyée en attendant l’accouchement.

Toutefois si certains couples veulent malgré tout avancer dans leur initiative, conscients du fait qu’ils n’ont pas rempli toutes les conditions exigées, en accord avec les deux familles, la dot de la première fille issue de leur union reviendra exclusivement à la famille de la fille. La pratique n’est pas habituelle, mais les familles préfèrent par mesure de sécurité pour la vie de la fille et de l’enfant attendre l’accouchement.




 

 

ARTICLES SIMILAIRES



Festival Koura Gosso, six représentants camerounais dans la line up

Publié le
Par Charly ngon

La troisième édition du Festival Koura Gosso aura lieu du 2 au 5 mai 2019 à Moundou.


Après un appel à candidature lancé au cours du mois de février, les organisateurs du Festival Koura Gosso viennent de dévoiler la liste définitive des artistes retenus.

Pour cette troisième édition, la province du Logone Occidental précisément à Moundou-Tchad, va accueillir quarante-deux artistes dans l’un des rares évènements culturels qui met en lumière le patrimoine artistique de cette localité.

Une initiative qui permet le brassage des cultures et le partage des expériences entre les artistes. Dans cette liste, on retrouve une forte délégation camerounaise, composée du groupe Love N’Live, Leberger, Abou Digital, Papy Anza, Danielle Eog et MarsiArsi.

Le Festival Koura Gosso qui veut dire « jeune talent », est une plateforme d’échange et de rencontre qui réunit tous les ans  les artistes, les journalistes, les promoteurs culturels, le public et les étudiants de la localité de Moundou.

NB: Le Festival Koura Gosso aura lieu du 2 au 5 mai 2019 à Moundou-Tchad.




 

ARTICLES SIMILAIRES