L’histoire de « Petit Jo » portée à l’écran par Daniel Kamwa

L’histoire de « Petit Jo » portée à l’écran par Daniel Kamwa

Publié le 17 janvier 2019
Par Charly ngon

Daniel Kamwa dévoile la bande annonce de « Petit Jo », une adaptation cinématographique du livre éponyme qui raconte l’histoire d’un enfant métisse qui se retrouve dans la rue.

Source: Capture d’image Facebook/ Petit Jo de Daniel Kamwa

Daniel Kamwa fait un retour en force. Longtemps absent du paysage cinématographique camerounais, le réalisateur de pousse pousse refait surface avec un chef d’œuvre inspiré du roman « Petit Jo, enfant des rues ». Un film qui raconte les tranches de vie  d’un enfant métisse abandonné à sa naissance, puis recueilli par un inconnu. Le petit monde dans lequel il vivait s’écroule comme un château de cartes et malgré lui, il se retrouve avec des enfants de la rue.

« Petit Jo, enfant des rues » est un roman jeunesse écrit par l’écrivaine camerounaise Evelyne Mpoudi Ngollé. Il est sorti en 2009 et a été publié par la maison d’édition Edicef. Il comporte cent quatre vingt huit pages et il est classé dans la collection littérafrique. Tout comme le roman, le film aborde une diversité de thèmes qui sont pour la plupart d’actualité. Des faits sociaux que Daniel Kamwa à bien voulu porter à l’écran. On y retrouve par exemple la paternité irresponsable, la délinquance juvénile, les relations amoureuses compliquées avec les blancs, la stigmatisation des personnes. L’espoir, la combativité, malgré le fait qu’il se soit retrouvé sur un mauvais chemin,  petit Jo décide par la suite de donner un sens à sa vie, en allant à la recherche de ses origines.

Par ailleurs, Daniel Kamwa fait partie de ces rares cinéastes qui sont encore convaincus que le septième art camerounais gagnerait en valorisant les langues maternelles. Cette diversité culturelle dont il bénéficie est un atout non négligeable, voire important dans le développement de l’industrie du cinéma. Si certains pays comme le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso et d’autres encore, bien qu’ayant pour certains le français comme langue nationale, proposent des productions en langue maternelle qui sont bien appréciées par le public, pourquoi pas le Cameroun ?

Fort heureusement, ce nouveau paradigme est porté aujourd’hui au niveau de la jeune génération des cinéastes camerounais par Franck Thierry Lea Malle. Dans son dernier court-métrage « Angles », il insert des langues maternelles dans les dialogues. Enfin, en attendant  l’intégralité du film « Petit Jo », savourons déjà cette bande annonce impressionnante.

On look !




Dans la même catégorie