Ne passez surtout pas à côté des trois nouvelles chansons Reggae de Tilla

Publié le 20 septembre 2017
Par Mota__Savio

Tilla a sorti trois gros titres en mode reggae, histoire de confirmer qu’elle est polyvalente. Généreuse dans l’effort, la voix et le rythme, la rappeuse continue son chemin – il est vrai difficile depuis son départ de New Bell Music – en démontrant à qui veut l’entendre que son talent déborde même quand elle décide de chanter sur une série de titres intitulée « The Reggae Trilogy ». 

© Instagram / Tilla Tafari

Après un début d’année timide avec le clip #TillaRaps, le titre Ola Olé,  et il y a quelques semaines Understanding en collaboration avec Chuzih, l’artiste de God Mother Sound appuie sur accélérateur en proposant 3 chansons d’un coup. Et, le plus wandayant, ces trois tracks n’ont rien de bâclé : la rappeuse se livre dans un style peu mis avant au Cameroun mais force est de constater qu’elle est à son meilleur niveau.

Grande travailleuse, la chanteuse originaire de Bamenda n’en finit pas de repousser ses limites et démontre encore et encore qu’elle n’est pas qu’une rappeuse. Et oui ! Nous parlons d’une artiste – une femme, il faut le préciser car il y en a pas beaucoup dans le milieu – qui navigue entre le rap et le chant avec aisance, fort d’un timbre vocal qu’on reconnait et qui s’accélère quand elle est piquée au vif.

Car Tilla ne rigole pas : elle compte bien montrer aux fans que depuis son départ de New Bell Music, elle a fait du chemin, il est vrai dans l’ombre, et parfois en faisant des choix étonnants, mais dans le but de se (re) faire un nom sur la scène musicale camerounaise.

The Reggae Trilogy

Les trois chansons font partie d’une trilogie.  La première, Best Friendplonge dans des sonorités qui poussent à écouter et parle de quelque chose de profond et touchant : l’amitié. Une amitié si forte que la go termine la chanson avec cette phrase : « …Thats why i’ll never leave me best friend ».

Criminal, le deuxième titre – reggaeton – est une histoire qui se déroule sur une production de Afanyu. God Mother parle de l’amour qu’elle ressent pour un gars au point ou s’en devient criminel. Allez savoir pourquoi en profitant de ce moment love.

Ghana Must Go est une connexion établie entre Tilla et le chanteur – producteur nigérian Groovie Selecta. Le duo de circonstance offre un tour en Dancehall qui vaut le détour. On y retrouve Tilla, plus tranchante que sur les précédentes titres, on se croirait sur le méchant couplet de Ah Meh Minah.

Du coup, on en redemande mais avec l’espoir qu’elle revienne jouer les premiers rôles chez les Femcees (les femmes qui rappent), qu’on retrouve tant bien que mal, mais qui peinent à avoir une place de choix dans la musique urbaine camerounaise.

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Pourquoi on ne fait pas la dot d’une femme enceinte au Cameroun ?

Publié le 18 mars 2019
Par Charly ngon

Le fait pour une femme de tomber enceinte au moment de convoler en justes noces compliquerait la dot, qui est une étape très décisive dans la célébration d’une union. Au Cameroun, la dot d’une femme enceinte est interdite, voici pourquoi…

Source: Scidev.net

 

De toutes les pratiques ancestrales qui résistent encore au temps, aux nouvelles mentalités ou encore tendances, la dot demeure encore malgré tout, la pierre angulaire sans laquelle un mariage ne saurait exister. Si elle a su garder cette considération au fil du temps, c’est bien parce que des consignes ont été toujours respectées. Et pour peu qu’un élément ou une situation complexe se pose avant sa tenue de celle-ci, le processus s’annule annule immédiatement. Par exemple, une grossesse.

Doter une femme enceinte est perçue comme une offense à la tradition, voire une trahison sur un pacte établi depuis la nuit des temps. C’est un principe qui s’est toujours transmis de génération en génération, il serait donc inadmissible pour une raison quelconque, que cela change.

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Pour les traditionalistes, il n y a même pas matière à faire un débat dessus, c’est un principe. Parfois certaines filles avec la complicité de leur futur époux, mettent en place une stratégie malicieuse pour tromper la vigilance des deux familles.

Dans certaines situations, il apparaît souvent qu’un groupuscule des membres de la famille du gendre, tout comme celui de la fille, soit au courant de la grossesse, et par solidarité participe à la supercherie. Les raisons le plus souvent évoquées par certaines personnes pour justifier l’interdiction de la dot d’une fille enceinte sont nombreuses.

D’après une enquête menée par Sandrine Tonlo Tiako, journaliste au quotidien Mutations, qui a eu le privilège de rencontrer certains responsables des communautés, il ressort que selon le principe, une femme doit se marier vierge.

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Les familles respectives ne doivent pas être au courant que les futurs mariés ont déjà eu les rapports sexuels. Cela sous-entendrait que, même si un couple partage une intimité depuis longtemps, tant qu’il n’y a pas une grossesse avant la dot, la femme est considérée aux yeux des deux familles comme étant vierge.

Pour Ferdinand Ndame Eyoum, notable au canton Ngoma Douala-Bassa, le jour de la dot, il y a des esprits maléfiques qui rôdent. Par crainte que ces derniers ne  fassent du tort à la mère ou encore au bébé dans le ventre, on préfère attendre l’accouchement pour continuer les négociations.

Chez les Sawa, la dot d’une femme enceinte est interdite pour la simple raison que, on craindrait que la femme ne meurt au cours de l’accouchement, d’après Robert Elombo, notable de Bonabelon dans le village Bonapriso.

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Une autre raison avancée est que si le fiancé de la fille ne donne pas les présents qui satisfassent la famille, celle-ci dans leur mécontentement peut lancer un mauvais sort à la fille. Elle peut perdre son enfant, soit ne plus jamais en avoir, soit avoir des enfants malades ou encore connaitre une vie de couple malheureuse.

Selon un citoyen que nous avons rencontré et qui a voulu garder l’anonymat, le refus de doter une femme enceinte se justifierait aussi par le fait que lorsque la famille constate la grossesse, elle impose au futur gendre de doubler la dot, si celui-ci ne parvient pas à satisfaire aux nouvelles exigences de la famille, la cérémonie est renvoyée en attendant l’accouchement.

Toutefois si certains couples veulent malgré tout avancer dans leur initiative, conscients du fait qu’ils n’ont pas rempli toutes les conditions exigées, en accord avec les deux familles, la dot de la première fille issue de leur union reviendra exclusivement à la famille de la fille. La pratique n’est pas habituelle, mais les familles préfèrent par mesure de sécurité pour la vie de la fille et de l’enfant attendre l’accouchement.




 

 

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Festival Koura Gosso, six représentants camerounais dans la line up

Publié le
Par Charly ngon

La troisième édition du Festival Koura Gosso aura lieu du 2 au 5 mai 2019 à Moundou.


Après un appel à candidature lancé au cours du mois de février, les organisateurs du Festival Koura Gosso viennent de dévoiler la liste définitive des artistes retenus.

Pour cette troisième édition, la province du Logone Occidental précisément à Moundou-Tchad, va accueillir quarante-deux artistes dans l’un des rares évènements culturels qui met en lumière le patrimoine artistique de cette localité.

Une initiative qui permet le brassage des cultures et le partage des expériences entre les artistes. Dans cette liste, on retrouve une forte délégation camerounaise, composée du groupe Love N’Live, Leberger, Abou Digital, Papy Anza, Danielle Eog et MarsiArsi.

Le Festival Koura Gosso qui veut dire « jeune talent », est une plateforme d’échange et de rencontre qui réunit tous les ans  les artistes, les journalistes, les promoteurs culturels, le public et les étudiants de la localité de Moundou.

NB: Le Festival Koura Gosso aura lieu du 2 au 5 mai 2019 à Moundou-Tchad.




 

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