Fespaco 2019 : Bilan de la participation du Cameroun

Fespaco 2019 : Bilan de la participation du Cameroun

Publié le 5 mars 2019
Par Charly ngon


Le Cameroun repart du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou avec un bilan très mitigé.


La vingt sixième édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou a refermé ses portes samedi 2 mars (Fespaco). Durant plus d’une semaine, il a été le théâtre de l’expression de la diversité culturelle du cinéma africain. Un moment de découverte pour les nombreux festivaliers qui ont fait le déplacement pour pouvoir  participer à une panoplie de projections de films qui valorisent l’Afrique. Cette communion des peuples africains à permis aussi de récompenser les acteurs du septième art africain pour leur travail. Si certains pays ont raflé une bonne majorité de prix, le Cameroun qui était lui aussi présent à cet évènement n’a pas fait long, mais n’est pour autant pas passé inaperçu.

En fait deux temps forts auront marqués de manière significative la présence du Cameroun à cette édition. Le premier et surtout le plus important était l’inauguration du mausolée construit en l’honneur de Jean Pierre Dikongue Pipa. Le cinéaste camerounais lauréat de l’édition 1976 a dû patienter plus de quarante ans avant de recevoir cette reconnaissance. C’était l’un des moments les plus émouvants de ce festival. On a même vu les autorités camerounaises (enfin) aux côtés du réalisateur qui n’a pas pu contenir son émotion sous le regard attentionné de la responsable de Cordia Media à qui on doit le dénouement heureux de cette situation. Puis il y a eu la remise du prix spécial Sembène Ousmane à Jean Pierre Bekolo pour son film « Miraculous Weapons ».

On a  totalisé cette année huit films camerounais sur les cent soixante-cinq films retenus dans la sélection officielle. Dans la catégorie long-métrage, le seul film présent était « Miraculous Weapons » de Jean Pierre Bekolo, dans la catégorie long-métrage documentaire on avait « Le futur dans le retro » de jean Marie Teno, « Ntarabana » de François Wouakouache. Dans la catégorie court-métrage fiction on avait « Mes silences » de Benjamin Eyaga, court-métrage documentaire on avait  « Pa’a Takam, un semi super-centenaire au service des pierres » de Laure Kamga, « Le père de Tilai » de Michel Kuate. Dans les séries on avait « Au-delà du destin » de Constantin Tchoua et « Otages d’amour » d’Ebenezer Kepombia. Tout comme à la précédente édition, il y a eu quatre films hors compétition qui ont été projetés tels que  «Dans le doute», «l’appel», et «Queen» de Patricia Kwende, «Kamerage» de Michael Kamuanga et Blaise Pascal Tanguy.

Pour beaucoup d’observateurs, le fait que le cinéma camerounais ne puisse s’imposer véritablement au Fespaco depuis l’exploit de Jean Pierre Dikongue Pipa pourrait laisser penser qu’il existe un malaise profond dans le 7eme art. Il n’en est rien, ce sont juste les critères de vote qui sont rigoureux. Les productions camerounaises connaissent un développement très important, et la plupart de ses fictions sont récompensées dans d’autres événements que le Fespaco, y compris même les acteurs.

Pour  Martial Nguea, journaliste, critique de cinéma et par ailleurs membre du jury prix spéciaux au Fespaco, les films camerounais sont jugés très pertinents au regard des sujets qu’ils traitent, des propos recueillis par Jeanne Ngo Nlend, journaliste à la CRTV et envoyée spécial à Ouaga. Le Fespaco 2019 se termine tout au moins sous de bonnes auspices pour le cinéma camerounais, vivement à la prochaine édition.




 

 

 

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