Découvrez "Sandja Baro", le nouveau clip du groupe Kunde, extrait de leur 3eme album

Découvrez « Sandja Baro », le nouveau clip du groupe Kunde, extrait de leur 3ème album

Publié le 20 mars 2017
Par Mota__Savio

Kunde

Kunde

Le Groupe KUNDE vient de balancer leur nouveau clip intitulé « Sandja Baro », extrait de leur 3eme album qui sera disponible cette année 2017. En attendant de voir ce que Manal, Ngouma et Biboum, ont prévu pour les letchois (es) dans cet album, découvrons ce petit bijou traditionnel.  

La tradition est encore célébrée dans nos clips au Mboa. Le groupe KUNDE présente « Sandja Baro », leur nouveau vidéogramme. En 3 minutes 54, Manal, Ngouma et  Biboum font voyager le peuple au cœur de nos origines. Avec Mr Tcheck  de Sky Star à la réalisation, il faut dire que ces trois esprits libres continuent d’enchanter les letchois  depuis leur début. A chaque projet, on y voit de la liberté, du freedom, de l’indépendance.  Ah oui ! KUNDE signifie tous ces mots. Quand on regarde leur clip, on voyage au coeur de nos traditions. Depuis leur 1er album, « KUNDE MinGuèn » sorti en novembre 2010 et « GWèLBA »sorti en 2013, les enfants du peuple Bassa continuent d’écrire l’histoire.

Il faut remonter   en 2006 pour comprendre leur histoire. C’est à la Cité Sic, un kwatt de la ville de Douala que tout commence. Grace à l’aide de Calvin Yug, un musicien du coin, les membres du groupe commencent à travailler. Avec le temps, la famille s’agrandit, bien au-delà des trois complices de départ. Des jeunes percussionnistes et danseurs de la ville de Douala rejoignent la team. On les retrouve sur des scènes telles que celles de  : Quartier Sud, Festival Litén li ngog, nuits des musiques africaines à Mal minan, Yafé, Nguon etc…

Leur rythme ne laisse personne indifférent. Leur musique est issue du  patrimoine bantou-bassa : le NKouK, HonGo, MaKuNè, AssiKo, Koo. Les percussions utilisées renvoient aux instruments jadis utilisés par les musiciens initiés. Chacun des instruments a une double dimension : l’une visible et l’autre cachée. Il s’agit du « NKUU » (tamtam),  « MBè » ( tambour), « Bèndè »(le fer), et le plus vieil instrument « libaa li woo »(la paume de main).  C’est sur ce langage musical dynamique que les danseurs et percussionnistes exposent des formes d’expression où corps et esprit s’équilibrent pour exprimer la joie de vivre et d’autres émotions qui portent les artistes, et subliment l’âme de celui qui les écoute et les regarde.

Pour terminer, Kunde, c’est une histoire qui se tisse là où le tamtam ne meurt jamais. Il s’agit d’une présence qui redonne vigueur. On parle ici d’une histoire-géo de la joie, de la danse, des chants fertiles et des mélodies inédites qui surgissent d’ici même au Cameroun, quelque part dans la province du cœur pur. 

Au Letch. on vous laisse regarder le clip 

 

 

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Pourquoi on ne fait pas la dot d’une femme enceinte au Cameroun ?

Publié le 18 mars 2019
Par Charly ngon

Le fait pour une femme de tomber enceinte au moment de convoler en justes noces compliquerait la dot, qui est une étape très décisive dans la célébration d’une union. Au Cameroun, la dot d’une femme enceinte est interdite, voici pourquoi…

Source: Scidev.net

 

De toutes les pratiques ancestrales qui résistent encore au temps, aux nouvelles mentalités ou encore tendances, la dot demeure encore malgré tout, la pierre angulaire sans laquelle un mariage ne saurait exister. Si elle a su garder cette considération au fil du temps, c’est bien parce que des consignes ont été toujours respectées. Et pour peu qu’un élément ou une situation complexe se pose avant sa tenue de celle-ci, le processus s’annule annule immédiatement. Par exemple, une grossesse.

Doter une femme enceinte est perçue comme une offense à la tradition, voire une trahison sur un pacte établi depuis la nuit des temps. C’est un principe qui s’est toujours transmis de génération en génération, il serait donc inadmissible pour une raison quelconque, que cela change.

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Pour les traditionalistes, il n y a même pas matière à faire un débat dessus, c’est un principe. Parfois certaines filles avec la complicité de leur futur époux, mettent en place une stratégie malicieuse pour tromper la vigilance des deux familles.

Dans certaines situations, il apparaît souvent qu’un groupuscule des membres de la famille du gendre, tout comme celui de la fille, soit au courant de la grossesse, et par solidarité participe à la supercherie. Les raisons le plus souvent évoquées par certaines personnes pour justifier l’interdiction de la dot d’une fille enceinte sont nombreuses.

D’après une enquête menée par Sandrine Tonlo Tiako, journaliste au quotidien Mutations, qui a eu le privilège de rencontrer certains responsables des communautés, il ressort que selon le principe, une femme doit se marier vierge.

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Les familles respectives ne doivent pas être au courant que les futurs mariés ont déjà eu les rapports sexuels. Cela sous-entendrait que, même si un couple partage une intimité depuis longtemps, tant qu’il n’y a pas une grossesse avant la dot, la femme est considérée aux yeux des deux familles comme étant vierge.

Pour Ferdinand Ndame Eyoum, notable au canton Ngoma Douala-Bassa, le jour de la dot, il y a des esprits maléfiques qui rôdent. Par crainte que ces derniers ne  fassent du tort à la mère ou encore au bébé dans le ventre, on préfère attendre l’accouchement pour continuer les négociations.

Chez les Sawa, la dot d’une femme enceinte est interdite pour la simple raison que, on craindrait que la femme ne meurt au cours de l’accouchement, d’après Robert Elombo, notable de Bonabelon dans le village Bonapriso.

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Une autre raison avancée est que si le fiancé de la fille ne donne pas les présents qui satisfassent la famille, celle-ci dans leur mécontentement peut lancer un mauvais sort à la fille. Elle peut perdre son enfant, soit ne plus jamais en avoir, soit avoir des enfants malades ou encore connaitre une vie de couple malheureuse.

Selon un citoyen que nous avons rencontré et qui a voulu garder l’anonymat, le refus de doter une femme enceinte se justifierait aussi par le fait que lorsque la famille constate la grossesse, elle impose au futur gendre de doubler la dot, si celui-ci ne parvient pas à satisfaire aux nouvelles exigences de la famille, la cérémonie est renvoyée en attendant l’accouchement.

Toutefois si certains couples veulent malgré tout avancer dans leur initiative, conscients du fait qu’ils n’ont pas rempli toutes les conditions exigées, en accord avec les deux familles, la dot de la première fille issue de leur union reviendra exclusivement à la famille de la fille. La pratique n’est pas habituelle, mais les familles préfèrent par mesure de sécurité pour la vie de la fille et de l’enfant attendre l’accouchement.




 

 

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Festival Koura Gosso, six représentants camerounais dans la line up

Publié le
Par Charly ngon

La troisième édition du Festival Koura Gosso aura lieu du 2 au 5 mai 2019 à Moundou.


Après un appel à candidature lancé au cours du mois de février, les organisateurs du Festival Koura Gosso viennent de dévoiler la liste définitive des artistes retenus.

Pour cette troisième édition, la province du Logone Occidental précisément à Moundou-Tchad, va accueillir quarante-deux artistes dans l’un des rares évènements culturels qui met en lumière le patrimoine artistique de cette localité.

Une initiative qui permet le brassage des cultures et le partage des expériences entre les artistes. Dans cette liste, on retrouve une forte délégation camerounaise, composée du groupe Love N’Live, Leberger, Abou Digital, Papy Anza, Danielle Eog et MarsiArsi.

Le Festival Koura Gosso qui veut dire « jeune talent », est une plateforme d’échange et de rencontre qui réunit tous les ans  les artistes, les journalistes, les promoteurs culturels, le public et les étudiants de la localité de Moundou.

NB: Le Festival Koura Gosso aura lieu du 2 au 5 mai 2019 à Moundou-Tchad.




 

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