Retour sur le concert géant de la star Maahlox au PAPOSY, une leçon pour toute une génération - Auletch

Retour sur le concert géant de la star Maahlox au PAPOSY, une leçon pour toute une génération

Publié le 28 juin 2018
Par Mota__Savio

Maahlox Le Vibeur a non seulement livré une prestation dont tout le monde se souviendra mais gagné le pari de réunir des milliers de fans au Palais des Sports de Yaoundé.

maahlox paposy

Crédit photo : CamerPlay

Le 26 juin 2018, Maahlox Le Vibeur montait sur la scène du Palais Polyvalent des Sports de Yaoundé. En bon médicament contre les maux de tête, le rappeur a offert un concert de plus de 3 heures. Un pas historique pour lui en tant que rappeur et surtout pour la musique urbaine camerounaise cantonnée à jouer les seconds rôles lors des concerts d’artistes expatriés.

Il y a quelques années encore, les promoteurs de spectacle, des mécènes, aux entreprises de téléphonie mobile ou brassicoles ont toujours eu l’habitude de booker des artistes étrangers au détriment des locaux. Si l’argument qui revenait sans cesse était le manque de visibilité et de « force » des kamers, bien caché sous des intérêts financiers, il n’en demeure pas moins que la flamme a toujours été là. Avec peu de moyens, les anciens, de Krotal à Negrissim, en passant par Bantou Po-Si, et Ak Sang Grave, ont ouvert la voie aux artistes de musique dite urbaine.

Traités de tous les noms d’oiseaux, les gars n’ont jamais baissé les bras. Au contraire, des initiatives telles que le Douala Hip Hop Festival prouve que positionner le Cameroun sur la carte musicale mondiale est un combat encore plus d’actualité en 2018. Dans cette guerre de positionnement, Maahlox est l’un des lieutenants. Vilipendé, le rappeur a choisi la musique pour donner une voix au ghetto. Des lors, réussir est devenu plus qu’une option mais une obligation.

Avec un plateau de plusieurs artistes, #MaahloxAuPaposy était parti pour être un fourre-tout à l’image des clips de la star du jour. Sauf que c’était sans compter sur la maestria de l’auteur des titres « Fini avec », « Tuer pour Tuer », « Ça sort comme ca sort ». Le gars a tendu la main aux frères, au no-name, aux artistes en herbe pour la première partie de ce concert. Au total, une trentaine d’artistes ont presté en cette date historique et en prélude à la star du jour.

En cinq ans, le Vibeur est devenu autant adulé que détesté. Porté par ses fans qui voient en lui un ambassadeur de la rue qui les représente au plus haut niveau, l’artiste sans  qu’on ne sache quand il joue un personnage ou pas, choque par ses sorties sur les réseaux sociaux. « Mouf Ta Maman » sonne comme une salutation distinguée adressée au voisin. Au même moment, la logique n’est jamais loin. Froid et moqueur face à certaines situations, le gars d’Ongola surfe sur cette image de bangando (mauvais garçon) pour asseoir son autorité ou plutôt sa musique mais encore pour dénoncer toutes les tares de notre société.

Blacklisté par plusieurs medias camerounais, Maahlox s’est mis en tête de faire sa chose dans son coin. Ce qui nous bring à cette date historique du 26 juin 2018. La salle comble atteste de sa force et une envie de prendre le pouvoir. Prendre le pouvoir dans un contexte dans lequel la musique urbaine connait un pic de réussite mais est au même moment orpheline du moindre coup de pouce du Ngomna. Le constat est triste mais pas une raison pour abandonner.

Sur scène, Maahlox a bénéficié du soutien de plusieurs acteurs du milieu. Tenez par exemple, Salatiel, Mr Leo, Krotal, Tenor, Spido, Pit Baccardi, Magasco, Teddy et Inna, King Creole qui ont assuré le show. Et comme un symbole d’une jeunesse consciente de son passé, le  show a été marqué par l’hommage à Marc Vivien Foe, illustre footballeur camerounais décédé le 26 juin 2003. Un moment émouvant avec le public, qui en toute communion, a laissé exploser sa joie devant ses faits, cette unité autour d’un même objectif : Se battre tous au quotidien pour des lendemains meilleurs.

Force est donc de constater que Le « One day One day » de Big Bzy n’a jamais été aussi évocateur. Au fil du temps, une génération se taille une place de choix. Chaque acteur avec ses forces et ses faiblesses. Quant à Maahlox le Vibeur, il réinvente carrément les codes de communication autour d’un event, en chamboulant au passage le circuit habituel d’organisation d’un spectacle et surtout en envoyant un message fort aux « sorciers ». Sacré Maahlox !

 

Revivez le concert grâce au média Bimstr qui l’a diffusé en direct sur sa page Facebook

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Vidéo : En voulant voler un chef de village, une jeune fille se fait attraper par les gris-gris

Publié le 19 mars 2019
Par Charly ngon

On ne vole pas l’argent d’un chef de village n’importe comment.

Les chefs de village sont les garants de la tradition, par conséquent, ils bénéficient d’un savoir ancestral sur des pratiques mystico-rituelles capables de neutraliser tout individu qui essayerait de porter atteinte à leur intégrité.

Dans cette vidéo de Les Baos, voilà une petite sœur qui est habituée à droguer les gens avant de les dépouiller de leur bien, qui fait la connaissance d’un chef de village. La go était sûre que le mougou était tombé dans le sac, en voulant fuir hein, la fille d’autrui a confirmé que le village c’est le village.

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Vidéo : Askia sort enfin le clip revendicateur de « Let’s Talk »

Publié le
Par Au Letch

Capture d’Ecran Youtube / Let’s Talk, Askia

Il y a des clips qu’on aimerait regarder encore et encore. Pour cause, la thématique développée est poignante et actuelle. Le nouveau clip de Askia en fait partie. Dans la lignée des clips qui appellent au cessez le feu dans les régions du Nord Ouest et au Sud Ouest du Cameroun, « Let’s Talk » peint le tableau noir de ce qui s’y passe. On constate que l’horreur, la peur et l’effroi rythment le quotidien des populations de ces zones dites anglophones.

Today, le bavardage ne sera jamais assez fort pour exprimer ce qui se passe au Cameroun. Askia l’a compris et elle se fond en musique pour exprimer son ras-le-bol. « Why the killing, why the blood. We just really wish that we could have a talk. You killing your brother, you killing your sister. We just really wish that we could have a talk…All we want is talk ».

Au Letch, on look aussi !

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