Retour sur le concert géant de Stanley Enow à Canal Olympia

Retour sur le concert géant de Stanley Enow à Canal Olympia

Publié le 18 février 2020
Par Charly ngon


Deux évènements majeurs attendaient la jeunesse camerounaise le 11 février 2020. Il s’agissait tout abord de la fête de la jeunesse, et ensuite du très attendu concert de Stanley Enow. Un rendez-vous dont tout le monde parlait. Et sur ce, le gars a fait mouche avec sa team. Voici en quelques lignes l’histoire de l’un des meilleurs concerts jamais organisé au Cameroun par un artiste de musique urbaine.

Source : GPS

Pour la réussite du concert, la team Motherland n’a pas lésinée sur les moyens, encore moins sur son génie créatif à imaginer un évènement grandiose comme cela se fait si bien au-delà de nos frontières. Pour y arriver, l’expertise de Easy Group a été requise pour assurer le côté technique, afin de permettre au public de vivre un concert live. Ce sont donc près de cinq cents tonnes de matériel qui ont été mobilisés pour ce concert hors norme. Et pour la première fois, on a utilisé les moyens technologiques de dernières générations pour sublimer la soirée, avec entre autre un éclairage qui permet de filmer en 3D, des caméras aériennes de haute résolution, une sonorisation de pointe…

Source : GPS

À la fin du défilé, la salle de cinéma Canal Olympia de Bessengue a été prise d’assaut par de nombreux jeunes qui sont venus voir leur idole. Certains sont même arrivés plutôt que prévu pour avoir une chance de trouver le meilleur emplacement possible, afin de ne rien rater tout au long du concert. Le comité d’organisation a aussi permis que certains jeunes en profitent pour faire leur première scène. Le sourire aux lèvres, la plupart n’en revenait pas de ce qu’il était en train de vivre. Un rêve qui est devenu une réalité à leurs yeux. 

Plusieurs personnalités ont fait le déplacement pour assister au concert. Les acteurs de la scène urbaines étaient bien représentés avec les artistes tels que Krotal, Koppo, Franko, Daphné, Pol’Anrhy et bien d’autres encore. Ils ont enflammé la scène, en poussant le public à chanter avec eux. Une belle image qui contraste avec ce que les gens disent la plupart du temps sur les rapports tendus entre les rappeurs camerounais. Chacun a donné le meilleur de lui-même afin de rendre la fête encore plus belle. D’autres promoteurs culturels étaient aussi de la partie, sans oublier les hommes de médias. Un autre invité, et pas n’importe lequel était aussi là pour voir le King Kong faire son show ; il s’agit de Thomas Ngijol. L’humoriste camerounais qui est de passage au pays s’est joint à la communauté des autres artistes pour célébrer la fête de la jeunesse. 

On ne saurait parler de la réussite de ce concert sans pour autant parler des hosts de la soirée qui ont assuré. Carol Tchameni et Steve Fonkam ont réussi par leur talent, leur éloquence et leur élégance, à tenir le public en haleine tout au long du déroulement de la soirée. Leur complémentarité sur la scène et leur maîtrise du sujet n’est pas passé inaperçu. Ils font partis aujourd’hui de cette short liste de MC’s au Cameroun qui sont sollicités pour couvrir ce type d’événement.

Source : GPS

Arrivée dans une voiture de couleur noire de marque infinity, Stanley Enow a fait une entrée digne d’une star américaine. À peine il avait posé les pieds au sol, qu’il a été pris d’assaut par les photographes, qui ne lui ont pas lâche d’une semelle en matraquant son visage avec les flashs. Heureusement pour lui qu’il était sous bonne escorte. Son apparition devant le public était une vrai mise en scène avec une série de jeux de lumières. Après quelques minutes de silence, Stanley Enow s’est lâché comme il sait bien le faire quand il fait ses shows.

Le rappeur a fait une performance à couper le souffle avec les chansons King Kong, Njama Njama Cow, Tumbu Boss, Bounce, Le père Noël n’existe pas. Le tout assorti d’une chorégraphie bien travaillée. L’un des faits marquant de cette soirée, c’est lorsque le Mbanyagui boy a présenté sa mère au public. C’était la première fois qu’il le faisait, et on a pu voir la complicité qui se dégage entre la mère et le fils … un bel hommage ! Comme Stanley voulait continuer son show, le gars a lancé une petite blague à sa mater, « Maman tu peux partir, je dois pointer » c’est vous dire que même l’humour était au rendez-vous. Le gars a alors vraiment pointé, pas le bep bep ! Quelques jours après ce concert, les gens en parlent encore. Le rappeur camerounais a réussi à mettre définitivement tout le monde d’accord sur sa capacité et son potentiel à organiser un concert à la dimension de la star internationale qu’il est. Il revient donc à chacun d’écrire son histoire, et Stanley Enow est en train d’écrire non seulement la sienne, mais aussi celle de la musique urbaine au Cameroun.

Auteur : Charly ngon

Molah ne te fie pas à mon name, je ne suis pas un mbenguiste, je suis du bled comme toi. Les hauts et les bas sont notre quotidien, donc ne fia pas c'est entre nous quoi ... comme au letch

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