Massacre de Ngaburh : Kobe Williams rend hommage aux victimes

Massacre de Ngaburh : Kobe Williams rend hommage aux victimes

Publié le 19 février 2020
Par Charly ngon


C’est à travers un dessin réalisé à même le sol que Kobe Williams a décidé de rentre hommage aux victimes de Ngaburh.

Source: Kobe Williams

Quelques semaines après avoir réalisé sur un pare-brise de voiture un dessin en hommage au basketteur américain Kobe Bryant et sa fille décédés dans un crash d’hélicoptère. Kobe Williams, le précurseur du chalk art, s’illustre une fois de plus avec une nouvelle fresque. Cette fois-ci, c’est en mémoire aux victimes du massacre de Ngaburh dans la région du Nord-Ouest Cameroun.  

Le jeune artiste comme la plupart des camerounais et le reste du monde, a été témoin des images macabres montrant des femmes et des enfants brûlés qui ont circulé sur les réseaux sociaux. Meurtri dans sa chaire par ce qu’il a vu, il n’est pas resté indiffèrent face à cette situation. En guise de solidarité aux victimes et aux autres personnes qui subissent les affres de la crise anglophone, cet ancien enseignant a réalisé à même le sol un dessin qui représente les femmes et les enfants de Ngaburh. Ce dessin est un signe de protestation, d’indignation, de rage que l’artiste exprime  face à ses meurtres qui n’en finissent pas, et où des innocents perdent la vie pour une guerre qu’ils n’ont pas voulu. 

Derrière ce dessin réalisé par Kobe Williams se dégage aussi un message ; c’est celui du retour à la paix dans les zones en crise au Cameroun. Trois ans déjà que cela dure, et le bilan des dégâts ne fait que s’alourdir au jour le jour. Les choses vont de mal en pire, et lorsqu’on est face aux images macabres telles que celles de Ngaburh, on prend juste conscience qu’il y a encore du chemin à faire avant que les choses reviennent à la normale. Trop de morts, trop de déplacés, ayons la force et le courage de trouver les mots justes pour faire revenir chacun à la raison. Commençons déjà par faire ce qu’on aurait pu faire avant que les choses ne virent au chao. 

Auteur : Charly ngon

Molah ne te fie pas à mon name, je ne suis pas un mbenguiste, je suis du bled comme toi. Les hauts et les bas sont notre quotidien, donc ne fia pas c'est entre nous quoi ... comme au letch

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