Interview : Olivia Mvondo Boum « Le tout n’est pas de créer la Start-up, il faudrait qu’elle réponde à un problème clairement identifié »

Interview : Olivia Mvondo Boum « Le tout n’est pas de créer la start-up, il faudrait qu’elle réponde à un problème clairement identifié »

Publié le 5 juin 2017
Par Dickson

On a rencontré Olivia Mvondo Boum, promotrice de KmerPad. La startup camerounaise qui produit des serviettes hygiéniques lavables et réutilisables. Du nom de FAM, la marque est vendue dans des kits constitués de trois serviettes hygiéniques imperméables, trois inserts, un sachet imperméable de transport et un guide d’entretien.

Olivia Mvondo Boum au Hub Africa 2017 avec son prix de la Femme entrepreneure de l’année.

Olivia Mvondo Boum au Hub Africa 2017 avec son prix de la Femme entrepreneure de l’année.

Bonjour  Olivia Mvondo Boum, quand avez-vous décidé de vous lancer dans cette aventure ? Quel a été le déclic ?

Nous avons débuté notre initiative en 2011, nous avons voulu faire d’un problème social une opportunité d’affaires.

Parlez-nous de votre initiative !

Kmerpad produit et distribue des serviettes hygiéniques lavables d’une part, elle accompagne cela par un service de sensibilisation aux bonnes pratiques en matière d’hygiène menstruelle.

Quels sont les défis que vous avez où que vous rencontrez dans votre parcours ?

L’accès à l’information demeure un challenge.

On a vraiment l’impression que créer sa start-up aujourd’hui est plus simple qu’à l’époque de nos parents. Qu’en pensez-vous ? Qu’est ce qui a changé ?

Le tout n’est pas de créer la Start-up, il faudrait qu’elle réponde à un problème clairement identifié. Il faut prouver que le concept est bon avant de se lancer dans le développement du projet et pour cela ne pas hésiter à faire tester votre idée sur le marché dans votre entourage d’abord afin de recueillir les avis et contributions des potentiels futurs utilisateurs.

Selon vous, quels sont les prérequis pour être entrepreneur dans le contexte socio-économique camerounais ?

Toute formation peut conduire à l’entreprenariat, il faut être motivé, avoir confiance en soi et avoir un capital de départ.

Une anecdote marquante de votre parcours d’entrepreneur …

Au moment où nous décidons d’associer la production des serviettes hygiéniques lavables aux sensibilisations à la gestion de l’hygiène menstruelle, tout début à partir de l’histoire suivante où une jeune fille a vu en notre slogan de l’époque qui était « FAM, votre solution Menstruelle», la solution à ses problèmes d’hygiène menstruelle. De là est née de notre part, une responsabilité à apporter des informations autour de la serviette mais aussi sur les bonnes pratiques en matière d’hygiène menstruelle.

Á ce jour, je suis l’une des toutes premières formatrices des formateurs en Gestion de l’hygiène menstruelle mandaté par ONU Femmes et WSSCC.

Et la gestion de l’hygiène menstruelle est à ce jour une prestation de Kmerpad qui nous a permis de faire le tour du Cameroun.

Où est-ce que vous vous voyez dans 5 ans ?

Nous nous voyons dans une usine où seront confectionnées les serviettes hygiéniques lavables et le coton de nos serviettes proviendra de l’unité de production que nous aurons développée à l’Extrême Nord du Cameroun.

Si on devait mettre en lumière une autre start-up ou initiative camerounaise actuellement, selon vous ce serait laquelle ? Pourquoi ?

La start-up M&M Consulting, nous travaillons ensemble depuis 1 an. Cette structure aborde la problématique de la sexo-spécificité des besoins et des défis  principalement quand on est une femme.

Quel est le top 3 des applications mobiles ou de bureau que vous utilisez actuellement ?

On utilise beaucoup Skype, facebook et WhatsApp.

Si vous étiez un plat camerounais, ce serait lequel ?

L’okok et le Mbongo.

Un mot pour la fin … un message à l’endroit de la jeunesse camerounaise !

La jeunesse camerounaise doit prendre conscience de son potentiel, de cesser d’attendre qu’on fasse tout pour eux et surtout que l’Etat est le seul employeur.

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Vidéo : En voulant voler un chef de village, une jeune fille se fait attraper par les gris-gris

Publié le 19 mars 2019
Par Charly ngon

On ne vole pas l’argent d’un chef de village n’importe comment.

Les chefs de village sont les garants de la tradition, par conséquent, ils bénéficient d’un savoir ancestral sur des pratiques mystico-rituelles capables de neutraliser tout individu qui essayerait de porter atteinte à leur intégrité.

Dans cette vidéo de Les Baos, voilà une petite sœur qui est habituée à droguer les gens avant de les dépouiller de leur bien, qui fait la connaissance d’un chef de village. La go était sûre que le mougou était tombé dans le sac, en voulant fuir hein, la fille d’autrui a confirmé que le village c’est le village.

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Vidéo : Askia sort enfin le clip revendicateur de « Let’s Talk »

Publié le
Par Au Letch

Capture d’Ecran Youtube / Let’s Talk, Askia

Il y a des clips qu’on aimerait regarder encore et encore. Pour cause, la thématique développée est poignante et actuelle. Le nouveau clip de Askia en fait partie. Dans la lignée des clips qui appellent au cessez le feu dans les régions du Nord Ouest et au Sud Ouest du Cameroun, « Let’s Talk » peint le tableau noir de ce qui s’y passe. On constate que l’horreur, la peur et l’effroi rythment le quotidien des populations de ces zones dites anglophones.

Today, le bavardage ne sera jamais assez fort pour exprimer ce qui se passe au Cameroun. Askia l’a compris et elle se fond en musique pour exprimer son ras-le-bol. « Why the killing, why the blood. We just really wish that we could have a talk. You killing your brother, you killing your sister. We just really wish that we could have a talk…All we want is talk ».

Au Letch, on look aussi !

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