Le club Awalé et O'Botama organisent son 1er tournoi de Songo à Yaoundé

Le club Awalé et O’Botama organisent son 1er tournoi de Songo à Yaoundé

Publié le 10 juillet 2018
Par Charly ngon

 

Le Songo est un jeu traditionnel très répandu dans les régions du Centre, du Sud et de l’Est du Cameroun. Pendant longtemps il était réservé uniquement aux hommes d’un certain âge, considérés comme étant les initiés au sein de la communauté. Pour être accepté dans ce cercle fermé, il fallait non seulement être un redoutable joueur, mais fin stratège capable de contrer son adversaire. Quand le jeu devenait intense, il s’accompagnait de proverbes de moqueries ou encore d’encouragements. Les répliques à ces taquineries se faisaient aussi avec les proverbes en fonction de l’évolution du jeu. Il était souvent pratiqué dans une sorte de hangar surnommé l’«Abââ», où les hommes se retrouvaient le plus souvent pour échanger. Au delà du jeu, il permettait de renforcer la cohésion de la communauté et d’initier aussi les plus jeunes aux traditions ancestrales.

Aujourd’hui plus besoin de faire partir d’un cercle de privilégié pour être un joueur de Songo, juste connaître les règles du jeu. C’est l’objectif que s’est lancé l’Atelier d’Innovation Collaboratif O’Botama en partenariat avec le Club Awalé. Le but étant de donner plus de visibilité au jeu de Songo qui est resté pendant longtemps cantonné au sein des familles et des groupes communautaires. Pourtant tout comme les jeux d’échecs en Europe ou encore le Go en Asie, le Songo peut aussi avoir son tournoi à l’échelle internationale. Mais pour cela il faut un cadre plus structuré et organisé comme viennent de le faire ces deux entités en lançant le premier tournoi de Songo pour tous les passionnés ou non.

Pour ses premiers pas dans la ville aux sept collines, le tournoi est ouvert aux joueurs de tout niveau qui devront d’abord payer la somme de 1000 f pour participer. Mais les spectateurs sont tenus de ne rien payer ceci pour permettre au plus grand nombre de personnes qui ne connaissent pas le jeu, de venir le découvrir et d’en savoir un peu plus. Il y aura donc au départ  seize joueurs qui seront repartis au nombre de quatre et dans quatre poules différentes. Les deux premiers de chaque poule vont s’affronter à une élimination directe. Les meilleurs joueurs repartiront avec quelques lots.

O’Botama est un Atelier d’Innovation Collaboratif mis sur pied par le collectif O.S.E.R. l’Afrique. Lancée depuis le 30 avril 2018, cette plateforme accompagne les jeunes entrepreneurs africains et camerounais en particulier aux idées innovantes dans l’implémentation de leurs projets. Des projets qui assureront non pas seulement le développement de l’Afrique, mais du monde d’aujourd’hui et de demain. Son partenariat avec le Club Awalé rendre dans une logique stratégique qui consiste d’abord à promouvoir le jeu de Songo au sein du grand public, mais surtout au niveau des plus jeunes qui pensent toujours qu’il est réservé aux vieux. Puis de lui donner plus de visibilité auprès des institutions publiques et privées.

Le tournoi accueille tout le monde. En tant que jeu de société, cette rencontre autour du Songo se lance pour défi de réunir dans un même espace toutes les couches sociales, de toutes les générations à savoir : les cadres de société, les fonctionnaires, les étudiants, les élèves et bien d’autres personnes. Dans le but de partager l’instant d’une journée leur passion pour le Songo. Mais aussi de resserrer les liens entre les différentes communautés. C’est la raison pour laquelle, au niveau des organisateurs de l’évènement, il est question de capitaliser les expériences des uns et des autres afin de véhiculer une image positive du Songo sur la construction de l’homme. A coté du jeu, le Songo permet à tout individu de développer un esprit de créativité et de leadership, des réflexes dont ont besoin notre jeunesse pour participer au développement de l’Afrique et du Cameroun en particulier.

NB : Le tournoi du Songo aura lieu le 28 juillet 2018 à partir de 13 heures au sein des locaux de la plateforme O’Botama à Biyem-Assi. Pour plus de renseignements, appelez le 696-565-577

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Pourquoi on ne fait pas la dot d’une femme enceinte au Cameroun ?

Publié le 18 mars 2019
Par Charly ngon

Le fait pour une femme de tomber enceinte au moment de convoler en justes noces compliquerait la dot, qui est une étape très décisive dans la célébration d’une union. Au Cameroun, la dot d’une femme enceinte est interdite, voici pourquoi…

Source: Scidev.net

 

De toutes les pratiques ancestrales qui résistent encore au temps, aux nouvelles mentalités ou encore tendances, la dot demeure encore malgré tout, la pierre angulaire sans laquelle un mariage ne saurait exister. Si elle a su garder cette considération au fil du temps, c’est bien parce que des consignes ont été toujours respectées. Et pour peu qu’un élément ou une situation complexe se pose avant sa tenue de celle-ci, le processus s’annule annule immédiatement. Par exemple, une grossesse.

Doter une femme enceinte est perçue comme une offense à la tradition, voire une trahison sur un pacte établi depuis la nuit des temps. C’est un principe qui s’est toujours transmis de génération en génération, il serait donc inadmissible pour une raison quelconque, que cela change.

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Pour les traditionalistes, il n y a même pas matière à faire un débat dessus, c’est un principe. Parfois certaines filles avec la complicité de leur futur époux, mettent en place une stratégie malicieuse pour tromper la vigilance des deux familles.

Dans certaines situations, il apparaît souvent qu’un groupuscule des membres de la famille du gendre, tout comme celui de la fille, soit au courant de la grossesse, et par solidarité participe à la supercherie. Les raisons le plus souvent évoquées par certaines personnes pour justifier l’interdiction de la dot d’une fille enceinte sont nombreuses.

D’après une enquête menée par Sandrine Tonlo Tiako, journaliste au quotidien Mutations, qui a eu le privilège de rencontrer certains responsables des communautés, il ressort que selon le principe, une femme doit se marier vierge.

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Les familles respectives ne doivent pas être au courant que les futurs mariés ont déjà eu les rapports sexuels. Cela sous-entendrait que, même si un couple partage une intimité depuis longtemps, tant qu’il n’y a pas une grossesse avant la dot, la femme est considérée aux yeux des deux familles comme étant vierge.

Pour Ferdinand Ndame Eyoum, notable au canton Ngoma Douala-Bassa, le jour de la dot, il y a des esprits maléfiques qui rôdent. Par crainte que ces derniers ne  fassent du tort à la mère ou encore au bébé dans le ventre, on préfère attendre l’accouchement pour continuer les négociations.

Chez les Sawa, la dot d’une femme enceinte est interdite pour la simple raison que, on craindrait que la femme ne meurt au cours de l’accouchement, d’après Robert Elombo, notable de Bonabelon dans le village Bonapriso.

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Une autre raison avancée est que si le fiancé de la fille ne donne pas les présents qui satisfassent la famille, celle-ci dans leur mécontentement peut lancer un mauvais sort à la fille. Elle peut perdre son enfant, soit ne plus jamais en avoir, soit avoir des enfants malades ou encore connaitre une vie de couple malheureuse.

Selon un citoyen que nous avons rencontré et qui a voulu garder l’anonymat, le refus de doter une femme enceinte se justifierait aussi par le fait que lorsque la famille constate la grossesse, elle impose au futur gendre de doubler la dot, si celui-ci ne parvient pas à satisfaire aux nouvelles exigences de la famille, la cérémonie est renvoyée en attendant l’accouchement.

Toutefois si certains couples veulent malgré tout avancer dans leur initiative, conscients du fait qu’ils n’ont pas rempli toutes les conditions exigées, en accord avec les deux familles, la dot de la première fille issue de leur union reviendra exclusivement à la famille de la fille. La pratique n’est pas habituelle, mais les familles préfèrent par mesure de sécurité pour la vie de la fille et de l’enfant attendre l’accouchement.




 

 

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Festival Koura Gosso, six représentants camerounais dans la line up

Publié le
Par Charly ngon

La troisième édition du Festival Koura Gosso aura lieu du 2 au 5 mai 2019 à Moundou.


Après un appel à candidature lancé au cours du mois de février, les organisateurs du Festival Koura Gosso viennent de dévoiler la liste définitive des artistes retenus.

Pour cette troisième édition, la province du Logone Occidental précisément à Moundou-Tchad, va accueillir quarante-deux artistes dans l’un des rares évènements culturels qui met en lumière le patrimoine artistique de cette localité.

Une initiative qui permet le brassage des cultures et le partage des expériences entre les artistes. Dans cette liste, on retrouve une forte délégation camerounaise, composée du groupe Love N’Live, Leberger, Abou Digital, Papy Anza, Danielle Eog et MarsiArsi.

Le Festival Koura Gosso qui veut dire « jeune talent », est une plateforme d’échange et de rencontre qui réunit tous les ans  les artistes, les journalistes, les promoteurs culturels, le public et les étudiants de la localité de Moundou.

NB: Le Festival Koura Gosso aura lieu du 2 au 5 mai 2019 à Moundou-Tchad.




 

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