Pourquoi le 8 Mars n’intéresse plus les camerounaises ?

Publié le 7 mars 2018
Par Nyemson

Voici la Journée Internationale de la Femme (JIF), mollah pas un seul tapage autour du pagne ? Eehh ! Pas même un mbindi kongossa sur le programme d’un dur ndjoka. Alors que certains camerounais think que les femmes du Mboa comprennent déjà l’importance du 8 Mars, humm !…Jamais ! Auletch vous donne les véritables raisons de ce silence.

Mannequin Amanda Efathel / PS : L’image n’est qu’illustrative

Mollah ça va bientôt faire 3 à 4 ans qu’on ne yâ plus dans les kwatts une matter chiba son mari en PUBLIC, pour n’avoir pas acheté le pagne à une semaine du ndjoka. Et même qu’il y en a qui waka déjà en route, un bon 8 Mars sans pagne, no stress, genre à 37° sous un soleil de 40°. Humm… On parle bien des femmes camerounaises hein. Spécialement de nos tantines du mboko. Tu wanda ? Attention, l’exception demeure chez nos sœurs maguida qui, ne gèrent pas ça Hoha ! (affaire de coutumes). Mais non, on parle bel et bien de nos tantines bantous. Quand on ask ce qui n’a pas marché ? Flop de gars djoss qu’elles ont fini par comprendre que l’émancipation n’est pas une affaire de bruit. Zero mollah ! En fait, les raisons sont toutes simples. Il suffit de faire un flash-back !

Les cicatrices du passé.

Dans les années 2000 au Cameroun, les quartiers offraient des spectacles de choc (à guichet ouvert) pire que le « ça va se savoir » des français. Tous les 9 Mars, il fallait voir le bilan à la TV pour comprendre ce qui causait le buzz, entre celles qui avaient nang dans les bars et celles qui se faisaient (re)corriger par leur mari. Oui oui ! c’est bien écrit (RE) corriger parce que le palaba commençait 2 semaines avant (juste après la St Valentin) par une discussion préventive. La go avertissait son époux qu’il fallait absolument épouser la « cause du 8 Mars ». Il s’agit certainement de l’émancipation, mais surtout, SURTOUT des « causes symboliques » telles que : le pagne, les dos et garder les mounas pour une fois. Du coup sur un accord mal géré, le début du mois de Mars se soldait par des publics fighting. Sinon hein le vrai matter qui s’y cachait était la honte. Honte de voir ses copines à la mode un bon 8 Mars, tandis que d’autres repassent les bermudas. Il n’était pas alors rare de nyè une mater, soulever son kaba pour challenger son gars, ou une djomba griller la carte du gars face à la titulaire dans une auberge. L’époque des hélélé massah ! Des histoires qui ont nourri (littéralement) les parodies de Mintoumbaet d’Edoudoua non glacé, même pour 5 ans, sans jamais vraiment faire profiter les concernées.

Les traditions qui n’aident pas.

A la suite de ces showfighting, la suite était toujours évidente. Il y avait malaise dans les piaules. Par conséquent, il fallait call qui ? Exactement la belle famille pour jouer les arbitres. Même si ladite famille (généralement celle dudit man hein…) faisait genre, « oui ta femme a raison, il faut participer UN PEU aux tâches ménagères. Ce sont aussi vos enfants, donc de TEMPS EN TEMPS, tu peux les regarder, etc. ». A l’heure-là, la go reprend confiance. La pauvre n’a pas compris les mots en majuscule, mais ils ont un plan B. En ce moment quand on se retourne sur la femme, tu yâ seulement « Dans la Famille, c’est l’homme qui est le COQ. Il faut rester SOUMISE ». Parfois la belle-famille know qu’elle peut laisser un pétard. Alors elle ajoute toujours « Pour L’AMOUR de TES enfants MA fille ». Yemaleh ! Qui a dit qu’il n’y avait pas les diplomates aux villages. Or pour rappel, les ambassadeurs agissent en deux phases. La première c’est le tôpô qu’on vient de trahir. La deuxième come out en cas de problème majeur. Toi la femme camerounaise mariée, on te senta one tour au champ où si tu éternues seulement, les gris-gris ne vont pas te dire. Betah être célibataire ? Tu crois que ça les laisse ?




Il n’y a même pas l’argent « sur ça »

Today au Cameroun, on souhaite déjà bonne fête de la femme à toutes les gos hein. Eééh !! C’est une affaire de quoi ?Aux gos du lycée oo !! Bonne fête ma chérie. Pire faut voir now que même les bébés, les minguilis de la maternelle bock le tissu. Que hein, même si la mater n’a pas le tissu, son mouna doit en avoir un. C’est à croire que dans le fond, il y a des gos ici-dehors qui ne savent pas ce qu’elles fêtent hein. Pendant ce temps que les grandes Dames, se battent comme une bayam sellam déterre son manioc, subissant insultes et moqueries de la part de son entourage, alors qu’elle bring plus de conseils et de dos… pour que morrow toi la peri-sœur tu avales sans plus jamais mâcher, tu préfères les selfies ? Ehh !! C’est comme il y en a le jour du 8 Mars, qui ne défilent pas, ne participent pas aux grands débats, rien rien rien !!! Alors qu’elles sont go au school. Quand tu leur ask c’est quoi le projet ? Elles te répondent cash « ça ne donne pas l’argent ». Vous qui faites honte au Camer, sentez-vous profondément salués. Du coup on laisse la journée là passer comme les blagues. Mais honnêtement, qui perd ?

Cela dit, Sister être une Femme n’est pas un way easy et encore, quand tu vis au Cameroun. Au lieu de prendre les selfies, vider quelques bouteilles ou fumer la chicha, honorez le pays. Mais si ça vous convient, il faut know que chez les boys nor, c’est encore mieux. Alors les letchoises vous allez seulement laisser ?

 

Crédit photo : Amanda Efathel

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Pourquoi on ne fait pas la dot d’une femme enceinte au Cameroun ?

Publié le 18 mars 2019
Par Charly ngon

Le fait pour une femme de tomber enceinte au moment de convoler en justes noces compliquerait la dot, qui est une étape très décisive dans la célébration d’une union. Au Cameroun, la dot d’une femme enceinte est interdite, voici pourquoi…

Source: Scidev.net

 

De toutes les pratiques ancestrales qui résistent encore au temps, aux nouvelles mentalités ou encore tendances, la dot demeure encore malgré tout, la pierre angulaire sans laquelle un mariage ne saurait exister. Si elle a su garder cette considération au fil du temps, c’est bien parce que des consignes ont été toujours respectées. Et pour peu qu’un élément ou une situation complexe se pose avant sa tenue de celle-ci, le processus s’annule annule immédiatement. Par exemple, une grossesse.

Doter une femme enceinte est perçue comme une offense à la tradition, voire une trahison sur un pacte établi depuis la nuit des temps. C’est un principe qui s’est toujours transmis de génération en génération, il serait donc inadmissible pour une raison quelconque, que cela change.

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Pour les traditionalistes, il n y a même pas matière à faire un débat dessus, c’est un principe. Parfois certaines filles avec la complicité de leur futur époux, mettent en place une stratégie malicieuse pour tromper la vigilance des deux familles.

Dans certaines situations, il apparaît souvent qu’un groupuscule des membres de la famille du gendre, tout comme celui de la fille, soit au courant de la grossesse, et par solidarité participe à la supercherie. Les raisons le plus souvent évoquées par certaines personnes pour justifier l’interdiction de la dot d’une fille enceinte sont nombreuses.

D’après une enquête menée par Sandrine Tonlo Tiako, journaliste au quotidien Mutations, qui a eu le privilège de rencontrer certains responsables des communautés, il ressort que selon le principe, une femme doit se marier vierge.

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Les familles respectives ne doivent pas être au courant que les futurs mariés ont déjà eu les rapports sexuels. Cela sous-entendrait que, même si un couple partage une intimité depuis longtemps, tant qu’il n’y a pas une grossesse avant la dot, la femme est considérée aux yeux des deux familles comme étant vierge.

Pour Ferdinand Ndame Eyoum, notable au canton Ngoma Douala-Bassa, le jour de la dot, il y a des esprits maléfiques qui rôdent. Par crainte que ces derniers ne  fassent du tort à la mère ou encore au bébé dans le ventre, on préfère attendre l’accouchement pour continuer les négociations.

Chez les Sawa, la dot d’une femme enceinte est interdite pour la simple raison que, on craindrait que la femme ne meurt au cours de l’accouchement, d’après Robert Elombo, notable de Bonabelon dans le village Bonapriso.

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Une autre raison avancée est que si le fiancé de la fille ne donne pas les présents qui satisfassent la famille, celle-ci dans leur mécontentement peut lancer un mauvais sort à la fille. Elle peut perdre son enfant, soit ne plus jamais en avoir, soit avoir des enfants malades ou encore connaitre une vie de couple malheureuse.

Selon un citoyen que nous avons rencontré et qui a voulu garder l’anonymat, le refus de doter une femme enceinte se justifierait aussi par le fait que lorsque la famille constate la grossesse, elle impose au futur gendre de doubler la dot, si celui-ci ne parvient pas à satisfaire aux nouvelles exigences de la famille, la cérémonie est renvoyée en attendant l’accouchement.

Toutefois si certains couples veulent malgré tout avancer dans leur initiative, conscients du fait qu’ils n’ont pas rempli toutes les conditions exigées, en accord avec les deux familles, la dot de la première fille issue de leur union reviendra exclusivement à la famille de la fille. La pratique n’est pas habituelle, mais les familles préfèrent par mesure de sécurité pour la vie de la fille et de l’enfant attendre l’accouchement.




 

 

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Festival Koura Gosso, six représentants camerounais dans la line up

Publié le
Par Charly ngon

La troisième édition du Festival Koura Gosso aura lieu du 2 au 5 mai 2019 à Moundou.


Après un appel à candidature lancé au cours du mois de février, les organisateurs du Festival Koura Gosso viennent de dévoiler la liste définitive des artistes retenus.

Pour cette troisième édition, la province du Logone Occidental précisément à Moundou-Tchad, va accueillir quarante-deux artistes dans l’un des rares évènements culturels qui met en lumière le patrimoine artistique de cette localité.

Une initiative qui permet le brassage des cultures et le partage des expériences entre les artistes. Dans cette liste, on retrouve une forte délégation camerounaise, composée du groupe Love N’Live, Leberger, Abou Digital, Papy Anza, Danielle Eog et MarsiArsi.

Le Festival Koura Gosso qui veut dire « jeune talent », est une plateforme d’échange et de rencontre qui réunit tous les ans  les artistes, les journalistes, les promoteurs culturels, le public et les étudiants de la localité de Moundou.

NB: Le Festival Koura Gosso aura lieu du 2 au 5 mai 2019 à Moundou-Tchad.




 

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