A la découverte de « La Nyama », une chaîne de restauration estudiantine à Yaoundé

A la découverte de « La Nyama », une chaîne de restauration estudiantine à Yaoundé

Publié le 16 août 2018
Par Dickson

« La Nyama » est une chaîne de restauration estudiantine financée par crowdfunding et qui a dépassé les 100% de levée en 18 jours seulement. 

François NGOUME-CEO de La Nyama

Grâce à son partenaire Guanxi Investment, Hannibal Consulting accompagne les jeunes entrepreneurs dans la maturation de leurs projets et la recherche de financements. Grace à son projet de restauration dans la ville de Soa, François NGOUME  devient ainsi le premier à avoir entièrement bouclé sa campagne de financement (capital social de 4 500 000 F), en 18 jours. «  En étroite collaboration avec Hannibal, on a jugé de l’opportunité,  et même la nécessité de s’inscrire sur la plateforme, car le procédé était non seulement avantageux, mais beaucoup ont manifesté leur enthousiasme pour le projet, mais voulaient des garanties que la plateforme offrait » détaille-t-il.

Une idée par les cop’s et pour les cop’s

C’est dans cette logique qu’il s’inscrit au programme intitulé « bataillon des entrepreneurs panafricains » première édition organisée par le SKEP un incubateur. L’idée de « La Nyama » est fille du milieu estudiantin dans lequel François NGOUME et  ses collaborateurs vivent. Ils y remarquent une recrudescence dans la consommation des étudiants dans les restaurants (manque de temps, rapidité dans le service etc… « Un jour, nous sommes allés manger avec des amis dans un de ces restaurants, on a attendu 30 minutes avant qu’on nous serve (du fait de l’affluence, il faut dire que les milieux universitaires concentrent une forte population), et c’est là qu’un ami à moi fait la blague que mais dis donc, les gars ci doivent avoir l’argent hein… et ça a fait boum dans ma tête et j’ai décelé là une niche d’opportunités » renchérit-il.

 

La Nyama SAS

 

Après cette levée de fonds, « La Nyama » compte décliner sa stratégie en trois phases. « La première étape vise d’abord à mettre sur pied une chaîne de restaurants dans les différentes universités publiques et/ou privées. La seconde étape consistera pour nous à acquérir des espaces agricoles afin de produire nos matières premières  (plantain, pommes, tomates etc…) pour alimenter nos restaurants. Enfin, nous voulons nous déployer dans l’agro-industrie, afin de transformer ce que nous produisons pour créer une plus grande chaîne de distribution et diversifier réellement les activités. Pour dire que l’entreprise a réellement une vision ambitieuse et nous ne sommes qu’au début de l’aventure » précise-t-il.

Une aventure pleine d’anecdotes

En tant qu’entrepreneurs, trouver des investisseurs est un travail de longue haleine. Ce qui a aussi été le cas pour l’équipe de « La Nyama ».Entre humour et nostalgie, le C.E.O nous raconte cette traversée du désert « Un soir, je reçois un appel d’un investisseur, à 22h on cause il me pose des questions sur le projet et me dit qu’il va contribuer à la campagne. Quand il raccroche il souscrit à 50.000 FCFA. Le lendemain,  il m’appelle qu’il veut me rencontrer,  moi sachant qu’il avait déjà souscrit, je me dis pourquoi? Surtout que j’avais déjà des trucs à faire. On devait se voir à 14h. Vers 13h je dis je n’y vais plus. Vers 13h30, il m’appelle pour confirmer le rendez vous, je veux lui dire que ce n’est pas possible,  mais je laisse. On se voit finalement, et c’est là que très intéressé par notre vision, il décide d’injecter encore 1,5 millions dans le projet. C’est tout dire… à croire qu’il ne faut jamais refuser d’honorer un rendez vous, on ne sait pas quelle opportunité se cache derrière » révèle-t-il.

Un Happy Ending

Le restaurant « La Nyama » est désormais opérationnel et ouvert de 9h à 22h de lundi à samedi. Aussi, pour l’organisation des cérémonies (réunions de travail, affaires, mariage, baptême et autres) ou simplement une réservation  (au cas où vous voulez inviter des amis dans un endroit discret, vous passez la commande d’un plat en particulier et on vous fait ça.). Pour le moment le service n’est disponible que dans la ville de Yaoundé.

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Pourquoi on ne fait pas la dot d’une femme enceinte au Cameroun ?

Publié le 18 mars 2019
Par Charly ngon

Le fait pour une femme de tomber enceinte au moment de convoler en justes noces compliquerait la dot, qui est une étape très décisive dans la célébration d’une union. Au Cameroun, la dot d’une femme enceinte est interdite, voici pourquoi…

Source: Scidev.net

 

De toutes les pratiques ancestrales qui résistent encore au temps, aux nouvelles mentalités ou encore tendances, la dot demeure encore malgré tout, la pierre angulaire sans laquelle un mariage ne saurait exister. Si elle a su garder cette considération au fil du temps, c’est bien parce que des consignes ont été toujours respectées. Et pour peu qu’un élément ou une situation complexe se pose avant sa tenue de celle-ci, le processus s’annule annule immédiatement. Par exemple, une grossesse.

Doter une femme enceinte est perçue comme une offense à la tradition, voire une trahison sur un pacte établi depuis la nuit des temps. C’est un principe qui s’est toujours transmis de génération en génération, il serait donc inadmissible pour une raison quelconque, que cela change.

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Pour les traditionalistes, il n y a même pas matière à faire un débat dessus, c’est un principe. Parfois certaines filles avec la complicité de leur futur époux, mettent en place une stratégie malicieuse pour tromper la vigilance des deux familles.

Dans certaines situations, il apparaît souvent qu’un groupuscule des membres de la famille du gendre, tout comme celui de la fille, soit au courant de la grossesse, et par solidarité participe à la supercherie. Les raisons le plus souvent évoquées par certaines personnes pour justifier l’interdiction de la dot d’une fille enceinte sont nombreuses.

D’après une enquête menée par Sandrine Tonlo Tiako, journaliste au quotidien Mutations, qui a eu le privilège de rencontrer certains responsables des communautés, il ressort que selon le principe, une femme doit se marier vierge.

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Les familles respectives ne doivent pas être au courant que les futurs mariés ont déjà eu les rapports sexuels. Cela sous-entendrait que, même si un couple partage une intimité depuis longtemps, tant qu’il n’y a pas une grossesse avant la dot, la femme est considérée aux yeux des deux familles comme étant vierge.

Pour Ferdinand Ndame Eyoum, notable au canton Ngoma Douala-Bassa, le jour de la dot, il y a des esprits maléfiques qui rôdent. Par crainte que ces derniers ne  fassent du tort à la mère ou encore au bébé dans le ventre, on préfère attendre l’accouchement pour continuer les négociations.

Chez les Sawa, la dot d’une femme enceinte est interdite pour la simple raison que, on craindrait que la femme ne meurt au cours de l’accouchement, d’après Robert Elombo, notable de Bonabelon dans le village Bonapriso.

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Une autre raison avancée est que si le fiancé de la fille ne donne pas les présents qui satisfassent la famille, celle-ci dans leur mécontentement peut lancer un mauvais sort à la fille. Elle peut perdre son enfant, soit ne plus jamais en avoir, soit avoir des enfants malades ou encore connaitre une vie de couple malheureuse.

Selon un citoyen que nous avons rencontré et qui a voulu garder l’anonymat, le refus de doter une femme enceinte se justifierait aussi par le fait que lorsque la famille constate la grossesse, elle impose au futur gendre de doubler la dot, si celui-ci ne parvient pas à satisfaire aux nouvelles exigences de la famille, la cérémonie est renvoyée en attendant l’accouchement.

Toutefois si certains couples veulent malgré tout avancer dans leur initiative, conscients du fait qu’ils n’ont pas rempli toutes les conditions exigées, en accord avec les deux familles, la dot de la première fille issue de leur union reviendra exclusivement à la famille de la fille. La pratique n’est pas habituelle, mais les familles préfèrent par mesure de sécurité pour la vie de la fille et de l’enfant attendre l’accouchement.




 

 

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Festival Koura Gosso, six représentants camerounais dans la line up

Publié le
Par Charly ngon

La troisième édition du Festival Koura Gosso aura lieu du 2 au 5 mai 2019 à Moundou.


Après un appel à candidature lancé au cours du mois de février, les organisateurs du Festival Koura Gosso viennent de dévoiler la liste définitive des artistes retenus.

Pour cette troisième édition, la province du Logone Occidental précisément à Moundou-Tchad, va accueillir quarante-deux artistes dans l’un des rares évènements culturels qui met en lumière le patrimoine artistique de cette localité.

Une initiative qui permet le brassage des cultures et le partage des expériences entre les artistes. Dans cette liste, on retrouve une forte délégation camerounaise, composée du groupe Love N’Live, Leberger, Abou Digital, Papy Anza, Danielle Eog et MarsiArsi.

Le Festival Koura Gosso qui veut dire « jeune talent », est une plateforme d’échange et de rencontre qui réunit tous les ans  les artistes, les journalistes, les promoteurs culturels, le public et les étudiants de la localité de Moundou.

NB: Le Festival Koura Gosso aura lieu du 2 au 5 mai 2019 à Moundou-Tchad.




 

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