Chronique express du nouvel EP de Reniss, le quatrième du genre

Chronique express du nouvel EP de Reniss, le quatrième du genre

Publié le 20 janvier 2018
Par Mota__Savio

Après avoir sorti en 2013, Afrikan Luv, Milkish en 2015, et Reniss Chante Les Classiques en 2017, la chanteuse de New Bell Music sort un nouvel EP (express) qui s’intitule cette fois-ci « Reniss Express Vol. I ». Express, non pas parce que le travail soit bâclé, ou le processus créatif limité, mais bien parce qu’après écoute de ses différentes chansons, on ne pouvait s’empêcher de faire un petit commentaire wasa wasa, vite fait.  

Reniss

Tout au long des 5 titres, un constat s’impose : Reniss est une chanteuse formidable, conteuse d’histoire et lyriciste. Loin de la sauce, qui était un succès populaire, la go revient au chant plus classique. Aux premiers amours comme dirait quelqu’un. Avec « Shower », elle hausse la voix en Nguemba – sa langue maternelle – et en anglais, pour un effet doux qui pousse à aimer. Quant à « Night Life », un morceau parsemé de paroles de Jovi, il est question de voyage, d’escale, et de recherche de l’homme idéal ( Si ça existe hein) dans un monde difficile. Ce qui est encore le cas dans « Imitation » qui apparaît comme une déclaration d’amour à qui veut l’entendre. Et oui la sauceuse tente de convaincre un gars en lui donnant les arguments dont il a besoin. Son cœur, son corps, sa passion plaident pour elle. (Les femmes pensent qu’elles sont intelligentes hein) Mais qu’est-ce que cet homme attend pour accepter ? Sans doute être le « Doudou » de Reniss. Oui le doudou de Reniss, car, non seulement la chanteuse est généreuse en compliments mais aussi dans l’effort, parce qu’elle vogue aussi bien sur cette production de Le Monstre que les précédentes. On l’a sent (oui on l’a sent) plus en osmose sur cette piste, peut-être à cause du clip tout en couleurs réalisé par Ndukong qui accompagne ce morceau, disponible depuis quelques jours sur Au Letch. Tout comme Eya Eya, sorti quelques mois plutôt en prélude de l’EP et qui donne la cadence d’emblée.

Au niveau du rythme, ce que Reniss propose n’est pas révolutionnaire, c’est même assez monocorde, quand on écoute les productions de  l’EP. De même pour l’écriture qui n’est pas recherchée mais qui a le mérite d’être simple, adaptée au thème développé dans le projet, influencée par la griffe Mboko et bien rendue au chant. « Night Life » par exemple, est le prototype d’une chanson taillée pour l’écoute, illustratif d’un processus de création pensé mais surtout représentatif du système Mboko…

Ce quatrième EP, même s’il s’inscrit dans la continuité des récentes sorties de l’artiste, apparaît néanmoins assez facile : d’une part, Reniss a un formidable talent pour le chant, étant dotée d’une voix qui varie à souhait : on prend du plaisir à écouter les paroles de cette chanteuse. Mais de l’autre part, ce type de chansons monotones peut perdre le public acquis depuis la Sauce, Pilon, et Makero. Ce qui peut devenir assez déroutant pour un fan en mal de sensations fortes dues à la disparition du maquereau pilé dans la sauce de Reniss. Néanmoins, c’est le style de prédilection de Reniss Kien – de son vrai nom – une chanteuse pleine de vie et désireuse de vraiment faire carrière.




Après une année 2017 riche – fort de ses nombreux voyages, le Congo, l’Afrique du Sud, l’Ouganda ou encore le Gabon, – Reniss débute 2018 avec un nouvel EP avec un mélange du français, de l’anglais et du Nguemba (sa langue maternelle). Soyons d’accord, Reniss demeure dans l’originalité qu’on lui connaît. Au Letch, écoutons plutôt Reniss Express Vol.I.

ARTICLES SIMILAIRES



Vidéo : En voulant voler un chef de village, une jeune fille se fait attraper par les gris-gris

Publié le 19 mars 2019
Par Charly ngon

On ne vole pas l’argent d’un chef de village n’importe comment.

Les chefs de village sont les garants de la tradition, par conséquent, ils bénéficient d’un savoir ancestral sur des pratiques mystico-rituelles capables de neutraliser tout individu qui essayerait de porter atteinte à leur intégrité.

Dans cette vidéo de Les Baos, voilà une petite sœur qui est habituée à droguer les gens avant de les dépouiller de leur bien, qui fait la connaissance d’un chef de village. La go était sûre que le mougou était tombé dans le sac, en voulant fuir hein, la fille d’autrui a confirmé que le village c’est le village.

ARTICLES SIMILAIRES



Vidéo : Askia sort enfin le clip revendicateur de « Let’s Talk »

Publié le
Par Au Letch

Capture d’Ecran Youtube / Let’s Talk, Askia

Il y a des clips qu’on aimerait regarder encore et encore. Pour cause, la thématique développée est poignante et actuelle. Le nouveau clip de Askia en fait partie. Dans la lignée des clips qui appellent au cessez le feu dans les régions du Nord Ouest et au Sud Ouest du Cameroun, « Let’s Talk » peint le tableau noir de ce qui s’y passe. On constate que l’horreur, la peur et l’effroi rythment le quotidien des populations de ces zones dites anglophones.

Today, le bavardage ne sera jamais assez fort pour exprimer ce qui se passe au Cameroun. Askia l’a compris et elle se fond en musique pour exprimer son ras-le-bol. « Why the killing, why the blood. We just really wish that we could have a talk. You killing your brother, you killing your sister. We just really wish that we could have a talk…All we want is talk ».

Au Letch, on look aussi !

ARTICLES SIMILAIRES