L’écrivain camerounais Max Lobe nommé au Prix Les Afriques

Publié le 19 février 2019
Par Charly ngon

L’écrivain camerounais fait partie des quinze auteurs africains retenus pour le Prix Les Afriques.

Source: .ilgrandecolibri/ Max Lobe

Installé depuis plus d’une dizaine d’années dans son pays d’adoption qui est la  Suisse, Max Lobe a su imposer son style littéraire qui ne passe plus inaperçu. Auteur très engagé, il se positionne comme la voix des sans voix, portant un regard critique sur les réalités sociétales tout en essayant d’apporter un peu de lui dans ce qu’il voit, ressent et pense qu’il faut changer. Ses ouvrages tels des mémoires vivants, offrent aux lecteurs des odyssées extraordinaires porteurs de messages d’amour et d’espoir.

Max Lobe compte à son actif plusieurs distinctions littéraires, dont le célèbre prix Kourouma obtenu en 2017 avec l’ouvrage Confidences paru aux Éditions Zoe, un roman qui retrace le parcours de Ruben Um Nyobe. Cette année, il est nommé au Prix Les Afriques avec son dernier roman Loin de Douala sortit en mars 2018 toujours dans la même maison d’Édition. A ses côtés, quatorze autres auteurs africains connus pour leur engagement. Parmi ces ouvrages, cinq seront sélectionnés à l’intention du jury qui  désignera le lauréat.

Notons que le « Prix Les Afriques » est une distinction qui récompense les auteurs africains engagés. Des auteurs qui proposent des textes originaux en rapport direct avec l’Afrique. Des textes qui s’appuient sur les thématiques riches et variées telles que la politique, la culture, l’économie, l’histoire, la société, l’humanité et les idéologies. Le lauréat repartira avec la rondelette somme de 6000 Francs suisses soit plus de trois millions de Franc CFA.

Le « Prix Les Afriques » est porté par la  CENE Littéraire, une association basée en Suisse qui a vu le jour en mai 2015. Cette plateforme littéraire œuvre pour la visibilité de la littérature engagée du continent africain et ainsi que celle de la diaspora. Il a en son sein des personnes issues de plusieurs communautés africaines qui travaillent main dans la main pour la reconnaissance de la littérature africaine.

NB: Le lauréat sera connu au mois de juin 2019.




 

 

 

 

 

 

 

 

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Pourquoi on ne fait pas la dot d’une femme enceinte au Cameroun ?

Publié le 18 mars 2019
Par Charly ngon

Le fait pour une femme de tomber enceinte au moment de convoler en justes noces compliquerait la dot, qui est une étape très décisive dans la célébration d’une union. Au Cameroun, la dot d’une femme enceinte est interdite, voici pourquoi…

Source: Scidev.net

 

De toutes les pratiques ancestrales qui résistent encore au temps, aux nouvelles mentalités ou encore tendances, la dot demeure encore malgré tout, la pierre angulaire sans laquelle un mariage ne saurait exister. Si elle a su garder cette considération au fil du temps, c’est bien parce que des consignes ont été toujours respectées. Et pour peu qu’un élément ou une situation complexe se pose avant sa tenue de celle-ci, le processus s’annule annule immédiatement. Par exemple, une grossesse.

Doter une femme enceinte est perçue comme une offense à la tradition, voire une trahison sur un pacte établi depuis la nuit des temps. C’est un principe qui s’est toujours transmis de génération en génération, il serait donc inadmissible pour une raison quelconque, que cela change.

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Pour les traditionalistes, il n y a même pas matière à faire un débat dessus, c’est un principe. Parfois certaines filles avec la complicité de leur futur époux, mettent en place une stratégie malicieuse pour tromper la vigilance des deux familles.

Dans certaines situations, il apparaît souvent qu’un groupuscule des membres de la famille du gendre, tout comme celui de la fille, soit au courant de la grossesse, et par solidarité participe à la supercherie. Les raisons le plus souvent évoquées par certaines personnes pour justifier l’interdiction de la dot d’une fille enceinte sont nombreuses.

D’après une enquête menée par Sandrine Tonlo Tiako, journaliste au quotidien Mutations, qui a eu le privilège de rencontrer certains responsables des communautés, il ressort que selon le principe, une femme doit se marier vierge.

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Les familles respectives ne doivent pas être au courant que les futurs mariés ont déjà eu les rapports sexuels. Cela sous-entendrait que, même si un couple partage une intimité depuis longtemps, tant qu’il n’y a pas une grossesse avant la dot, la femme est considérée aux yeux des deux familles comme étant vierge.

Pour Ferdinand Ndame Eyoum, notable au canton Ngoma Douala-Bassa, le jour de la dot, il y a des esprits maléfiques qui rôdent. Par crainte que ces derniers ne  fassent du tort à la mère ou encore au bébé dans le ventre, on préfère attendre l’accouchement pour continuer les négociations.

Chez les Sawa, la dot d’une femme enceinte est interdite pour la simple raison que, on craindrait que la femme ne meurt au cours de l’accouchement, d’après Robert Elombo, notable de Bonabelon dans le village Bonapriso.

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Une autre raison avancée est que si le fiancé de la fille ne donne pas les présents qui satisfassent la famille, celle-ci dans leur mécontentement peut lancer un mauvais sort à la fille. Elle peut perdre son enfant, soit ne plus jamais en avoir, soit avoir des enfants malades ou encore connaitre une vie de couple malheureuse.

Selon un citoyen que nous avons rencontré et qui a voulu garder l’anonymat, le refus de doter une femme enceinte se justifierait aussi par le fait que lorsque la famille constate la grossesse, elle impose au futur gendre de doubler la dot, si celui-ci ne parvient pas à satisfaire aux nouvelles exigences de la famille, la cérémonie est renvoyée en attendant l’accouchement.

Toutefois si certains couples veulent malgré tout avancer dans leur initiative, conscients du fait qu’ils n’ont pas rempli toutes les conditions exigées, en accord avec les deux familles, la dot de la première fille issue de leur union reviendra exclusivement à la famille de la fille. La pratique n’est pas habituelle, mais les familles préfèrent par mesure de sécurité pour la vie de la fille et de l’enfant attendre l’accouchement.




 

 

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Festival Koura Gosso, six représentants camerounais dans la line up

Publié le
Par Charly ngon

La troisième édition du Festival Koura Gosso aura lieu du 2 au 5 mai 2019 à Moundou.


Après un appel à candidature lancé au cours du mois de février, les organisateurs du Festival Koura Gosso viennent de dévoiler la liste définitive des artistes retenus.

Pour cette troisième édition, la province du Logone Occidental précisément à Moundou-Tchad, va accueillir quarante-deux artistes dans l’un des rares évènements culturels qui met en lumière le patrimoine artistique de cette localité.

Une initiative qui permet le brassage des cultures et le partage des expériences entre les artistes. Dans cette liste, on retrouve une forte délégation camerounaise, composée du groupe Love N’Live, Leberger, Abou Digital, Papy Anza, Danielle Eog et MarsiArsi.

Le Festival Koura Gosso qui veut dire « jeune talent », est une plateforme d’échange et de rencontre qui réunit tous les ans  les artistes, les journalistes, les promoteurs culturels, le public et les étudiants de la localité de Moundou.

NB: Le Festival Koura Gosso aura lieu du 2 au 5 mai 2019 à Moundou-Tchad.




 

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