Ketchiemen rend un vibrant hommage aux musiciens dans « les icônes de la musique camerounaise »

Arol Ketchiemen rend un vibrant hommage aux musiciens dans « les icônes de la musique camerounaise »

Publié le 6 juillet 2018
Par Charly ngon


Dans « Les icônes de la musique camerounaise » son nouveau roman, Arol Ketchiemen ressuscite le passé glorieux des artistes musiciens camerounais.

Enfin les « icônes de la musique camerounaise » revivent grâce à la littérature. Bien avant l’indépendance, voire même après, il n’y avait pas que le football qui faisait bouger le Cameroun. La musique aussi était là. Si dans certains ouvrages ont fait écho des épopées glorieuses de Mbappe Leppe, Moukoko confiance, Manga Oguéné, Mbette Isaac et les autres qui étaient les stars du ballon. Les anciennes gloires de la musique camerounaises telles que Les Têtes Brûlés, Eboa Lottin, Messi Martin, Jean Bikoko Aladin, Anne Marie Nzie et bien d’autres qui ont connu cette même période, ont été durant longtemps les oubliés de l’histoire du Cameroun. Aucune littérature ne leur a jamais été consacrée, jusqu’à ce jour du 21 juin 2018 lors de la célébration de la fête musique où l’écrivain Arol Ketchiemen a voulu marquer cet instant de la plus belle manière avec la sortie de son roman « Les icônes de la musique camerounaise ».

Mais quel bel hommage. Le livre « Les icônes de la musique camerounaise » n’est pas seulement un roman, c’est un panthéon d’honneur que vient d’ériger l’écrivain camerounais Arol Ketchiemen. Un espace qui permettra le temps d’une lecture d’édifier le public sur le parcours des artistes qui ont contribué à l’influence  de la musique camerounaise en Afrique Centrale et même au delà. Des histoires qui serviront de modèles pour la nouvelle génération des artistes camerounais ou pour celle en devenir. On pourra citer Jean Bikoko Aladin précurseur de l’Assiko ou encore celle de Messi Martin précurseur du rythme Bikutsi. Des icônes de notre musique qui sont mort dans l’indifférence, le dénuement et la déchéance au plus prêt des regards de ceux qu’il y a bien longtemps scandaient leurs noms ou reprenaient a gorge déployée quelques refrain de leurs mélodies.

Pour ce premier roman consacré à l’histoire des hommes qui ont marqué l’histoire de la musique camerounaise, le jeune auteur a choisi comme préfacier l’un des derniers survivants et par ailleurs fondateur du célèbre groupe « Les têtes brulées » Jean Marie Ahanda. Sur les trois cent pages que compte l’ouvrage, Arol Ketchiemen a dressé une biographie presque complète des artistes qui y figurent à l’intérieur. Un véritable travaille de recherches qui vient enrichir l’univers musical Cameroun et ouvre une ère de réconciliation avec nos icônes du passé, du présent et du futur. L’ouvrage qui est édité aux Editions du Muntu n’est qu’à son premier tome, donc on s’attend certainement à une suite logique d’autres tomes consacrés aussi à d’autres icônes de la musique camerounaise.

NB : L’ouvrage  « Les icônes de la musique camerounaise » d’Arol Ketchiemen est disponible aux Editions du Muntu et en librairie.

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