A l’épreuve du temps, Toto Nyamsi marque son territoire dans la musique urbaine

A l’épreuve du temps, Toto Nyamsi marque son territoire dans la musique urbaine

Publié le 31 décembre 2017
Par Charly ngon


C’est avec une audace qu’on peut lui reconnaître, que Toto Nyamsi fait parler de lui dans l’arène des musiques urbaines au Cameroun. La sortie de son nouveau single en dit long sur les ambitions de l’artiste.

Ce n’est pas encore la star au sens que chacun aimerait définir, mais depuis quelques temps il marque les esprits. Il y a de cela quelques semaines, il a lâché un nouveau single intitulé « C chaud ». Dans un style très engagé mais dansant, il peint l’envers du décor de la réalité des jeunes du bled, qui ont le cœur à la fête, à l’ambiance. Une posture qu’il assume, puisqu’on le connait aussi comme une personne engagée pour des causes qu’il juge noble. Ce nouveau single, est d’ailleurs le tout premier fruit de sa collaboration avec son nouveau label ST And the Six Proud, avec qui il vient de signer fraîchement un contrat de deux années. Pourtant rien ne le prédestinait à flirter avec l’univers rap.

De son vrai nom Nyamse Daniel Aymar, il va d’abord se fait connaître sous le patronyme « Ener-j », puis « B-Kwadi » avant de porter définitivement celui de Toto Nyamsi. « Je prends le nom de Ener-j après une bataille avec Nrj de Mballe Mballe qui est de la famille de ma maman. On se rencontre, on clashe lors d’une confrontation. Je rappais avec la rage et c’est comme ça que j’ai gardé ce nom. Puis B-Kwadi c’était parce que je ne rappais que pour clasher » explique t-il. Ses débuts en musique se passent dans la ville d’Ebolowa où il voit le jour un 22 juillet 1985. A l’époque où les kermesses scolaires battent le plein de l’affluence, il se fait remarquer par son talent de danseur et chanteur. Il va même reprendre le répertoire musical de certains grands noms la musique congolaise, au bonheur du public, qui ne s’en lasse pas de ses prestations.

A son arrivée à Douala il découvre l’univers rap, ses modèles sont Mc Solaar, Wu Tang Clan et bien d’autres. C’est ainsi qu’il va se mouler dans ce nouveau registre musical. Il va tout abord commencer par reprendre les textes de ses idoles, avant d’affiner sa plume et de trouver son style. En 2002, il fait parler de lui dans « Mon ghetto » son premier projet musical en collaboration avec Lil Benzo. « C’est chez Erico que je fais mon premier truc. A l’époque des cassettes chromées » explique t-il. Avant de lancer sa carrière, il est membre de plusieurs groupes comme : Kalakuta, Auxilliaire et Négro Karbure. Après sa rencontre avec Franky P qui lui fera son premier beat, plus tard, en 2006, il sort son premier single « Grandez’ambitions » et plus tard la compile « Gs Family » sous le label Gs Record, avec qui il signe son tout premier contrat en tant qu’artiste.

On peut dire que l’année 2017 a été assez bonne pour l’artiste. Il a sorti un single « Mandela », pour rendre hommage à ce grand homme qui a combattu les inégalités sociales dans son pays, puis « Unity », pour célébrer l’unité des peuples et aujourd’hui « C chaud ». Son coup de poker, c’est son accord avec le label ST And the Six Proud. Avec lequel il compte dorénavant donner un autre sens à sa carrière. Chez Toto Nyamsi on est frappé par son audace, son talent, son engagement, mais surtout par le sens du travail bien fait. Des critères qui ont frappé à l’œil de son label. « Le chemin n’est pas facile » il le sait, mais au regard de son parcours, il croit encore plus à lui.  Qualifié d’underground, pas vraiment connu mais généreux dans l’effort, il est temps pour lui de défendre un projet. Ce qui tombe bien. « En 2018 j’ai un pré-album de 6 titres qui sort » lance t-il. De bon car Toto Nyamsi doit prendre le pouvoir.

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