Manu Dibango : Quelques moments importants de la vie de l’artiste

Manu Dibango : Quelques moments importants de la vie de l’artiste

Publié le 24 mars 2020
Par Charly ngon


Depuis l’annonce du décès de Manu Dibango, c’est le monde entier qui se pli en quatre pour lui rendre un ultime hommage. L’artiste a marqué des générations avec sa musique éclectique, et son sourire légendaire qui ne laissait personne indiffèrent. De l’Afrique, en Europe, en passant aux Amériques et l’Asie, l’auteur de la célèbre chanson « Soul Makossa » jouissait d’une grande affection auprès du public. Avec sa tête rasée à la perfection, les lunettes noires qui ne quittaient presque pas ses yeux, une chemise africaine pas tape l’œil, Manu Dibango s’était forgé une personnalité qui l’a érigé au statut de légende. Aujourd’hui nous invitons à voyager à travers quelques grands moments de la vie de l’artiste.

Source: Top visage

1- Emmanuel N’djoké aka Manu Dibango pousse son premier le 12 décembre 1933 à Douala. Son père qui était originaire de Yabassi et sa mère Douala vont lui inculquer les valeurs des deux cultures.

2- Lorsque Manu Dibango obtient son certificat d’études primaires, il est envoyé en France pour y poursuivre ses études. Il est alors âgé de 15 ans. Lui-même était loin d’imaginer qu’il ferait carrière dans la musique.

3- Il arrive en 1945 à Marseille dans la commune de la Sarthe où il rejoint le pensionnat du collège technique Saint-Calais. Une arrivée qui suscitera beaucoup de curiosité auprès de la commune, mais aussi de ses camarades, parce qu’il était noir, le premier en fait dans cette Bourgade.

4- En 1951 il rencontre le poète et chanteur Francis Bebey dans un centre de vacances pour ressortissants africains. Entre les deux hommes le courant va très vite passer. Pendant leur temps libre, Francis Bebey va transmettre à Manu sa passion pour la musique en l’occurrence le jazz.

5- Manu va découvrir le saxophone grâce à Francis Kingué, un étudiant camerounais qui évoluait dans un orchestre bien connu à l’époque. Celui-ci jouait dans un Casino qui avait pignon sur rue en France.

6- La rencontre entre Manu Dibango et son ami Moyébé Ndédi en 1952 sera certainement celle qui va l’emmener à se lancer définitivement dans la musique. Après avoir emprunté le saxophone de ce dernier, il n’aura plus qu’une obsession : celle d’apprendre à la jouer.

7- Manu aime la musique, mais ses parents ne l’ont pas envoyé en France pour être musicien. En 1956 lorsqu’il échoue la deuxième partie de son bac ses parents décident de ne plus lui envoyer de l’argent. Malgré tout Manu continue contre avis de ses parents à faire la musique, et obtient finalement son bac.

8- Voulant à tout prix faire carrière dans la musique, il suspend ses études. En 1957 il rencontre celle qui deviendra son épouse. Coco une jeune peintre et mannequin. Un mariage qui n’a pas du tout plu aux parents de Manu, puisque ces derniers voulaient que leur fils épouse une africaine.

9- Venu en Belgique pour soutenir Patrice Lumumba, Joseph Kabasélé découvre Manu Dibango. L’artiste congolais est conquis par son talent. Il décide de lui proposer un contrat d’un mois avec son orchestre l’African Jazz. Au final le contrat va s’étendre sur deux années avec à la clé de nombreux voyages à travers l’Afrique.

10- En 1962 lorsque Manu ouvre son établissement, Tam Tam, au Congo Brazzaville il invite ses parents. C’est la première rencontre entre Manu et ses parents depuis qu’il s’est marié avec coco. Il profite donc de l’occasion pour présenter à ses parents sa femme et aussi mettre un terme à leurs différends.

11- Il revient au Cameroun en 1963 à la demande son père. Il lance avec son épouse un autre établissement toujours avec le nom de Tam Tam. Au début les choses vont bien fonctionner, mais avec le temps les affaires vont commencer à être difficiles. Harcelé par les impôts, victime des descentes constantes de police, ainsi que de la haine de certaines personnes, le couple va fermer boutique, et partir s’installer à Yaoundé où Manu va gérer le black&white avant de quitter définitivement le Cameroun.

12- Au top de son art, Manu Dibango revient au Cameroun, et demande à rencontrer personnellement le ministre des sports de l’époque, pour que ce dernier mette à sa disposition des fonds nécessaires pour composer l’hymne de la première Coupe d’Afrique des Nations organisée par le Cameroun 1972. Il composera cet hymne dans un 45 tours avec le poete Eno Belinga.

13- Après l’élimination du Cameroun par le Congo en demi-finale de cette compétition, la chanson de Manu Dibango est victime de mauvaise publicité auprès du public. Certains vont même aller jusqu’à casser le 45 tour, juste pour exprimer leur colère. Manu va retourner en France après cette mésaventure.

14- En 1973 il fait une tournée mémorable aux Etats-Unis après le succès de la chanson « Soul Makossa » auprès du public. Il montera sur la scène du Yankee Stadium et Madison Square Garden. La même année il va se produire à l’Olympia.

16- Alors qu’il dirige l’orchestre de la Radion-television ivoirienne entre 1975 et 1979, ses parents descendent en 1976. Un moment difficile que Manu Dibango a dû supporter malgré lui. Deux ans après, il sortira l’album « Home made » avec des artistes nigérians.

17- En 1995 Manu Dibango perd sa femme, un autre choc pour l’artiste. Un an plus tard, il sort l’album « Lamastabastani» où il lui rend hommage.

18- Manu Dibango a composé les chansons et les génériques de plusieurs longs métrages africains et même des films d’animations. On peut citer les film « Le prix de la liberté », « l’herbe sauvage ». Dans le registre des films d’animations on a « Kimbo »,« Kirikou » pour ne citer que ceux-là.

NB: L’heritage laissé par Manu Dibango est tellement énorme que nous ne saurons vous la donner dans toute son intégralité. Toutefois, nous invitons à visiter la page Facebook de l’écrivain Arold Ketch qui a des archives complètes sur la vie de la légende camerounaise.

Auteur : Charly ngon

Molah ne te fie pas à mon name, je ne suis pas un mbenguiste, je suis du bled comme toi. Les hauts et les bas sont notre quotidien, donc ne fia pas c'est entre nous quoi ... comme au letch

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