L'apport du numérique dans la distribution du Makossa au centre des préoccupations de la quatrième édition du FESTMAK 2019

FESTMAK 2019 : L’apport du numérique dans la distribution du Makossa au centre des préoccupations de la quatrième édition

Publié le 23 septembre 2019
Par Charly ngon


Cette année au FESTMAK, la question du numérique et son rôle dans la distribution de la musique Makossa animera les débats, surtout sur les opportunités qu’ils pourraient offrir dans la visibilité, la valorisation et la rentabilité des artistes.

FESTMAK 2019

Le FESTMAK est de retour. Opérationnel depuis trois ans, le FESTMAK s’est donné pour mission de valoriser le Makossa, l’un des rythmes les plus populaires au Cameroun et en dehors (à une certaine époque bien sûr). Et l’on peut dire que le pari est entrain d’être gagné, son ancrage sur la scène culturelle camerounaise commence déjà à porter ses fruits. Les différentes actions menées jusqu’ici à chaque édition pour redorer l’image du patrimoine laissé par Nelle Eyoum, fondateur de ce rythme, apportent la preuve que, cette plateforme veut écrire une nouvelle page de l’histoire du Makossa. Chaque rendez-vous est un grand moment d’échange avec le public, mais aussi de pérennisation des valeurs du Makossa. Et tout semble allé sur les roulettes, doucement mais surement.

Pour cette quatrième édition, l’accent sera mis sur une thématique qui est d’actualité : le numérique. Son impact dans la distribution du Makossa.Car depuis l’avènement du numérique dans la musique, cet univers est devenu le nouvel eldorado de certains artistes musiciens qui se font d’énormes revenus. Ceci grâce aux plateformes de téléchargements en ligne où il est possible d’acquérir plus facilement une œuvre musicale moyennant un montant. Mais pour d’autres c’est encore un monde inconnu. Et beaucoup d’artistes du Makossa sont dans cette deuxième catégorie. Pourtant la diversité et la richesse de leur répertoire musical est une mine d’or qui est tant recherché par les mélomanes en ligne. Seulement, ils n’arrivent pas à suivre le rythme avec les innovations qui vont avec.

Lorsqu’on sait comment l’industrie musicale est gérée au Cameroun, et comment certains artistes triment pour vivre de leur création, l’on peut se demander pourquoi trainer encore les pas sur un moyen dont la rentabilité est évidente, pour peu qu’on sache s’y faire. Les canaux traditionnels par lesquels les artistes avaient des revenus sont devenus obsolètes, il est donc temps de changer de paradigme. L’occasion sera ainsi offerte aux artistes  pour en savoir un peu plus, sur les opportunités et les perspectives qu’offre ce nouvel outil. Parfois il suffit juste d’un clic pour que la vie d’un artiste change. Une vision qui sera amplement soutenue par les organisateurs du festival Makossa qui entendent bien la partager avec les artistes pendant  la durée du festival.

Cette année encore le devoir de mémoire va être respecté. Par là il s’agit de rendre hommage aux artistes qui ont marqué l’histoire de la musique camerounaise et celle du Makossa en particulière. A l’édition précédente Eboa Lotin a été célébré, et pour cette quatrième édition, c’est au tour cette fois-ci de trois autres artistes d’être à l’honneur.  Il s’agit de Bella Njoh, Géo Masso de regretté mémoire qui ont successivement quitté la scène le 27 mai 2014 pour le premier et le 30 octobre 2018 pour le deuxième. Puis il y a Ben Decca qui est par ailleurs parrain de l’évènement.  

NB : Le FESTMAK aura lieu du 31 octobre au 2 novembre 2019 à Beriland ( Bonabéri).

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