Rencontre avec Arthur Himins, le promoteur du Festirock au Cameroun

Rencontre avec Arthur Himins, le promoteur du Festirock au Cameroun

Publié le 10 janvier 2019
Par Au Letch

Ce passionné de musique est aujourd’hui promoteur d’un festival musical dédié au rock. Arthur Himins organise depuis quatre éditions déjà le Festirock. Alors que le public commence peu à peu à s’approprier ce registre, le promoteur  prépare la cinquième édition. 

Source: Arthur Himins

– Bonjour Arthur, présente toi en quelques mots et dis nous comment se porte la communauté rock au Cameroun ?

Je m’appelle Arthur Himins et je suis blogueur sur www.arthurhimins.com, promoteur culturel (organisation d’événements ) et musicien compositeur, fondateur du groupe de rock Pioneers. Merci à Au Letch et ses lecteurs pour le privilège de m’accueillir une fois de plus. La communauté rock camerounaise évolue tout doucement. On peut dire que l’année 2018 est la meilleure année pour nous. Entre le festirock, Silent Night et Isabella qui livre des spectacles de temps à autre à Yaoundé. Des projets sortent (Ep, singles), c’est très bien.

– Parlons de ton groupe Pioneers. Quels sont les projets en cours ? 

En effet, nous pouvons paraître à la traîne mais cela est un peu voulu même si tout ne dépend pas de nous. Nous pensons d’abord à construire une fanbase fidèle et nous faire connaître via des spectacles avant de sortir officiellement nos projets. Nous avons des tonnes de chansons et nous espérons entrer en studio l’an prochain. Pour le moment nous voulons nous faire connaître, maîtriser la scène car il faut défendre en public les chansons enregistrées en studio. Le public camerounais se plaint déjà un peu trop de nos stars avec des hits mais pas bons du tout sur scène. Nous essayons donc de changer la donne en apprenant d’abord la scène pour quelques temps encore.

– Quels sont les spectacles à venir pour votre groupe?

Le 25 Janvier nous ferons la première partie de Sheno à l’institut français de Douala. Il présentera au public son album Black Is Beautiful à L’institut français de Douala. Nous aurons par la suite le Festirock que nous organisons le O9 Février au même endroit (IFC Douala). Les tickets c’est  2500 (2000 prévente) et 5000 VIP.

– Que penses-tu des nouveaux spectacles rock organisés en plus du Festirock ? 

C’est plutôt une bonne chose. Si chacun travaille et à pierre à l’édifice sur le projet de l’autre c’est le rock au Cameroun qui gagne, même s’ils faut dire que les pans de collaboration restent encore à définir.

– Comment se prépare le Festirock 2019, votre événement phare ? Une idée du lieu et des invités ?  

L’institut français a apprécié la quatrième édition et a souhaité renouveler l’expérience, ce que nous n’avons pas refusé. Par la suite nous avons déjà la confirmation de Sons of The Birds, groupe de rock français qui nous avait fait vibrer avec des classiques années sixties. Nous avons par la suite Xania, Sheno, mon groupe Pioneers et surtout Papy Anza qui fera des versions rock de ses chansons. Le thème choisi cette année est Festirock pour l’égalité des chances entre les deux sexes. il y aura des surprises et ça promet.

Source: Arthur Himins

 

– Pourquoi ce thème ? Explique nous un peu. 

Tout part du constat que les femmes sont un peu marginalisées dans le game 237. Elles ont très peu l’opportunité de s’exprimer et il y’a toujours une disparité entre le nombre d’hommes et le nombre de femmes invités aux grands événements. Les femmes sont toujours en minorité à l’exception d’événements comme Urban Ladies de Ach For Life (Big Up).

– Merci pour ce bindi entretien. 

C’est moi qui vous remercie Au Letch.

 Rendez-vous le 09 Février 2019 à l’institut Français de Douala à partir de 18h. Les prix des billets sont fixés sont fixés à 2500 (2000 prévente) et 5000 VIP. Vous pouvez également nous soutenir en achetant des Tee-shirt Festieock à 5000 frs. Amples infos sur la page Facebook Kamerock ou aux numéros 699552342/697210718.




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Vidéo : En voulant voler un chef de village, une jeune fille se fait attraper par les gris-gris

Publié le 19 mars 2019
Par Charly ngon

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Les chefs de village sont les garants de la tradition, par conséquent, ils bénéficient d’un savoir ancestral sur des pratiques mystico-rituelles capables de neutraliser tout individu qui essayerait de porter atteinte à leur intégrité.

Dans cette vidéo de Les Baos, voilà une petite sœur qui est habituée à droguer les gens avant de les dépouiller de leur bien, qui fait la connaissance d’un chef de village. La go était sûre que le mougou était tombé dans le sac, en voulant fuir hein, la fille d’autrui a confirmé que le village c’est le village.

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Vidéo : Askia sort enfin le clip revendicateur de « Let’s Talk »

Publié le
Par Au Letch

Capture d’Ecran Youtube / Let’s Talk, Askia

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Today, le bavardage ne sera jamais assez fort pour exprimer ce qui se passe au Cameroun. Askia l’a compris et elle se fond en musique pour exprimer son ras-le-bol. « Why the killing, why the blood. We just really wish that we could have a talk. You killing your brother, you killing your sister. We just really wish that we could have a talk…All we want is talk ».

Au Letch, on look aussi !

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