Et si on parlait de musique électronique au Cameroun ?

Et si on parlait de musique électronique au Cameroun ?

Publié le 21 octobre 2016
Par Mota__Savio


Evolution prod by Skriim

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Hugo est au parfum de toutes les sorties musicales quand on parle d’EDM (Electro – Dance – Music). Actualités, nouveautés, concerts, festivals, nouveaux mixs etc…mais il se sent seul. Ses potes ne sont pas dans sa bulle électronique. Le gars se pose des questions : Les gens écoutent même l’affaire de musique électronique ci au Cameroun ? Ils savent ce que c’est ? Hum peut-être je suis seul dedans hein ?

 

Il est 18 heures au beignetariat. Dans un coin de Mimboman, Hugo, étudiant en informatique et féru de musique électronique cherche dela  connaitre si Pitou, fan de hip hop Mboa est dans sa bulle.  Ducoutement, Pitou balance :

 

  • « Hein ? Que quoi ? La musique électricité ? « 
  • « Ahahaha. Non j’ai dit musique électronique, pas électricité mon frère. Tu as les problèmes avec Eneo ? » répond Hugo, d’un air moqueur.

 

Quelques minutes plus tard, Hugo revient à la charge.

  • « Hein Pitou ! Vrai vrai que tu te know pas ce qu’on appelle musique électronique ? Jamais entendu parler ? » insiste Hugo.
  • « Peut-être mais ce n’est pas pour moi. Dis-donc ! »
  • « Donc même un artiste tu ne connais pas ? »
  • « Assseee hein Hugo. Y a quoi nor ? On t’a envoyé avec tes électrons là ?»

 

Hugo est perplexe. La musique électronique peut-elle prendre le dehors comme la musique urbaine au Cameroun ? Le gars qui disait que l’amour n’a pas de frontières était un génie. Mais, avait-il seulement pensé à la musique qui elle aussi n’a pas de frontières ? Une musique musicale comme dirait quelqu’un. Une musique « bruitale » c’est-à-dire que hein, « La musique, c’est du bruit qui pense » comme disait quelqu’un de Mbeng. Dans un univers musical oscillant entre musique urbaine et musique traditionnelle, l’on pourrait penser qu’il n y a plus de place pour d’autres genres musicaux. En vrai ! La tendance EDM (Electro – Dance – Music) se ressent dans les clubs (Qui n’existe vraiment pas au Mboa) en Mbeng. La « musique des blancs » comme on l’appelle est encore inconnue du public camerounais ou pas vraiment acceptée. Pour les curieux, les noms des principaux ambassadeurs, David Guetta, Bob Sinclar, viennent à l’esprit. Ceux qui dorment sur internet, on pu tomber sur Skrillex, Steve Aoki ou Petit Biscuit par hasard…Genre les mégas finissaient déjà…

Anyway, qu’on le veuille ou pas, la musique électronique fait son chemin. Elle s’intègre peu déjà peu aux autres styles. Ce sont les Djs qui mixent que tu veux voir ? Ce sont des mixs un genre un genre que tu veux entendre ? Cependant, une question mérite sa place : La musique électronique a-t-elle sa place dans l’univers musical africain en général et camerounais en particulier ? S’il est vrai que récemment, la tendance afro-électro née du DJ AuntieFlo est suivie dans plusieurs pays d’Afrique (Ghana, Nigeria, Afrique du Sud) suivi d’artistes tels que Steloo, Anbuley, Ibaaku, Caleb Rimtobaye et Xpect…

Au Cameroun, des artistes s’y essaient en l’occurrence de SKRIIM du collectif Rascal 3009  ou Mister MANGA. Devons nous penser à quelque chose de grand ? Ce n’est pas le feu de paille ? Peut-il avoir une musique électronique made in CAMEROON ?

Betah on répond au questionnaire en cliquant ici  on verra le reste après.

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