Littérature : « Tilmiido », le nouveau roman de Fadimatou Bello

Publié le 4 juin 2018
Par Charly ngon

Tilmiido  –  un destin controversé est non seulement le premier roman de Fadimatou Bello et une histoire haletante sur la complexité du destin d’une jeune fille peule.

Dans la tradition peule, le rôle de la femme s’est toujours résumé aux occupations des tâches ménagères. Marier sa fille à la fleur de l’âge, est un grand honneur pour une famille. Et ce peu importe le consentement de celle-ci. Mais pour la jeune fille scolarisée, c’est surtout la fin d’un rêve qu’elle chérissait au fond de sa pensée qui se brise ; celui d’aller plus loin dans son éducation. Elles sont ainsi contraintes de vivre dans une relation qui n’est fondé sur aucun sentiment. Certaines filles comme l’héroïne de ce roman, se retrouvent face à des difficultés auxquelles elles ne se sont pas préparées : Des conflits entre coépouses qui engendrent le plus souvent le courroux de l’ époux. A défaut de battre sur elles la plupart du temps, il préfère s’en séparer. Et pour une famille, avoir une jeune fille répudiée par son mari est  une malédiction.

C’est donc  l’intrigue que nous propose Fadimatou Bello dans son premier roman Tilmiido.  C’est peut-être une fiction, mais il a aussi ce petit côté autobiographique que l’auteure veut partager. Des tranches de vie qui mettent un doigt sur les questions liées à l’éducation ou encore aux mariages précoces dans certaines communautés africaines et peule en particulier. Et ce n’est pas anodin. Originaire de la région du Nord Cameroun, où certaines de ces pratiques sont encore d’actualité, Fadimatou Bello veut sensibiliser les familles africaines, mais surtout camerounaises sur le bien fondé de l’éducation de la jeune fille. La société peule est très ancrée sur le respect des traditions ancestrales. Fatimatou Bello use donc de dextérité et de subtilité pour faire entendre sa voix au près des uns et des autres sur le bien fondé de cette éducation. Mais aussi de relever l’importance de la tradition qui doit  jouer son rôle dans cette éducation des masses sans toutefois être un asservissement.

Pour son premier roman, Fadimatou Bello a choisi de faire une emphase sur le choc des cultures. Si la culture dite Nassara laisse plus de liberté à la femme, celle des peule en donne moins voire pas du tout. C’est donc cette façon d’agir ou de penser de chaque culture qui crée des incompréhensions. Pourtant pour l’auteure, ces différences peuvent être  harmonisées pour permettre à chaque culture de trouver son épanouissement. C’est le challenge de cette enseignante de formation qui porte la voix des sans voix pour faire de l’éducation de la jeune fille une réalité. Si Tilmiido séduit par un style d’écriture limpide et attrayant, on peut aussi saluer l’originalité de l’auteure qui a su associer quelques expressions de la langue peule. Ce qui offre aux lecteurs un petit apprentissage du Fulfulde.




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Pourquoi on ne fait pas la dot d’une femme enceinte au Cameroun ?

Publié le 18 mars 2019
Par Charly ngon

Le fait pour une femme de tomber enceinte au moment de convoler en justes noces compliquerait la dot, qui est une étape très décisive dans la célébration d’une union. Au Cameroun, la dot d’une femme enceinte est interdite, voici pourquoi…

Source: Scidev.net

 

De toutes les pratiques ancestrales qui résistent encore au temps, aux nouvelles mentalités ou encore tendances, la dot demeure encore malgré tout, la pierre angulaire sans laquelle un mariage ne saurait exister. Si elle a su garder cette considération au fil du temps, c’est bien parce que des consignes ont été toujours respectées. Et pour peu qu’un élément ou une situation complexe se pose avant sa tenue de celle-ci, le processus s’annule annule immédiatement. Par exemple, une grossesse.

Doter une femme enceinte est perçue comme une offense à la tradition, voire une trahison sur un pacte établi depuis la nuit des temps. C’est un principe qui s’est toujours transmis de génération en génération, il serait donc inadmissible pour une raison quelconque, que cela change.

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Pour les traditionalistes, il n y a même pas matière à faire un débat dessus, c’est un principe. Parfois certaines filles avec la complicité de leur futur époux, mettent en place une stratégie malicieuse pour tromper la vigilance des deux familles.

Dans certaines situations, il apparaît souvent qu’un groupuscule des membres de la famille du gendre, tout comme celui de la fille, soit au courant de la grossesse, et par solidarité participe à la supercherie. Les raisons le plus souvent évoquées par certaines personnes pour justifier l’interdiction de la dot d’une fille enceinte sont nombreuses.

D’après une enquête menée par Sandrine Tonlo Tiako, journaliste au quotidien Mutations, qui a eu le privilège de rencontrer certains responsables des communautés, il ressort que selon le principe, une femme doit se marier vierge.

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Les familles respectives ne doivent pas être au courant que les futurs mariés ont déjà eu les rapports sexuels. Cela sous-entendrait que, même si un couple partage une intimité depuis longtemps, tant qu’il n’y a pas une grossesse avant la dot, la femme est considérée aux yeux des deux familles comme étant vierge.

Pour Ferdinand Ndame Eyoum, notable au canton Ngoma Douala-Bassa, le jour de la dot, il y a des esprits maléfiques qui rôdent. Par crainte que ces derniers ne  fassent du tort à la mère ou encore au bébé dans le ventre, on préfère attendre l’accouchement pour continuer les négociations.

Chez les Sawa, la dot d’une femme enceinte est interdite pour la simple raison que, on craindrait que la femme ne meurt au cours de l’accouchement, d’après Robert Elombo, notable de Bonabelon dans le village Bonapriso.

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Une autre raison avancée est que si le fiancé de la fille ne donne pas les présents qui satisfassent la famille, celle-ci dans leur mécontentement peut lancer un mauvais sort à la fille. Elle peut perdre son enfant, soit ne plus jamais en avoir, soit avoir des enfants malades ou encore connaitre une vie de couple malheureuse.

Selon un citoyen que nous avons rencontré et qui a voulu garder l’anonymat, le refus de doter une femme enceinte se justifierait aussi par le fait que lorsque la famille constate la grossesse, elle impose au futur gendre de doubler la dot, si celui-ci ne parvient pas à satisfaire aux nouvelles exigences de la famille, la cérémonie est renvoyée en attendant l’accouchement.

Toutefois si certains couples veulent malgré tout avancer dans leur initiative, conscients du fait qu’ils n’ont pas rempli toutes les conditions exigées, en accord avec les deux familles, la dot de la première fille issue de leur union reviendra exclusivement à la famille de la fille. La pratique n’est pas habituelle, mais les familles préfèrent par mesure de sécurité pour la vie de la fille et de l’enfant attendre l’accouchement.




 

 

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Festival Koura Gosso, six représentants camerounais dans la line up

Publié le
Par Charly ngon

La troisième édition du Festival Koura Gosso aura lieu du 2 au 5 mai 2019 à Moundou.


Après un appel à candidature lancé au cours du mois de février, les organisateurs du Festival Koura Gosso viennent de dévoiler la liste définitive des artistes retenus.

Pour cette troisième édition, la province du Logone Occidental précisément à Moundou-Tchad, va accueillir quarante-deux artistes dans l’un des rares évènements culturels qui met en lumière le patrimoine artistique de cette localité.

Une initiative qui permet le brassage des cultures et le partage des expériences entre les artistes. Dans cette liste, on retrouve une forte délégation camerounaise, composée du groupe Love N’Live, Leberger, Abou Digital, Papy Anza, Danielle Eog et MarsiArsi.

Le Festival Koura Gosso qui veut dire « jeune talent », est une plateforme d’échange et de rencontre qui réunit tous les ans  les artistes, les journalistes, les promoteurs culturels, le public et les étudiants de la localité de Moundou.

NB: Le Festival Koura Gosso aura lieu du 2 au 5 mai 2019 à Moundou-Tchad.




 

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