Interview : Yannick Sabze, C.E.O Gameroon : "J’ai toujours rêvé de développer des jeux vidéo et ceci remonte à mes 10 ans"

Interview : Yannick Sabze, C.E.O Gameroon : « J’ai toujours rêvé de développer des jeux vidéo et ceci remonte à mes 10 ans »

Publié le 21 mai 2018
Par Dickson


On a rencontré Yannick Sabzé, promoteur de Gameroon, une startup qui produit des jeux vidéos et des applications au Cameroun.

  • Bonjour, vous êtes connus pour être à la tête de cette initiative ! Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vous ? D’où venez-vous ? Quel a été votre parcours ?

Je suis Yannick Sabzé, jeune camerounais de 37 ans, à la tête de Gameroon, entreprise dédiée au développement de jeux vidéo et applications. Je suis issu d’une famille d’artiste et j’en suis un moi-même à en croire le certificat que m’a délivré le ministère des arts et de la culture. Beaucoup qualifie mon imagination de débordante, conséquence je crois du fait d’avoir fréquenté bibliothèques, salles de théâtre et de cinéma, concerts de musique et bien sûr salle de jeux vidéo dès ma tendre enfance, conduit par mes parents justement. Pour ce qui est de mon parcours, au terme de mon cheminement académique, je me suis vu attribué un Master en communication des organisations et différents certificats en informatique.

  • Quand avez-vous décidé de vous lancer dans cette aventure ? Quel a été le déclic ?

J’ai toujours rêvé de développer des jeux vidéo et ceci remonte à mes 10 ans lorsque mes parents (encore eux…) m’ont offert mon premier ordinateur sur lequel je jouais et apprenais tant bien que mal les rudiments de l’informatique.

  • Parlez-nous de votre service en détails et dites nous comment ça fonctionne ?

Les services que propose Gameroon sont des jeux vidéo publicitaires encore appelés advergames et le YPY (You Play Yourself). Pour ce qui est des advergames, nous développons un jeu vidéo dédié à la marque dans lequel nous brandons presque tout, des assets au décor en passant par un personnage qui pourra évoluer dans une histoire pensée à cet effet. Le YPY, ou jeu vidéo personnalisé propose de transformer des enfants en personnages de jeu vidéo dans lequel il ou elle va évoluer dans le genre aventure, action mais aussi éducatif.

  • Pourquoi selon vous utiliser votre service est un plus pour le Cameroun en particulier et le monde en général ?

Que le Cameroun en particulier et le monde en général aient recours aux services de Gameroon, jouent aux jeux que nous proposons, achètent nos produits, est d’abord et avant tout un plus pour Gameroon si vous me permettez cette petite nuance. Car ce faisant, l’entreprise va croître et fournir des emplois. Le Cameroun rayonnera davantage car la plupart de nos jeux mettent en exergue la culture camerounaise et le monde bénéficiera d’avoir dans la culture du jeu vidéo des éléments autres que ceux déjà bien connus de l’Occident ou de l’Orient.

  • Quels sont les défis que  vous rencontrez dans votre parcours ?

Je fais constamment face au challenge des moyens financiers limités comparés aux multiples objectifs à atteindre. Bien que je me satisfasse du nombre de personnes qui travaille actuellement sur les différents projets, ce nombre reste quand même bien limité compte tenu des échéances et objectifs à atteindre. En tant que pionnier dans ce que j’appelle pompeusement l’industrie du jeu vidéo au Cameroun, je trouve qu’il reste encore fort à faire pour fédérer mes concitoyens autour de ce moyen de divertissement et ce qu’il peut entraîner comme dépenses mais aussi comme profits.

  • Selon vous, quels sont les pré requis pour être entrepreneur dans le contexte socio-économique camerounais ?

Être armé de foi, de patience, d’abnégation, de détermination, de jugeote, de talent… Avoir des relations aussi compte.

  • Une anecdote marquante de votre parcours d’entrepreneur

Comme on le dit, ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort : les railleries de certaines personnes à mes débuts.

  • Où est-ce que vous vous voyez dans 5 ans ?

5 ans c’est encore bien loin ! Déjà que Dieu me prête vie. Il m’arrive toutefois de rêver les yeux ouverts de Gameroon multinationale, employant des jeunes d’ici et d’ailleurs, faisant du chiffre, apportant des nouveautés dans l’industrie.

  • Si on devait mettre en lumière une autre start-up ou initiative camerounaise actuellement, selon vous ce serait laquelle ? Pourquoi ?

Sans trop réfléchir, je pointe mon index vers NextGen qui forme des jeunes (en mettant l’accent sur la formation des jeunes filles) aux métiers des TIC, de la robotique et de l’informatique. Cette initiative est l’œuvre de Madame Janet Fofang qui sue sang et eau pour former ces jeunes en faisant appel à des partenaires internationaux. Mon souhait est que la nation la suive !

  • Un mot pour la fin … un message à l’endroit de la jeunesse camerounaise !

Je vais reprendre un artiste camerounais bien connu : «  Ne vous versez pas dans la facilité ôôôô, il faut travailler ! »




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