Interview : Armand Foguem, C.E.O LeDocta "Nous aimerions aider plus de 4 millions de personnes à rester en bonne santé et vivre sainement"

Interview : Armand Foguem, C.E.O LeDocta « Nous aimerions aider plus de 4 millions de personnes à rester en bonne santé et vivre sainement »

Publié le 20 mars 2018
Par Dickson

On a rencontré Armand Foguem, le promoteur de LeDocta.com , le site d’information médicale et de téléconseil en un seul clic.

  • Bonjour, vous êtes connus pour être à la tête de cette initiative ! Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vous ? D’où venez-vous ? Quel a été votre parcours ?

Bonjour à vous, moi c’est Armand Foguem, médecin-chirurgien de formation. Mon parcours est celui typique de la plupart des médecins camerounais formés à l’étranger ; marqué par une influence culturelle de toutes les zones qui nous ont accueillies (Afrique de l’ouest, centrale et Europe).

  • Quand avez-vous décidé de vous lancer dans cette aventure ? Quel a été le déclic ?

L’aventure du projet LeDocta.com naît des constats suivants :

  • Notre système de santé est axé sur le curatif, c’est-à-dire nous essayons de soigner les maladies lorsqu’elles sont apparues. Sachant que nous n’avons pas toujours les moyens techniques (structures de santé équipées) et financiers pour y arriver.
  • Très souvent il existe plusieurs barrières à l’accès aux soins (quelles structures sanitaires consulter ? qui consulter ?ou juste l’absence d’argent).

Nous avons pensé qu’il fallait agir sur un volet préventif en informant monsieur et madame tout le monde sur comment prendre soin de sa santé. Et aussi conseiller et orienter les malades pour un accès aux meilleurs soins.

  • Parlez-nous de votre service en détails et dites nous comment ça fonctionne ?

Nous mettons à disposition une plateforme internet www.ledocta.com qui présente 2 volets :

  • Des articles qui répondent aux questions les plus posées dans le but d’un partage d’expérience (un problème de santé résolu pouvant aider d’autres personnes).
  • Et surtout un tchat en ligne (simple comme WhatsApp) avec un médecin en ligne pour répondre à toutes les préoccupations du grand public.

 

  • Pourquoi selon vous utiliser votre service est un plus pour le Cameroun ?

Avoir accès en un clic de son salon ou de son lieu de service à un pharmacien, un médecin généraliste ou un médecin spécialiste est un plus qui pour nous a pour but de démocratiser l’accès aux soins.

  • Quelles sont les défis que vous avez ou que vous rencontrez dans votre parcours ?

Les défis sont nombreux :

  • l’accès à internet qui n’est pas toujours à la portée de tous.
  • L’instabilité de notre réseau internet avec une inégalité sur le territoire national.
  • Le scepticisme du corps médical face à un tel projet.
  • Le problème de financement.

  • Selon vous, quels sont les pré-requis pour être entrepreneur dans le contexte socio-économique camerounais ?

A mon humble avis je donnerais plutôt le caractère que devrait avoir un entrepreneur dans notre contexte : la persévérance (très important), le courage car le travail est un caractère commun déjà à tous.

  • Une anecdote marquante de votre parcours d’entrepreneur …

Une fois un collègue médecin me demande : « si le patient connait tout de sa santé à quoi vont servir les médecins ? » Nous avons répondu qu’il était important pour le malade de connaitre l’essentiel sur sa santé et qu’il ne devrait jamais devenir un médecin qui a fait des études pour.

  • Où est-ce que vous vous voyez dans 5 ans ?

Nous aimerions dans ce délai avoir aidé plus de 4 millions de personnes à rester en bonne santé et vivre sainement car notre but c’est d’abord de sauver des vies.

  • Si on devait mettre en lumière une autre start-up ou initiative camerounaise actuellement, selon vous ce serait laquelle ? Pourquoi ?

Le concept d’Afribaba.com car cette équipe a su faire pénétrer les petites annonces dans notre quotidien avec efficacité.

  • Un mot pour la fin … un message à l’endroit de la jeunesse camerounaise !

Nous nous devons de prendre notre avenir en main. La difficulté réside dans le fait de rester positif car notre pays regorge d’un océan d’opportunités qui ne demandent qu’à être saisies.




ARTICLES SIMILAIRES



Vidéo : En voulant voler un chef de village, une jeune fille se fait attraper par les gris-gris

Publié le 19 mars 2019
Par Charly ngon

On ne vole pas l’argent d’un chef de village n’importe comment.

Les chefs de village sont les garants de la tradition, par conséquent, ils bénéficient d’un savoir ancestral sur des pratiques mystico-rituelles capables de neutraliser tout individu qui essayerait de porter atteinte à leur intégrité.

Dans cette vidéo de Les Baos, voilà une petite sœur qui est habituée à droguer les gens avant de les dépouiller de leur bien, qui fait la connaissance d’un chef de village. La go était sûre que le mougou était tombé dans le sac, en voulant fuir hein, la fille d’autrui a confirmé que le village c’est le village.

ARTICLES SIMILAIRES



Vidéo : Askia sort enfin le clip revendicateur de « Let’s Talk »

Publié le
Par Au Letch

Capture d’Ecran Youtube / Let’s Talk, Askia

Il y a des clips qu’on aimerait regarder encore et encore. Pour cause, la thématique développée est poignante et actuelle. Le nouveau clip de Askia en fait partie. Dans la lignée des clips qui appellent au cessez le feu dans les régions du Nord Ouest et au Sud Ouest du Cameroun, « Let’s Talk » peint le tableau noir de ce qui s’y passe. On constate que l’horreur, la peur et l’effroi rythment le quotidien des populations de ces zones dites anglophones.

Today, le bavardage ne sera jamais assez fort pour exprimer ce qui se passe au Cameroun. Askia l’a compris et elle se fond en musique pour exprimer son ras-le-bol. « Why the killing, why the blood. We just really wish that we could have a talk. You killing your brother, you killing your sister. We just really wish that we could have a talk…All we want is talk ».

Au Letch, on look aussi !

ARTICLES SIMILAIRES