Qui est Cysoul, artiste et jeune protégé de Isidore Tameu (Taphis) ?

Qui est Cysoul, artiste et jeune protégé de Isidore Tameu (Taphis) ?

Publié le 10 juillet 2019
Par Au Letch


À 20 ans, Cysoul fait une entrée remarquée dans la musique camerounaise. En tout cas sur les réseaux sociaux. Encore méconnu du grand public, le jeune chanteur a déjà livré deux projets musicaux dont un EP et un album qui vantent le métissage culturel du Cameroun. 

 

La musique est un peu comme une agence de voyage. Il y a les grands voyageurs dont le terminus est la capitale, la grande ville. Et, il y a les plus petits qui veulent monter dans le bus mais ne savent pas comment s’y prendre. Cysoul est l’un de ceux-là, sauf que le jeune chanteur de 20 ans n’est pas monté seul. Installé provisoirement à Douala,  pour se frayer un chemin dans la musique, Cysoul est repéré par Isidore Tameu (Taphis), ex manager de Tenor, qui le contacte. Le jeune homme signe par la suite chez Nuevo Mundo Africa et enregistre plusieurs chansons. Sortiront du studio « Bouge » et notamment « C’est dans l’eau » sur lequel on l’entend parler d’une petite go qui le tourmente.  Le jeune chanteur se lâche sur la prod mi dansante – mi douce.

Le 24 avril dernier, sur le SoundCloud de son label, Fouda Etoundi Cyril, de son vrai nom, a dévoilé Éclosion. Un premier opus qui pose les bases de son voyage dans la musique. A la suite de son prix remporté au concours Goethe Découverte 2019 dans la catégorie « Musique-Voix », l’Institut Goethe lui donne la possibilité d’enregistrer un album entièrement financé. Au total, sept titres enregistrés à Douala dans les studios MEV Sound de Dj T-Bo et Real Recordz de Dj Kessy, avec comme compositeurs Dj LB King et Cadex On The Beat. Un premier projet entièrement produit par Isidore Tameu sous le label Nuevo Mundo Africa.

 

 

Alors qu’on s’attend à un long tour média, et des clips extraits dudit premier opus, Cysoul prend le risque de sortir son premier album deux mois plus tard. Le 14 juin dernier, le protégé de Taphis met en ligne 12 tracks sans trop se poser de questions. Akiba est dehors. « « Akiba » à tous car j’apprends tous les jours, de tout le monde et de toutes les situations que je vis au quotidien. Ce projet est à juste titre la résultante de ce que je vis et que j’ai vécu depuis une vingtaine d’années. C’est une partie de ma vie, c’est une partie de moi que je partage avec le monde » explique t-il longuement dans Mutations. 

 »Ce projet est un métissage linguistique homogène à l’image du Cameroun fier et uni dans sa diversité. On doit se sentir fier et privilégié de pouvoir chanter en toutes ces langues qui meublent notre patrimoine culturel national ». poursuit-il. Il vogue entre  le français, l’anglais, l’ewondo, l’eton, le duala et le ghomala. Tout comme, il s’essaye à plusieurs rythmes tout en traitant des sujets connus de tous tels que la mort, l’amour, la religion. « Dans mon album, j’explore plusieurs genres musicaux où je me balade aisément du bikutsi au bendskin en passant par la nu-soul, la world music et je partage des émotions fortes et authentiques » conclue t-il.

 

L’album est dehors, écoutez, partagez, c’est le Cameroun qui gagne ! 

 




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