Pour avoir de l’eau, vous avez certainement usé de ces 10 astuces

Pour avoir de l’eau, vous avez certainement utilisé une de ces 10 astuces

Publié le 21 août 2019
Par Charly ngon


La quête de l’eau est devenue un besoin urgent qui pousse les populations à user de toutes les tactiques pour se procurer le précieux liquide.  Dans la majorité des quartiers du Mboa, cette eau n’est disponible que dans une seule source. Voici donc 10 astuces que certains ont trouvé pour avoir l’eau à tout prix.

Source: http://bit.ly/2Dox2Bx

 1-Puiser l’eau de la pluie

Dans les kwatt du Mboko en saison pluvieuse, il faut nyè les devantures de chaque piole. Les bassines et les seaux sont alignés au bout des toitures. Ici, il faut parfois compter sur les gouttes de pluie pour faire des réserves d’eau. Une dure épreuve de la foi, qui sonne tout comme la story de la manne tombée du ciel. Pour les bôbô qui ne sont scandalisés sur les questions de santé de ça, pas de panique, les gars sont tellement pro dans le game, qu’ils ont un manuel. La première pluie lave les toitures, la seconde désinfecte la rouille, pour que la troisième serve à la consommation. Warr, on va faire comment lorsque les tuyaux du ngomna ne came pas dans all les sectos. Une chance que la pluie tombe hein, parce qu’en saison sèche c’est le grand frère du level.

2-Puiser de l’eau la nuit, c’est la patte

En soirée alors que all le motto est occupé ou nang, pour certains c’est le meilleur moment de bock son seau pour go falla de l’eau. Peu de personne en font l’expérience mais onong, c’est le meilleur moment pour faire ses 10 tours en 10 minutes. Personne au couloir pour te barrer la route, seule tu gères plus vite et même que le matin tu es free un genre. Mais si flop de gars ne do pas ça, mollah c’est parce qu’il y a peu de chance que le forage soit open, ou alors c’est qu’il faut avoir le cœur pour bock le seau d’eau en plein 18 heures devant all les gens qui te regardent. Si tu n’es pas né avant la honte nor, betah tu fais comme tout le monde.

3-Se lever tôt comme tout le monde.

5 heures tapante va à la source, au puits ou au forage. C’est le monde que tu veux voir ? Les gars ne se sont même pas encore brosser les dents qu’ils te disent à haute voix « enlève ton seau, c’est plein ». Tu comprends qu’à cette heure, le monshung n’a pas sa place. Les citadins passent tous en mode letchois. Gars, betah ndem son image pour gagner en temps et go boulot. Par contre si tu ne te lèves pas vite pour go en puiser hein, tu vas tamponner les chômeurs du kwatt. A voir leurs récipients, c’est pas une question d’eau, mais de bahat.

4-Bring toute l’artillerie à la source

Mollah quand il y a un palaba où le bien commun doit être partagé, il faut avoir un peu de bon sens et surtout être un minimum altruiste (le yamô de l’autre). Mais les gars débarquent souvent avec des fûts. Pas des bidons hein, mollah des fûts. Le genre qui take 60 L à 80 L. Si ce n’est pas le mauvais cœur, onong. Ce genre de récipient qui fait perdre du temps à all le motto trahit aussi bien, leurs intentions à savoir démoraliser tous ceux qui veulent le water. Sûr qu’il se sent souvent seul au Kwatt, donc il veut peut-être passer du temps avec les autres. Sauf que çà ce n’est pas la compagnie mais une prise en otage.

5-Prendre son temps, l’eau ne fuit pas

Mollah est-ce que tu know un animal qu’on call le paresseux ? Massah, quand on parle des gens qui tapent le système, il ne faut pas forget les gars qui prennent leur temps. Ils sont souvent pires que les gars qui bock le fût. Parce que oui en ce qui concerne le fût, si tu as une bonne pression, ça va. Mais chez les paresseux leur way déjà ce sont les bidons de 5L. Mais alors, ils peuvent bring même 10 comme ça. Ok jusque-là, ça peut aller. Mais dès que tu vois le gars, ouvrir sa bouteille, la rincer, puis poser, puis viser encore le bouchon, pour ensuite enlever et déposer au sol avant de prendre l’autre. Tu comprends pourquoi le ngomna fait bien de ne pas légaliser le port des armes à feu.

6-Foutre le ndem ça aide aussi

Certaines personnes au Camer ne sont pas à l’aise avec l’ordre, le protocole et tout ce qui fimba à la règle. Pourquoi ? Parce que ça leur perdrait du temps. Dans ce cas, dans les lieux comme le forage ou les sources du puits, tu vas toujours trouver quelqu’un qui bring le désordre. Remarque bien. Au départ tout est calme.  Les seaux en rang, les gens puisent selon l’ordre d’arrivée. After tu vois seulement un(e) letchois(e) qui vient glisser son seau, en calculant celui qui s’est à peine absenté. « Hey tu m’as trouvé hein » ; « Où ça ? Mon ami tu n’étais pas là ! » Et c’est parti. C’est le plus fort qui va go poser son seau, tandis que l’autre va lâcher une phrase comme quoi « n’est-ce pas c’est vous les plus fort du quartier ».

7-Jouer son joker.

Du coup quand tu fais face à ce genre de violence ou les gens jouent sur le sens, certains mounas ont déjà trouvé la parade. Bring leur mater, en lieu et place. En fait la mater surgit seulement parce que le mouna s’est fait brutalisé. Ah oui sinon elle a flop de chose à faire. Mais quand ça touche à son mouna ? Mafmideh ! Elle came au renfort et toujours derrière le périka qui now peut installer son seau. Pendant que le seau remplit, le regard de la mater là balaye all le motto pour ceux qui n’ont pas compris pourquoi elle est là. Parlez encore ! Les gros bras son où ? Chacun à son level.

8-Faire la tchoin.

Mollah quand c’est fort comme ça, c’est chacun qui sort alors sa part de modèle. Celui qui connait quelqu’un qui connait l’autre, ask de puiser pour lui « après pardon tu mets aussi mon seau ». Mais les champions dans cette affaire ce pseudo tchoko, ce sont les gos. Un clin d’œil avec un bonjour doux comme une patate, c’est finit voilà son seau qui monte. Attention n’essayez jamais ça chez vous hein, ps* Si tu ne veux pas te faire coiffer ma chérie, note que seules les belles filles ont se privilège.

9-Avoir un coup à l’avance

Quand tu n’as ni les atouts qu’il faut, ni un bon cv de bon voisinage… ni même un big mamy qui va te puiser 1 L after un autre, il faut penser stratégiquement. La formule n’est pas compliquée hein, tu te lèves plus tôt que les autres et tu poses tes récipients en rang avant que les autres ne came. On appelle ça faire sa réservation mollah. Le matter avec ça c’est que ça marche pas très souvent dans le poungamel (le désordre). Il faut go do ça au VIP.

10-Quand c’est strong, faut monnayer

Généralement dans les mbocko, on ne paye que lorsqu’il s’agit de l’eau à boire. Mis à part ça, la plupart des gars se batte ailleurs. Exceptés alors ceux qui sont tired de se bousculer toute la journée pour un mbindi récipient. Un moyen de fuir les matter et garder aussi sa dignité. C’est certainement la meilleure option en effet, mollah. Mais le way c’est que hein, même là-bas nor, c’est le choc. Il suffit juste que dans le coin du palapala l’eau tarisse ou que la pompe se gâte. Comme quoi, c’est inévitable, au Mboa on est tous mouillés, il faut sauf que choquer dedans.




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