Le Trésor Caché du village de TAYAP dévoilé

Publié le 9 avril 2015
Par Frank Parlé

tayap

Les letchois çi ! Est ce que vous connaissez même le village de TAYAP. Celui qui connaît lève la main comme à l’école primaire. Euye ! Personne ! Vraiment la honte , alors que même Wikipédia connaît. Bon, comme je suis gentil je vais vous faire découvrir un vrai letch. Un letch moderne !

Tayap est un petit village situé dans la Région du Centre au Cameroun, à 86km de Yaoundé et 164 km de Douala. Ce village est au cœur de la zone Nord-Ouest de la forêt du Bassin du Congo, le deuxième massif forestier tropical du monde. Cependant, sous la pression des activités d’exploitation du bois et de l’agriculture traditionnelle sur brûlis, la forêt de Tayap a fortement régressée.

L’initiative locale de développement « Les Vergers Ecologiques de Tayap » :

En 2011, Tayap est le théâtre d’un programme pilote de développement d’agro-écologie et d’éco-tourisme visant à lutter contre la déforestation, à protéger la biodiversité des terres du village et à développer des activités génératrices de revenus pour ses habitants.

Agriculture moderne : Le changement de mode d’exploitation des terres pour lutter contre la déforestation a permis de mettre en valeur 16 hectares de terres agricoles utilisées pour des cultures de rente (arbres fruitiers et cultures vivrières exploités en agriculture biologique). La vente de ces produits agricoles constitue aujourd’hui l’une des principales ressources de la communauté.

Ecotourisme : Sur place, des chambres d’hôtes et deux éco-gites permettent d’accueillir des touristes de passage dans le village. Bien plus, des activités de découverte des richesses culturelles et écologiques du village sont proposés par les habitants.

Microfinance solidaire : un fond rotatif de développement a été mis en place sous forme d’une caisse communautaire d’épargne et de crédit ce qui a impulsé une nouvelle forme de solidarité par le prêt pour financer et accompagner des initiatives entrepreneuriales portées par des femmes. D’autre part, une mutuelle locale de protection sociale a été créée accessible par tous les habitants.

Les récompenses internationales :

Ce programme a reçu en 2011 le prix SEED décerné par l’initiative SEED (Supporting Entrepreneurs for Environment and Development), partenaire mondial en faveur du développement durable créé en 2002 par le PNUE, le PNUD et l’UICN au sommet mondial sur le développement durable à Johannesbourg12.

En 2015, l’AFD (Agence Française de Développement) et le CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le Développement) ont décerné le Prix « Challenge Climat Agriculture et Forêts », Atténuation du dérèglement climatique en agriculture et élevage aux Vergers écologiques de Tayap.

La sucess story du petit village de Tayap sera bientôt racontée dans une série de bandes dessinées qui présentent l’aventure du développement de Tayap, la problématique des villages africains face à la déforestation et à la pratique de la culture sur brûlis a été également créée dans le cadre du programme. Une de ces œuvres intitulé « Tayap. Le trésor caché d’un village Africain » est déjà disponible sur Amazon.

Le village de Tayap représente un modèle de développement pour tous les villages africains pour découvrir ce beau village où il fait bon d’y vivre rendez-vous sur le site : http://www.agripo.net/fr.

 

Source : http://www.agripo.net/

 

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Pourquoi on ne fait pas la dot d’une femme enceinte au Cameroun ?

Publié le 18 mars 2019
Par Charly ngon

Le fait pour une femme de tomber enceinte au moment de convoler en justes noces compliquerait la dot, qui est une étape très décisive dans la célébration d’une union. Au Cameroun, la dot d’une femme enceinte est interdite, voici pourquoi…

Source: Scidev.net

 

De toutes les pratiques ancestrales qui résistent encore au temps, aux nouvelles mentalités ou encore tendances, la dot demeure encore malgré tout, la pierre angulaire sans laquelle un mariage ne saurait exister. Si elle a su garder cette considération au fil du temps, c’est bien parce que des consignes ont été toujours respectées. Et pour peu qu’un élément ou une situation complexe se pose avant sa tenue de celle-ci, le processus s’annule annule immédiatement. Par exemple, une grossesse.

Doter une femme enceinte est perçue comme une offense à la tradition, voire une trahison sur un pacte établi depuis la nuit des temps. C’est un principe qui s’est toujours transmis de génération en génération, il serait donc inadmissible pour une raison quelconque, que cela change.

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Pour les traditionalistes, il n y a même pas matière à faire un débat dessus, c’est un principe. Parfois certaines filles avec la complicité de leur futur époux, mettent en place une stratégie malicieuse pour tromper la vigilance des deux familles.

Dans certaines situations, il apparaît souvent qu’un groupuscule des membres de la famille du gendre, tout comme celui de la fille, soit au courant de la grossesse, et par solidarité participe à la supercherie. Les raisons le plus souvent évoquées par certaines personnes pour justifier l’interdiction de la dot d’une fille enceinte sont nombreuses.

D’après une enquête menée par Sandrine Tonlo Tiako, journaliste au quotidien Mutations, qui a eu le privilège de rencontrer certains responsables des communautés, il ressort que selon le principe, une femme doit se marier vierge.

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Les familles respectives ne doivent pas être au courant que les futurs mariés ont déjà eu les rapports sexuels. Cela sous-entendrait que, même si un couple partage une intimité depuis longtemps, tant qu’il n’y a pas une grossesse avant la dot, la femme est considérée aux yeux des deux familles comme étant vierge.

Pour Ferdinand Ndame Eyoum, notable au canton Ngoma Douala-Bassa, le jour de la dot, il y a des esprits maléfiques qui rôdent. Par crainte que ces derniers ne  fassent du tort à la mère ou encore au bébé dans le ventre, on préfère attendre l’accouchement pour continuer les négociations.

Chez les Sawa, la dot d’une femme enceinte est interdite pour la simple raison que, on craindrait que la femme ne meurt au cours de l’accouchement, d’après Robert Elombo, notable de Bonabelon dans le village Bonapriso.

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Une autre raison avancée est que si le fiancé de la fille ne donne pas les présents qui satisfassent la famille, celle-ci dans leur mécontentement peut lancer un mauvais sort à la fille. Elle peut perdre son enfant, soit ne plus jamais en avoir, soit avoir des enfants malades ou encore connaitre une vie de couple malheureuse.

Selon un citoyen que nous avons rencontré et qui a voulu garder l’anonymat, le refus de doter une femme enceinte se justifierait aussi par le fait que lorsque la famille constate la grossesse, elle impose au futur gendre de doubler la dot, si celui-ci ne parvient pas à satisfaire aux nouvelles exigences de la famille, la cérémonie est renvoyée en attendant l’accouchement.

Toutefois si certains couples veulent malgré tout avancer dans leur initiative, conscients du fait qu’ils n’ont pas rempli toutes les conditions exigées, en accord avec les deux familles, la dot de la première fille issue de leur union reviendra exclusivement à la famille de la fille. La pratique n’est pas habituelle, mais les familles préfèrent par mesure de sécurité pour la vie de la fille et de l’enfant attendre l’accouchement.




 

 

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Festival Koura Gosso, six représentants camerounais dans la line up

Publié le
Par Charly ngon

La troisième édition du Festival Koura Gosso aura lieu du 2 au 5 mai 2019 à Moundou.


Après un appel à candidature lancé au cours du mois de février, les organisateurs du Festival Koura Gosso viennent de dévoiler la liste définitive des artistes retenus.

Pour cette troisième édition, la province du Logone Occidental précisément à Moundou-Tchad, va accueillir quarante-deux artistes dans l’un des rares évènements culturels qui met en lumière le patrimoine artistique de cette localité.

Une initiative qui permet le brassage des cultures et le partage des expériences entre les artistes. Dans cette liste, on retrouve une forte délégation camerounaise, composée du groupe Love N’Live, Leberger, Abou Digital, Papy Anza, Danielle Eog et MarsiArsi.

Le Festival Koura Gosso qui veut dire « jeune talent », est une plateforme d’échange et de rencontre qui réunit tous les ans  les artistes, les journalistes, les promoteurs culturels, le public et les étudiants de la localité de Moundou.

NB: Le Festival Koura Gosso aura lieu du 2 au 5 mai 2019 à Moundou-Tchad.




 

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