Au Cameroun, un festival consacré à l’art de la rue se prépare pour une troisième édition

Publié le 13 mars 2019
Par Charly ngon

C’est sous le thème «Territoires, corps et esthétique» que s’ouvrira  la troisième édition du Festival International de Mouvements, Danses et Performances du 14 au 24 novembre 2019.

Source:ciezorasnake.over-blog.com

La danse plus qu’un simple art est un moyen d’expression, c’est un exutoire de prédilection pour les danseurs ou encore les performeurs qui veulent attirer l’attention du public de manière subtile, ceci grâce aux mouvements de leur corps sur les maux qui minent la société. Plus qu’un engagement, c’est un combat que mène Zora Snake, un performeur camerounais, promoteur du Festival International de Mouvements, Danses et Performances (MODAPERF) qui revient pour une troisième édition.

Source: ciezorasnake.over-blog.com

En présence des médias, les organisateurs ont dévoilé les grands axes de cette édition. Il sera question de faire un grand déploiement dans trois villes du Cameroun. Le premier arrêt sera donné du 14 au 17 dans la capitale économique, Douala, puis il va se poursuivre du 18 au 19 dans la ville de Dschang et se terminer du 21 au 24 à Yaoundé. Une présence dans ces villes qui entre en droite ligne avec les objectifs du festival, celui de marquer de manière significative le festival, tout en lui donnant plus de visibilité d’où le thème «Territoires, corps et esthétique».

Source: ciezorasnake.over-blog.com

Une manière de communier avec le public, de vivre leur quotidien à travers certaines chorégraphies et surtout emmener les citoyens à porter un autre regard sur la danse qui est un art pas comme les autres. Il sera aussi question de mettre en place les jalons pour la création d’une plateforme réunissant les artistes camerounais, étrangers, les promoteurs culturels et le public pour donner à l’art de la rue une visibilité crédible. L’actualité oblige, un accent sera aussi mis sur l’esprit d’hospitalité que doivent avoir les citoyens envers leurs compatriotes de la zone anglophones qui ont besoin de soutien.

NB : Le Festival International de Mouvements, Danses et Performances (MODAPERF) aura lieu du 14 au 24 novembre 2019 entre les villes de Douala, de Dschang et de Yaoundé.




 

 

 

 

 

 

ARTICLES SIMILAIRES



Pourquoi on ne fait pas la dot d’une femme enceinte au Cameroun ?

Publié le 18 mars 2019
Par Charly ngon

Le fait pour une femme de tomber enceinte au moment de convoler en justes noces compliquerait la dot, qui est une étape très décisive dans la célébration d’une union. Au Cameroun, la dot d’une femme enceinte est interdite, voici pourquoi…

Source: Scidev.net

 

De toutes les pratiques ancestrales qui résistent encore au temps, aux nouvelles mentalités ou encore tendances, la dot demeure encore malgré tout, la pierre angulaire sans laquelle un mariage ne saurait exister. Si elle a su garder cette considération au fil du temps, c’est bien parce que des consignes ont été toujours respectées. Et pour peu qu’un élément ou une situation complexe se pose avant sa tenue de celle-ci, le processus s’annule annule immédiatement. Par exemple, une grossesse.

Doter une femme enceinte est perçue comme une offense à la tradition, voire une trahison sur un pacte établi depuis la nuit des temps. C’est un principe qui s’est toujours transmis de génération en génération, il serait donc inadmissible pour une raison quelconque, que cela change.

A Lire Également ===>>>  la dot chez les Bafia

Pour les traditionalistes, il n y a même pas matière à faire un débat dessus, c’est un principe. Parfois certaines filles avec la complicité de leur futur époux, mettent en place une stratégie malicieuse pour tromper la vigilance des deux familles.

Dans certaines situations, il apparaît souvent qu’un groupuscule des membres de la famille du gendre, tout comme celui de la fille, soit au courant de la grossesse, et par solidarité participe à la supercherie. Les raisons le plus souvent évoquées par certaines personnes pour justifier l’interdiction de la dot d’une fille enceinte sont nombreuses.

D’après une enquête menée par Sandrine Tonlo Tiako, journaliste au quotidien Mutations, qui a eu le privilège de rencontrer certains responsables des communautés, il ressort que selon le principe, une femme doit se marier vierge.

A Lire Également ===>>> Culture & Traditions : La dot chez les Mbouda (Ouest Cameroun)

Les familles respectives ne doivent pas être au courant que les futurs mariés ont déjà eu les rapports sexuels. Cela sous-entendrait que, même si un couple partage une intimité depuis longtemps, tant qu’il n’y a pas une grossesse avant la dot, la femme est considérée aux yeux des deux familles comme étant vierge.

Pour Ferdinand Ndame Eyoum, notable au canton Ngoma Douala-Bassa, le jour de la dot, il y a des esprits maléfiques qui rôdent. Par crainte que ces derniers ne  fassent du tort à la mère ou encore au bébé dans le ventre, on préfère attendre l’accouchement pour continuer les négociations.

Chez les Sawa, la dot d’une femme enceinte est interdite pour la simple raison que, on craindrait que la femme ne meurt au cours de l’accouchement, d’après Robert Elombo, notable de Bonabelon dans le village Bonapriso.

A Lire Également ===>>> Voici les étapes d’une dot «Likil » chez les Bassa

Une autre raison avancée est que si le fiancé de la fille ne donne pas les présents qui satisfassent la famille, celle-ci dans leur mécontentement peut lancer un mauvais sort à la fille. Elle peut perdre son enfant, soit ne plus jamais en avoir, soit avoir des enfants malades ou encore connaitre une vie de couple malheureuse.

Selon un citoyen que nous avons rencontré et qui a voulu garder l’anonymat, le refus de doter une femme enceinte se justifierait aussi par le fait que lorsque la famille constate la grossesse, elle impose au futur gendre de doubler la dot, si celui-ci ne parvient pas à satisfaire aux nouvelles exigences de la famille, la cérémonie est renvoyée en attendant l’accouchement.

Toutefois si certains couples veulent malgré tout avancer dans leur initiative, conscients du fait qu’ils n’ont pas rempli toutes les conditions exigées, en accord avec les deux familles, la dot de la première fille issue de leur union reviendra exclusivement à la famille de la fille. La pratique n’est pas habituelle, mais les familles préfèrent par mesure de sécurité pour la vie de la fille et de l’enfant attendre l’accouchement.




 

 

ARTICLES SIMILAIRES



Festival Koura Gosso, six représentants camerounais dans la line up

Publié le
Par Charly ngon

La troisième édition du Festival Koura Gosso aura lieu du 2 au 5 mai 2019 à Moundou.


Après un appel à candidature lancé au cours du mois de février, les organisateurs du Festival Koura Gosso viennent de dévoiler la liste définitive des artistes retenus.

Pour cette troisième édition, la province du Logone Occidental précisément à Moundou-Tchad, va accueillir quarante-deux artistes dans l’un des rares évènements culturels qui met en lumière le patrimoine artistique de cette localité.

Une initiative qui permet le brassage des cultures et le partage des expériences entre les artistes. Dans cette liste, on retrouve une forte délégation camerounaise, composée du groupe Love N’Live, Leberger, Abou Digital, Papy Anza, Danielle Eog et MarsiArsi.

Le Festival Koura Gosso qui veut dire « jeune talent », est une plateforme d’échange et de rencontre qui réunit tous les ans  les artistes, les journalistes, les promoteurs culturels, le public et les étudiants de la localité de Moundou.

NB: Le Festival Koura Gosso aura lieu du 2 au 5 mai 2019 à Moundou-Tchad.




 

ARTICLES SIMILAIRES