7 chanteuses camerounaises à suivre en 2019

Publié le 8 mars 2019
Par Mota__Savio

Si on a l’habitude de faire des classements sur les prochain rappeurs ou chanteurs qui vont percer, on ne se penche pas assez sur les femmes. Today, on célèbre la nouvelle vague de chanteuses camerounaises. Elles sont jeunes, belles, et surtout talentueuses. Après des débuts prometteurs, elles se posent depuis un moment comme des artistes sur lesquels, on doit compter. Sans plus tarder, voici les 7 chanteuses camerounaises à suivre en 2019. 

KAMENI

Signée chez Lionn Productions, le label de Mr Leo, Kameni est une chanteuse qui fait parler depuis la sortie de ses mashups bien épicés. Cette spécialiste du freestyle a ébloui Timaya. Propulsée sur Instagram par la star nigériane, Kameni profite de cet engouement pour faire patienter les fans en attendant son premier morceau. A son actif, deux mashups explosifs dans lesquels, elle mixe tour à tour la musique nigériane et camerounaise, oscillant entre Stanley Enow, Wizkid, ou encore Mr Leo. Et un troisième mashup super épicé dans lequel la jeune artiste prouve davantage qu’elle a sa place dans le game. 2019 sera son année !

 

SHURA

Âgée de 25 ans, Fru Shura Tatiana alias Shura est une artiste qui fait de l’Afro Jazz et de l’Afro Pop. En 2018, grâce au morceau « Allez Dire », elle  a fait une entrée remarquée dans la musique camerounaise. La native de Yaoundé a mis tout le monde d’accord avec ce morceau ainsi que « Dis moi tout » sorti la même année. Une année au cours de laquelle, mine de rien, elle a aussi collaboré avec Serge Beynaud et Sidiki Diabaté  dans le clip de « Africa Is Now ». 

Influencée par Charlotte Dipanda, Kareyce Fotso, ou encore Adele, la chanteuse fait partie de Steven’s Music Entertainment, le label qui emploie Daphne et M-Pro. Et si tout marche bien, Shura sortira peut-être son premier projet en 2019. En attendant, allez dire que la musique camerounaise tient une nouvelle voix.

 

TATY EYONG

Cette chanteuse et fondatrice de la compagnie de danse Jade – qui reste l’une des références dans la ville de Yaoundé – est sans doute parmi les nouveaux visages de la musique camerounaise et du Bikutsi par ricochet.  Originaire de la région du centre du Cameroun, Taty Eyong est révélée au grand public à la sortie de « C Mon Com Ça » et quelques semaines après du clip afro-moderne réalisé par Adah Akenji.

A 30 ans, Taty Eyong traîne plusieurs années dans le milieu. En effet, la belle a accompagné sur scène les plus grands noms de la musique camerounaise à l’instar de Manu Dibango, Anne-Marie Nzie, Henry Njoh, André Manga, Belka Tobis, Sanzy Viany. On n’oublierait presque ses phrases en Yembame, sa langue maternelle, sous fond de sonorités jouées par un orchestre de Mendzan. A cette allure, l’Ekang et le bikutsi ont encore de beaux jours. Taty Eyong va encore surprendre en 2019.

 

AMATULA

 

 

Douce, calme, et quiète sont les qualificatifs qui vont bien à Amatula.  Cette jeune chanteuse camerounaise est la découverte de ces derniers mois. Sa voix suave et reposante coule crème sur des morceaux aux influences soul tels que « Wake up, My Love »et « I Hurt You » dont le clip réalisé par Omega Studio montre une artiste qui joue de sa voix et des mélodies pour faire fondre les fans.

Rarement mise en avant hormis sa musique, Amatula a un air réservé qui séduit autant qu’il étonne. Déterminée et passionnée comme elle l’a laissé entendre sur Okabol Radio, la go est talentueuse et a tout pour un avenir dans la musique. Laissons seulement le temps au temps. 2019 nous dira…

 

MESHI

Meshi, toute enchaînée dans son nouveau clip. © Capture d’Ecran Youtube

Atingwa Ghislaine Meshi de son nom complet est une artiste originaire de la région du Nord-Ouest du Cameroun. En 2016, elle s’associe à Charly B pour le clip de Woman Ya Woman. Dans la foulée, elle devient sociétaire du label Zion records. Meshi en profite pour sortir le clip de « Mr Mbere » avec C-Trix. Plus tard, elle sortira enfin son premier single « Helep Me » accompagné d’un clip tout feu tout flamme. Elle y expérimente la douleur, la souffrance et les malheurs d’une union forcée.

En juillet 2017, elle sort Plans avec Tzy Panchak en guest-star. Quelques mois après, le clip de « Médecin » suivra pour clôturer l’année. En 2018, elle revient en force avec une collaboration avec Locko dans « Come for me », un clip qui traite des inconvénients de la célébrité. Encore inconnue jusque là, Meshi va surfer sur cette vague et sortir le clip de « Guetter », qui parle d’amour entre un gars et sa go. De bon ton pour une artiste qui cumule plusieurs clips et qui cherche sa voix. On la suivra hein !

NABILA

Parmi toutes ces nouvelles têtes féminine, il y a aussi celles qui sont là depuis un petit moment. Nabila en fait partie. Portée par un écho favorable au Cameroun, la chanteuse continue son chemin sans se précipiter. Actuellement sous la férule de REIGN, son label, la jeune maman à la petite voix douce essaye de s’affirmer à chacune de ses sorties.

Du morceau bruyant Turn Up, en 2016, la belle n’a gardé que la douceur et les beats slows. Sa cover de Sawa Romance en est la preuve. Les chansons telles que « Ça ira », « Tromper », et « Ça va aller » et « Prends ma main » ne sont que le reflet d’un style axé sur des thèmes touchant l’amour, la compassion et le pardon. Monocorde à souhait, Nabila continue pourtant sur la même lancée. Le public le lui rend bien jusqu’ici.

 

LYDOL LA SLAMEUSE

En 2016, le grand public la découvre dans l’émission l’Afrique a un incroyable talent. Ce fût la révélation. Dolly Sorel Nwafo, de son nom complet compte aujourd’hui des passages sur N’Djam s’enflamme en slam, Science Slam Cameroun, Babi Slam, Scènes expérimentales au Sénégal et au Douala Hip Hop festival.

Avec Slam thérapie, son premier album sorti en mars 2018, Lydol parle ouvertement des changements dans sa vie suite à sa rencontre avec les mots.  Nommée au Canal d’Or 2019 dans la catégorie Révélation Musicale, Lydol La Slameuse ne fait que commencer son voyage. Vous doutez ? Elle n’a que 24 ans.

 




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Pourquoi on ne fait pas la dot d’une femme enceinte au Cameroun ?

Publié le 18 mars 2019
Par Charly ngon

Le fait pour une femme de tomber enceinte au moment de convoler en justes noces compliquerait la dot, qui est une étape très décisive dans la célébration d’une union. Au Cameroun, la dot d’une femme enceinte est interdite, voici pourquoi…

Source: Scidev.net

 

De toutes les pratiques ancestrales qui résistent encore au temps, aux nouvelles mentalités ou encore tendances, la dot demeure encore malgré tout, la pierre angulaire sans laquelle un mariage ne saurait exister. Si elle a su garder cette considération au fil du temps, c’est bien parce que des consignes ont été toujours respectées. Et pour peu qu’un élément ou une situation complexe se pose avant sa tenue de celle-ci, le processus s’annule annule immédiatement. Par exemple, une grossesse.

Doter une femme enceinte est perçue comme une offense à la tradition, voire une trahison sur un pacte établi depuis la nuit des temps. C’est un principe qui s’est toujours transmis de génération en génération, il serait donc inadmissible pour une raison quelconque, que cela change.

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Pour les traditionalistes, il n y a même pas matière à faire un débat dessus, c’est un principe. Parfois certaines filles avec la complicité de leur futur époux, mettent en place une stratégie malicieuse pour tromper la vigilance des deux familles.

Dans certaines situations, il apparaît souvent qu’un groupuscule des membres de la famille du gendre, tout comme celui de la fille, soit au courant de la grossesse, et par solidarité participe à la supercherie. Les raisons le plus souvent évoquées par certaines personnes pour justifier l’interdiction de la dot d’une fille enceinte sont nombreuses.

D’après une enquête menée par Sandrine Tonlo Tiako, journaliste au quotidien Mutations, qui a eu le privilège de rencontrer certains responsables des communautés, il ressort que selon le principe, une femme doit se marier vierge.

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Les familles respectives ne doivent pas être au courant que les futurs mariés ont déjà eu les rapports sexuels. Cela sous-entendrait que, même si un couple partage une intimité depuis longtemps, tant qu’il n’y a pas une grossesse avant la dot, la femme est considérée aux yeux des deux familles comme étant vierge.

Pour Ferdinand Ndame Eyoum, notable au canton Ngoma Douala-Bassa, le jour de la dot, il y a des esprits maléfiques qui rôdent. Par crainte que ces derniers ne  fassent du tort à la mère ou encore au bébé dans le ventre, on préfère attendre l’accouchement pour continuer les négociations.

Chez les Sawa, la dot d’une femme enceinte est interdite pour la simple raison que, on craindrait que la femme ne meurt au cours de l’accouchement, d’après Robert Elombo, notable de Bonabelon dans le village Bonapriso.

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Une autre raison avancée est que si le fiancé de la fille ne donne pas les présents qui satisfassent la famille, celle-ci dans leur mécontentement peut lancer un mauvais sort à la fille. Elle peut perdre son enfant, soit ne plus jamais en avoir, soit avoir des enfants malades ou encore connaitre une vie de couple malheureuse.

Selon un citoyen que nous avons rencontré et qui a voulu garder l’anonymat, le refus de doter une femme enceinte se justifierait aussi par le fait que lorsque la famille constate la grossesse, elle impose au futur gendre de doubler la dot, si celui-ci ne parvient pas à satisfaire aux nouvelles exigences de la famille, la cérémonie est renvoyée en attendant l’accouchement.

Toutefois si certains couples veulent malgré tout avancer dans leur initiative, conscients du fait qu’ils n’ont pas rempli toutes les conditions exigées, en accord avec les deux familles, la dot de la première fille issue de leur union reviendra exclusivement à la famille de la fille. La pratique n’est pas habituelle, mais les familles préfèrent par mesure de sécurité pour la vie de la fille et de l’enfant attendre l’accouchement.




 

 

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Festival Koura Gosso, six représentants camerounais dans la line up

Publié le
Par Charly ngon

La troisième édition du Festival Koura Gosso aura lieu du 2 au 5 mai 2019 à Moundou.


Après un appel à candidature lancé au cours du mois de février, les organisateurs du Festival Koura Gosso viennent de dévoiler la liste définitive des artistes retenus.

Pour cette troisième édition, la province du Logone Occidental précisément à Moundou-Tchad, va accueillir quarante-deux artistes dans l’un des rares évènements culturels qui met en lumière le patrimoine artistique de cette localité.

Une initiative qui permet le brassage des cultures et le partage des expériences entre les artistes. Dans cette liste, on retrouve une forte délégation camerounaise, composée du groupe Love N’Live, Leberger, Abou Digital, Papy Anza, Danielle Eog et MarsiArsi.

Le Festival Koura Gosso qui veut dire « jeune talent », est une plateforme d’échange et de rencontre qui réunit tous les ans  les artistes, les journalistes, les promoteurs culturels, le public et les étudiants de la localité de Moundou.

NB: Le Festival Koura Gosso aura lieu du 2 au 5 mai 2019 à Moundou-Tchad.




 

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