8 écrivaines camerounaises à suivre

Publié le 8 mars 2019
Par Charly ngon

Lorsqu’on parle de la littérature au Cameroun, on constate que les écrivaines ne sont pas assez valorisées par rapport à leurs homologues. Pourtant elles jouent aussi un grand rôle. Nous vous proposons aujourd’hui huit profils d’écrivaines camerounaises à suivre.

 

1-Imbolo Mbue

Source: Bebelio.com

Elle est née en 1982 dans la ville de Limbé dans la région du Sud-Ouest au Cameroun. Elle quitte la ville en 1998 pour aller poursuivre ses études aux États-Unis. Passionnée de lecture, Imbolo Mbue va être bercée avec les ouvrages de certains grands auteurs africains tels : Chinua Achebe, Ngugi wa Thiong’o et bien d’autres auteurs. Elle crée la sensation avec son premier roman « Voici venir les rêveurs » qui est acheté à un million de dollar par une grande maison d’édition américaine.

2-Francine Rochelet Ngo Iboum


Source: Tonta Francine

 

Surnommée Tonta pour les intimes, Francine Rochelet Ngo Iboum est une jeune écrivaine camerounaise qui s’est démarquée grâce à ses romans qui racontent les histoires réelles des personnes victimes de viols. Elle sort en 2013 son premier roman « Fleur Brisée » pour raconter son histoire, puis en 2018 un deuxième roman « Bouche cousue n’a point de vie » pour raconter celles des autres personnes victimes de viols qu’elle encadre dans son association SAVAS (Soutien aux Victimes d’Agressions Sexuelles). 

3-Pulcherie Feupo

Source: Pulcherie Feupo

Henriette Pulcherie Feupo Mefenza est née au Cameroun dans la ville de Bertoua dans la région de l’Est du Cameroun. Elle va poursuivre ses études à l’université de Dschang où elle sortira de cette institution nantie d’un diplôme de licence en sociologie et communication. Elle quitte le Cameroun pour la Suisse où elle va être formée comme travailleuse sociale à la HES.SO de Lausanne. Très engagée dans les problèmes liés à la crise identitaire, Pulcherie Feupo sort son premier intitulé « L’Âme meurtrie d’Anouck ».

4-Christelle Nadia Fotso

Source: Medium.com

Avocate de formation, Christelle Nadia Fotso est titulaire d’un Master en relations publiques et d’un doctorat en droit d’American University de Washington, DC. Passionnée de littérature, elle compte à son actif plusieurs ouvrages publiés : L’empreinte des choses brisées et Amoureuse du diable.

5-Djaili Amadou Amal

Source: Amel Amal

Originaire de la région de l’extrême Nord du Cameroun, Djaili Amadou Amal est une écrivaine très engagée pour la cause des femmes surtout celles de la partie septentrionale. Elle sort en 2010 son premier roman Walaande, l’art de partager un mari, lequel lui vaudra de recevoir le Prix du jury de la Fondation Prince de Claus à Paris. Puis elle sortira encore deux autres romans Mistiriijo la mangeuse d’âme et Munyal ; les larmes de la patience.

6-Florence Tsagué

Source: Actu cameroun

Florence Tsagué est née à Bafou-Dschang au Cameroun. Elle fait ses études primaires à l’école publique de Djuttitsa et ses études secondaires au collège Saint Laurent de Bafou. Depuis 1998, elle vit en Allemagne à Bonn et Siegen. Elle écrit des nouvelles et des poèmes. Elle a publié La porte de minuit et Femmes connues et coépouses inconnues.

7-Ernestine Mbakou

Source: Enestine Mbakou

 

Ernestine Mbakou est titulaire d’un Master in Health Economics, Policy and Management obtenu à Catholic University of Cameroon-Bamenda. Elle est actuellement en cours de validation d’un PhD en Santé publique. Passionnée de lecture et d’écriture dès sa tendre enfance, Obsession est son premier roman. Elle vit actuellement à Bafoussam, à l’ouest du Cameroun et exerce à l’hôpital Régional.

8-Elizabeth Tsougui

Source: Atlantistv.fr

Elizabath Tsougui est née d’un parent camerounais, François-Xavier Tsougui, ambassadeur de profession et d’une mère française. Elle va passer une bonne partie de son enfance au Cameroun avant d’aller poursuivre ses études en France. Elle compte plusieurs ouvrages à son actif : Je vous souhaite la pluie, Sept filles en colère, Bamako climax, Les billets d’humeur auFeminin.com et Le jour où tu es né une deuxième fois.




 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pourquoi on ne fait pas la dot d’une femme enceinte au Cameroun ?

Publié le 18 mars 2019
Par Charly ngon

Le fait pour une femme de tomber enceinte au moment de convoler en justes noces compliquerait la dot, qui est une étape très décisive dans la célébration d’une union. Au Cameroun, la dot d’une femme enceinte est interdite, voici pourquoi…

Source: Scidev.net

 

De toutes les pratiques ancestrales qui résistent encore au temps, aux nouvelles mentalités ou encore tendances, la dot demeure encore malgré tout, la pierre angulaire sans laquelle un mariage ne saurait exister. Si elle a su garder cette considération au fil du temps, c’est bien parce que des consignes ont été toujours respectées. Et pour peu qu’un élément ou une situation complexe se pose avant sa tenue de celle-ci, le processus s’annule annule immédiatement. Par exemple, une grossesse.

Doter une femme enceinte est perçue comme une offense à la tradition, voire une trahison sur un pacte établi depuis la nuit des temps. C’est un principe qui s’est toujours transmis de génération en génération, il serait donc inadmissible pour une raison quelconque, que cela change.

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Pour les traditionalistes, il n y a même pas matière à faire un débat dessus, c’est un principe. Parfois certaines filles avec la complicité de leur futur époux, mettent en place une stratégie malicieuse pour tromper la vigilance des deux familles.

Dans certaines situations, il apparaît souvent qu’un groupuscule des membres de la famille du gendre, tout comme celui de la fille, soit au courant de la grossesse, et par solidarité participe à la supercherie. Les raisons le plus souvent évoquées par certaines personnes pour justifier l’interdiction de la dot d’une fille enceinte sont nombreuses.

D’après une enquête menée par Sandrine Tonlo Tiako, journaliste au quotidien Mutations, qui a eu le privilège de rencontrer certains responsables des communautés, il ressort que selon le principe, une femme doit se marier vierge.

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Les familles respectives ne doivent pas être au courant que les futurs mariés ont déjà eu les rapports sexuels. Cela sous-entendrait que, même si un couple partage une intimité depuis longtemps, tant qu’il n’y a pas une grossesse avant la dot, la femme est considérée aux yeux des deux familles comme étant vierge.

Pour Ferdinand Ndame Eyoum, notable au canton Ngoma Douala-Bassa, le jour de la dot, il y a des esprits maléfiques qui rôdent. Par crainte que ces derniers ne  fassent du tort à la mère ou encore au bébé dans le ventre, on préfère attendre l’accouchement pour continuer les négociations.

Chez les Sawa, la dot d’une femme enceinte est interdite pour la simple raison que, on craindrait que la femme ne meurt au cours de l’accouchement, d’après Robert Elombo, notable de Bonabelon dans le village Bonapriso.

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Une autre raison avancée est que si le fiancé de la fille ne donne pas les présents qui satisfassent la famille, celle-ci dans leur mécontentement peut lancer un mauvais sort à la fille. Elle peut perdre son enfant, soit ne plus jamais en avoir, soit avoir des enfants malades ou encore connaitre une vie de couple malheureuse.

Selon un citoyen que nous avons rencontré et qui a voulu garder l’anonymat, le refus de doter une femme enceinte se justifierait aussi par le fait que lorsque la famille constate la grossesse, elle impose au futur gendre de doubler la dot, si celui-ci ne parvient pas à satisfaire aux nouvelles exigences de la famille, la cérémonie est renvoyée en attendant l’accouchement.

Toutefois si certains couples veulent malgré tout avancer dans leur initiative, conscients du fait qu’ils n’ont pas rempli toutes les conditions exigées, en accord avec les deux familles, la dot de la première fille issue de leur union reviendra exclusivement à la famille de la fille. La pratique n’est pas habituelle, mais les familles préfèrent par mesure de sécurité pour la vie de la fille et de l’enfant attendre l’accouchement.




 

 

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Festival Koura Gosso, six représentants camerounais dans la line up

Publié le
Par Charly ngon

La troisième édition du Festival Koura Gosso aura lieu du 2 au 5 mai 2019 à Moundou.


Après un appel à candidature lancé au cours du mois de février, les organisateurs du Festival Koura Gosso viennent de dévoiler la liste définitive des artistes retenus.

Pour cette troisième édition, la province du Logone Occidental précisément à Moundou-Tchad, va accueillir quarante-deux artistes dans l’un des rares évènements culturels qui met en lumière le patrimoine artistique de cette localité.

Une initiative qui permet le brassage des cultures et le partage des expériences entre les artistes. Dans cette liste, on retrouve une forte délégation camerounaise, composée du groupe Love N’Live, Leberger, Abou Digital, Papy Anza, Danielle Eog et MarsiArsi.

Le Festival Koura Gosso qui veut dire « jeune talent », est une plateforme d’échange et de rencontre qui réunit tous les ans  les artistes, les journalistes, les promoteurs culturels, le public et les étudiants de la localité de Moundou.

NB: Le Festival Koura Gosso aura lieu du 2 au 5 mai 2019 à Moundou-Tchad.




 

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